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Enseignement du turc en France : les linguistes tirent la

 
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Auteur Message
murat_erpuyan
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Inscrit le: 30 Jan 2006
Messages: 8115
Localisation: Nancy / France

MessagePosté le: 10 Sep 2014 2:08    Sujet du message: Enseignement du turc en France : les linguistes tirent la Répondre en citant

Citation:





Sami Kiliç
Rouen

Lundi, Septembre 8, 2014 - 12:28

L’enseignement du turc en France : les linguistes tirent la sonnette d’alarme

Le 17e congrès international sur la linguistique turque a réuni durant trois jours plus de 200 spécialistes à Rouen. Au-delà d’être une plateforme d’échanges sur des sujets techniques touchant à la morphologie, la phonétique ou la sémantique de la langue turque, le symposium a été l’occasion de mettre en évidence un grand paradoxe : le turc connaît un intérêt croissant mais l’offre d’enseignement reste très en-deçà de la demande.


«Le suffixe agentif», «l’accent kurde dans la communication en turc», «les questions rhétoriques dans le parler quotidien» ou encore «les allophones extrinsèques et intrinsèques des phonèmes en turc» ! Voici un florilège des communications présentées durant les trois jours. Bienvenue dans le monde ésotérique des linguistes. Le non initié avait mille raisons de s’arracher les cheveux alors que le spécialiste savourait, lui, un moment rare, celui de croiser des pointures de la discipline et d’écouter les subtilités des langues turciques.

La 17e édition du congrès bisannuel sur la linguistique turque était accueillie par le Département des Sciences du Langage de l’Université de Rouen et y participaient des grands noms comme Stéphane de Tapia, Sumru Özsoy, Iclâl Ergenç, Johan Vanderwalle, Eva Csato Johanson, Selim Yilmaz, Ahmet Ercilasun, Eser Taylan, Claudia Römer ou encore Lars Johanson.

«Je suis très honoré que notre établissement soit l’hôte de cette rencontre prestigieuse», nous a fait part Cafer Özkul, président de l’Université de Rouen. 200 spécialistes issus de 15 pays différents ont en effet répondu présent. «J’ai un regret, c’est que par rapport à l’affluence des enseignants de Turquie et des spécialistes d’autres pays, je n’ai pas vu beaucoup de Français», a ajouté le président d’université, à ce jour le seul à être d’origine turque.



Mehmet Ali Akinci, professeur de linguistique et maître des cérémonies, a également déploré la relative absence des Français. «Cette conférence, qui a une longue tradition, se déroule en France et il n’y a presque personne de l’Inalco, de Strasbourg ni de Marseille. D'autant plus que les communications seront publiées. Pourtant, les plus grands turcologues étaient des Allemands et des Français. En France, Jean Deny, Louis Bazin, Stéphane de Tapia sont les initiateurs des études sur la langue turque. C’est dommage», nous a-t-il confié, un brin navré.

La qualité du turc laisse à désirer

La conférence a permis de dresser un état des lieux sur l’enseignement du turc en France. Certes, le taux de transmission de la langue d’origine est beaucoup plus élevé dans les familles turques que chez les Maghrébins ou les Africains (la communication intrafamiliale se fait à plus de 80% en turc) mais la «bilittéracie» c’est-à-dire la capacité à écrire et à parler correctement les deux langues est très loin d’être la norme.

«A la maison, il faut s’efforcer de parler le turc et le français», selon Bekir Ince, enseignant à l’Université de Sakarya en Turquie. «La meilleure méthode est de discuter en alternant les deux langues mais pas en les mélangeant au sein d’une même phrase, sinon, l’enfant n’apprend qu’un mot au lieu de deux», estime le chercheur qui s’apprête à mener une étude sur le nombre de mots que maîtrisent les jeunes Franco-turcs.

La maîtrise de la langue maternelle devrait être normalement confortée par les cours de turc, appelés techniquement ELCO (Enseignement de langue et de culture d’origine), assurés par des professeurs envoyés par la Turquie. Mais force est d’admettre qu’ils ne sont pas adaptés au contexte socio-psychologique des Turcs qui grandissent en France. Sur 70 000 enfants potentiellement concernés, seulement 19 000 y sont inscrits.

Stéphane de Tapia, géographe et inspecteur général du turc au ministère de l’Education nationale, estime que «les livres de référence doivent être rédigés en prenant en compte la situation française". "Le niveau de la famille, le lieu d’habitation, le voisinage, le cousinage, la télévision, la religion, la mosquée, etc. tout cela joue», ajoute-t-il.



En revanche, de Tapia pense que, malgré ses insuffisances, le système des ELCO marche et qu’il doit être maintenu. 170 professeurs sont chargés d’enseigner la langue, la culture et la littérature turques à raison de quelques heures par semaine. Mieux vaut peu que rien. Un avis que ne partage pas Akinci. «L’enseignant ELCO passe toute son année scolaire à faire répéter aux élèves des sketchs ou à leur apprendre des poèmes !», juge-t-il.

Le plus grave est que ces enseignants ne sont même pas encadrés par un conseiller pour l’Education à l’ambassade de Turquie, le poste étant vacant depuis plusieurs années. «C’est lamentable. Dans une capitale comme Paris, les enseignants sont laissés dans la nature. L’attaché ne règlera pas tous les problèmes certes mais il fera figure d’interlocuteur et d’instigateur», plaide encore Akinci.

Le professeur se bat depuis des années pour changer les mentalités et faciliter l’apprentissage du turc dès la maternelle. «Dans un contexte d’immigration, la langue et la culture disparaissent après 4 générations, il faut donc se ressaisir au plus vite», dit-il avant de rappeler qu’il faut parler sans cesse du bilinguisme, des avantages d’apprendre sa langue maternelle qui a des conséquences directes sur l’apprentissage du français.

«Je vais faire des formations aux enseignants du primaire pour les mettre au courant des récentes recherches. Je ne les incrimine pas, c’est par méconnaissance de la problématique qu’ils ont parfois des réticences non justifiées», explique-t-il.

L’enseignement du turc en danger

Le turc n’est pas que l’affaire des familles ou du ministère turc de l’Education. Il est également enseigné, depuis 1995, comme langue vivante dans les collèges et les lycées. Ces cours sont suivis par environ 400 élèves mais l’encadrement reste insuffisant : la France ne compte que sept professeurs de turc !

«Au niveau du ministère, il y a une indifférence, il faudrait réactiver le CAPES de turc», soutient Akinci. Même son de cloche du côté de Stéphane de Tapia. L’inspecteur relève une «incohérence» : «le turc est l’une des premières langues enseignées en France dès le 17e siècle grâce à Colbert et aujourd’hui il n’y a seulement que sept professeurs. Ils prendront leur retraite dans quelques années, il y a un véritable danger puisqu’il n’y a plus de relève», prévient-il. Il avoue son impuissance face au ministère de l’Education qui lui répond budget, égalité de traitement avec d’autres langues et autres broutilles.

Pourtant, la demande est loin de fléchir. Au contraire, elle s’accentue. «J’ai dû refuser 40 personnes à l'université faute de places», nous indique Erol Kaya, professeur certifié à Orléans. Le voyage qu’il organise tous les ans à Istanbul est un véritable succès. «Tout se fait par mes propres moyens, si le personnel et le budget suivent, le turc connaîtra un nouvel essor», croit-il.

Doit-on pour autant soupçonner une réticence idéologique de la part du ministère de l’Education, liée à une peur du communautarisme ? Vaste question. Et on ne saurait sonder le cœur des fonctionnaires ni des politiques. Stéphane de Tapia préfère garder le silence alors que Payam Aral Salom, professeure à l’Inalco, n’y croit guère. «Je ne ressens pas une attitude délibérée à l'encontre du turc. Comme nous sommes peu, tout changement a des conséquences plus importantes sur notre langue, c’est un effet d’amplification», estime-t-elle avant d’appeler tout de même à poursuivre les efforts pour obtenir plus de postes. «On ne donne pas le sein à l’enfant qui ne pleure pas, il faut sans cesse réclamer», conclut-elle.

Mehmet Ali Akinci ne dit pas autre chose mais en tant que pionnier en la matière, il ne cache pas son inquiétude. «Je suis pessimiste quant à l’action des familles, à la mobilisation de l’Etat turc et à la sollicitude de l’Education nationale française», résume-t-il.

Tout aurait pu être différent si le turc était une langue de culture au même titre que l’anglais, l’allemand, l’arabe ou l’espagnol. Une gageure pour le moment. En Turquie même, les jeunes générations n’arrivent plus à lire un texte qui date des années 50 sans consulter un dictionnaire. De là, à accéder aux sources ottomanes du début du XXe siècle ! C’est sans doute le drame du turc : négligé dans son pays par ses propres locuteurs, déformé par une Académie turque qui invente des mots sans respecter les canons de l’étymologie, il ne passionne plus que certains sages austères. Autant dire, un stade où il faut commencer à s’affoler.

http://www.zamanfrance.fr/article/lenseignement-turc-en-france-linguistes-tirent-sonnette-dalarme-11876.html
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MessagePosté le: 01 Oct 2016 23:49    Sujet du message: Répondre en citant

Erpuyan, tu n'as pas mis ici l'article de Bonzon! Par modestie ou par crainte?!

Wink

http://www.ataturquie.fr/lenseignement-du-turc-une-bonne-idee-qui-a-vire-a-la-paranoia
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SelimIII
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MessagePosté le: 17 Sep 2019 13:47    Sujet du message: Répondre en citant

C'est avec surprise que j'ai lu cet article dans Cumhuriyet !

Citation:

Fransýz bakana ‘Türkçe’ uyarýsý: ‘Öðrenciler dini yapýlara yönlendiriliyor’
Fransa’da 2019-2020 öðretim yýlýnda yürürlüðe giren lise reformu ile Türkçenin “yok olma sürecine girdiðini” belirten Fransa’daki Türkçe öðretmenleri, Fransýz Eðitim Bakaný’na bir mektup gönderdi.

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HÜSEYÝN HAYATSEVER
Yayýnlanma tarihi: 17 Eylül 2019 Salý, 03:18

[Haber görseli]Fransa’da 2019-2020 öðretim yýlýnda yürürlüðe giren lise reformu ile Türkçenin “yok olma sürecine girdiðini” belirten Fransa’daki Türkçe öðretmenleri, Fransýz Eðitim Bakaný’na bir mektup gönderdi. Mektupta, “Fransýz Eðitim Bakanlýðý, Türkçe derslerini elemekle, Türkçe öðrenmek isteyen öðrencileri Fransýz Eðitim Bakanlýðý’nýn denetiminde olmayan dini eðilimli özel kurum ve yapýlara yönlendirmektedir” uyarýsýnda bulunuldu.

Fransa’daki okullarda görev yapan Türkçe öðretmenleri tarafýndan Fransýz Eðitim Bakaný’na yazýlan mektupta Fransa’daki liselerde öðrencilerin iki yabancý dili zorunlu, üçüncüsünü ise seçmeli ders olarak aldýðý anýmsatýldý. Mektupta, zorunlu olan birinci ve ikinci yabancý dillerin okul idareleri tarafýndan seçildiði, bu dillerin çoðunlukla Ýngilizce, Almanca ve Ýspanyolca olduðu, çoðunlukla Türkçe’nin “zorunlu yabancý dil” olarak önerilmediði kaydedildi. Mektupta, “Lise birde Türkçeyi zorunlu kategoride olarak alma olanaðý olamayan öðrenci sonradan Türkçeyi seçemeyecektir, kýsaca Türkçe liselerden elenmiþ olacaktýr” denildi.



http://www.cumhuriyet.com.tr/haber/egitim/1583222/Fransiz_bakana__Turkce__uyarisi___Ogrenciler_dini_yapilara_yonlendiriliyor_.html
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murat_erpuyan
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MessagePosté le: 18 Sep 2019 15:23    Sujet du message: Répondre en citant

En effet, la réforme "bac 2021" fait à mon avis pour des soucis d'économie (c'est vrai le bac actuel a un certain poids dans le budget de l'éducation) affecte énormément les langues dites rares qui ne sont enseignées que dans quelques lycées.

Donc le turc est la première langue touchée par la réforme quand on prend en considération le nombre d'élève aux épreuves de bac, alors que seulement 7 certifiés et 3 chargés de cours assurent l'enseignement de cette langue dans l'Héxagone.

Une pétition est mise en ligne sur change.org dans l'espoir de sensibiliser le ministre.

Réforme du Bac : L’avenir des langues rares (vietnamien, cambodgien, coréen...)

http://bit.ly/2moPhEp




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Philippe
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MessagePosté le: 18 Sep 2019 20:18    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai signé à partir de facebook (Philippe Cortébert)
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murat_erpuyan
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MessagePosté le: 24 Sep 2019 21:14    Sujet du message: Répondre en citant

Merci Philippe...
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