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L'Etat des Lieux de la Turquie d'Erdogan
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Raskolnikoff
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MessagePosté le: 18 Sep 2013 17:13    Sujet du message: L'Etat des Lieux de la Turquie d'Erdogan Répondre en citant

Deux textes que j'ai trouvé sur le net:
.
Etat des lieux de la Turquie d’Erdogan (1ère de 2 parties) [Analyse]

Par Ferit Ergil, journaliste indépendant à Istanbul © Metula News Agency



Un grand nombre d'officiers de haut rang, y compris le chef d’état-major Ilker Baþbuð, des intellectuels, journalistes, écrivains, avocats, membres des professions libérales, et même certains députés d'opposition, de gauche comme de droite, furent arrêtés, inculpés et jugés pour sédition, tentative de renverser le gouvernement par la force et terrorisme.



Le procès dit « Ergenekon » a récemment abouti à la condamnation de l'ancien chef d’état-major et de plusieurs autres accusés à la perpétuité ; ce résultat fut obtenu sur la base de preuves discutables et d'auditions de témoins anonymes, par un appareil de justice remodelé par l'AKP [le parti pour la justice et le développement au pouvoir].



Sur le plan social, l'interdiction du port du voile à l'université, tant contestée par les islamistes sous les gouvernements libéraux, a été levée, les taxes sur les cigarettes et l'alcool majorées, pour atteindre des taux record. Progressivement, l’interdiction de vente et de consommation d'alcool dans les lieux publics s’est étendue des campus universitaires aux villes de province, et, partant, aux grands centres urbains.



Au cours des dernières années, la presse relata plusieurs incidents concernant des attaques perpétrées par des « barbus » et des partisans de l'AKP contre les clients de bars en zone urbaine, les participants à des vernissages d'expositions d'art, des étudiants consommant de la bière en public à proximité des campus etc... L'âge de la consommation a été relevé à 26 ans, faisant que le vainqueur du Grand Prix de Formule 1 de Turquie dut se contenter d'un mousseux sans alcool...



Il est vrai que le leader charismatique Erdogan avait préalablement averti que l'objectif du gouvernement était de former « une génération religieuse ».



L'inculpation du pianiste de renommée mondiale Fazil Say, pour « irrespect à l’encontre des croyances religieuses du peuple » et pour avoir « publiquement proclamé son athéisme » sur son compte Twitter eut pour conséquence d’interpeler des esprits bienpensants en l'Occident. Les mêmes qui s’efforçaient de voir en Erdogan un démocrate et un « islamiste modéré » à l'image des partis démocrates-chrétiens européens.



La liberté d'avortement fut mise en cause, ce qui suscita la colère des associations féminines, alors qu'Erdogan multipliait les appels aux femmes afin qu'elles « fassent au moins trois enfants ».



Les agressions contre les femmes, les viols et les harcèlements, ainsi que les « crimes d'honneur » firent des bonds vertigineux. A tel point que l'Institut national des Statistiques fut obligé de reconnaître, en 2013, plus de 60 000 viols commis en Turquie, légalement constatés, dont la moitié sur des mineures de moins de 18 ans, et 10 % sur de garçons, au cours des six dernières années. Les procès se soldèrent souvent par la libération des accusés appartenant à la nouvelle « nomenklatura ».



Dans le domaine de l’information, des amendes atteignant des millions d'euros rappelèrent à l'ordre les grands patrons de presse, qui licencièrent, sous la pression du gouvernement, des éditorialistes et des chroniqueurs populaires. Mais les journaux et les chaînes de télévision d'opposition réussissent tout de même à subsister en s'alimentant souvent par des dons privés.



Ils apparaissent désormais, comble de l’ironie, comme les « vitrines » de liberté dans la « démocratie avancée » à la turque du 1er ministre. Infliger une amende aux media pour chaque information contraire à la « ligne gouvernementale », voire la publication d’une caricature du chef de l'AKP en train de déprogrammer une série télévisée « contraires aux us et coutumes, et aux bonnes mœurs », s'est désormais institué en règle, ayant force de loi, sous la surveillance de la RTÜK (la Haute Autorité de l'Audiovisuel) et d'autres organismes chargés de contrôler la presse écrite.



En matière de politique étrangère, les gouvernements successifs de l'AKP promettaient l'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne, et une situation de « zéro problème » avec les voisins. Ce, en proposant notamment sa médiation tant dans le conflit « israélo-arabe » que dans l'affaire du nucléaire iranien.



En parallèle, le gouvernement islamiste s’est penché sur les relations de voisinage, passant des accords mutuels de suppression de visas avec des pays comme la Syrie. Al Assad fut alors qualifié d'ami d'Erdogan, photos de famille à l'appui.


Les chefs de la diplomatie turque, le ministre des Affaires Etrangères Ahmet Davutoglu et le chef négociateur avec l'UE, Egemen Baðýþ, s'avérèrent rapidement des hommes peu compétents et manquants d'envergure, réduits à danser au son de la « voix du maître » selon l'humeur de ce dernier.



L'Union Européenne renvoyait aux calendes grecques l'adhésion de la Turquie dans son giron, et le Président français Sarkozy proposait à la place de l'adhésion un « contrat d'association privilégiée ».



Erdogan, soucieux d'affermir sa solidarité avec le monde arabe et de s'ériger en leader du monde sunnite, faisait à Davos, en 2009, sa « sortie » qualifiée par les media turques de « one minute show » contre Shimon Peres, en faisant un esclandre en plein forum, accusant les Israéliens d'être des assassins. « Vous savez bien tuer ! », cria-t-il, à l'adresse de Peres.



Cela marqua le début de la rupture entre les deux pays, et le coup de grâce fut donné l'année suivante par l'envoi du navire Mavi Marmara pour percer le blocus de la bande de Gaza sous contrôle du Hamas.



La flottille fut arraisonnée par la marine israélienne, et l'opération anti-israélienne, critiquée par la presse laïque d'Istanbul, se solda par la mort de plusieurs militants islamistes turcs. Des manifestations hostiles à Israël, alimentées par les discours belliqueux du premier ministre, prirent des tournures ouvertement antisémites. Les relations diplomatiques entre les deux pays arrivèrent au point de rupture en dépit de l'assistance technique israélienne à l'aviation militaire turque dans ses incursions contre les bases du PKK situées dans le nord de l’Irak.



Erdogan exprima avec force sa volonté de se rendre à Gaza et dans les territoires « occupés » mais cela ne se réalisa jamais, même si Erdogan fit acclamer le chef de Hamas à Istanbul par les militants de son parti.



Certains Palestiniens que j'ai eu l'occasion de rencontrer me confièrent leur méfiance à l'égard du leader turc. Pour les uns, il demeurait l'homme de l'Occident, et pour les autres, un « frère musulman » aspirant, tel un nouveau sultan, à la domination du monde musulman.


L'avènement des « printemps » arabes redonna de l'élan à la diplomatie turque, qui alterna succès et déboires. Si la Turquie donna son aval, tardivement et de façon timide, aux opérations contre le Colonel Kadhafi en Libye, les entreprises turques, très actives en Tripolitaine dans le secteur du bâtiment et des hydrocarbures, et pour la plupart proches de l'AKP, y perdirent des marchés et essuyèrent des pertes considérables. Erdogan, qui était jadis décoré du « Prix des droits de l'homme » par Kadhafi, n’est plus guère honoré par les nouveaux dirigeants attachés à la Charia (la loi coranique).



A Tunis, après le départ du dictateur Ben Ali, le parti Ennahda, petit frère de l'AKP turc, s'installa au pouvoir. Au Maroc, l'habileté du roi, qui sut s'adapter à temps pour éviter toute effusion de sang dans la transition, permit au parti local de la justice et du développement d'accéder aux commandes du gouvernement.



En Egypte, où se rendit Erdogan à de multiples reprises pour soutenir les Frères Musulmans dans leur « entreprise démocratique », Morsi accéda au pouvoir après les émeutes du Caire et le renversement de Moubarak. Le leader turc harangua la foule en donnant des conseils sur la « laïcité, garante des libertés ».



Le déclenchement de troubles en Syrie amena en Turquie une cohorte des réfugiés fuyant les exactions du régime. Dans la masse des personnes déplacées, on trouve pêle-mêle des agents de Damas, beaucoup d'enfants et de femmes, des aventuriers impliqués dans les combats, des Frères Musulmans syriens, ainsi que des djihadistes - ou mercenaires - venus d’une variété de pays.



Les zones frontalières de la Syrie, et plus précisément la province d'Antakya (Antioche), qui fut jadis placée sous mandat français, puis annexée à la Turquie en 1939, est en partie peuplée de « nasraouites », à l’instar de la minorité qui gouverne à Damas. Les nasraouites syriens sont souvent assimilés aux « alévis » [alaouites] dans la mosaïque turque.



Cette dernière commença à connaître des troubles ethniques et religieux, incluant des affrontements entre factions et communautés diverses. Erdogan oublia alors son « amitié » avec Bachar al Assad et s'impliqua contre lui, pariant sur une victoire rapide des forces d'opposition.



Sa politique étrangère, dénuée de tout principe intelligible, faite de tergiversations, d'hésitations et de changements d’alliances au gré des vents et des marées, ôta toute crédibilité à sa politique du « zéro problème ». On est entré désormais dans l'ère des « problèmes avec tous les voisins ».



Fort toutefois de sa victoire aux élections de 2011 qui lui assurèrent 50 % des voix et la majorité des sièges à l'Assemblée nationale (ce qui ne représente en réalité que 32 %, des suffrages exprimés, compte tenu des voix invalidées qui s’étaient portées sur des formations n'ayant pas atteint pas le quorum des 10%), l'AKP entreprit de grands projets :



Notamment une révision de la Constitution par référendum, instituant un système présidentiel au suffrage universel. Une candidature d’Erdogan aux présidentielles de 2014, lui permettrait, en cas de victoire, de succéder à l'actuel président Abdullah Gül. Lequel fut désigné en 2007 par le Parlement, avec les voix de l'AKP, et le concours du MHP, parti d'extrême droite, à l'issue de plusieurs tours fortement sujets à controverses.



Dans l’hypothèse de la réélection d'un autre candidat, en l’occurrence, la reconduction de Gül dans ses fonctions, l’actuel 1er ministre risquerait d’être contraint de quitter les siennes, le système politique turc ne permettant pas la désignation de la même personne en tant que premier ministre à plus de trois reprises.





A suivre…



L’état des lieux de la Turquie d’Erdogan (2ème et dernière partie) (info # 012908/13) [Analyse]

Par Ferit Ergil, journaliste indépendant à Istanbul © Metula News Agency



Parallèlement aux projets politiques, des projets pharaoniques d'urbanisme du gouvernement concernaient notamment la ville d'Istanbul, avec, en priorité, la construction d'un troisième aéroport, et d'un troisième pont sur le Bosphore et le réaménagement de ses deux rives.



Il est également prévu de les relier par le rail, assurant ainsi la jonction ferroviaire des deux continents par un tunnel sous le Bosphore, un projet connu sous le nom de Marmaray.



Les plans prévoient aussi l'édification de la plus grande mosquée du monde sur les hauteurs du Bosphore, côté anatolien, et l'aménagement de l’emblématique place Taksim dans le vieux quartier de Péra - actuellement Beyoglu -, avec la construction, sur l'esplanade du parc Gezi, d'un centre commercial sur le modèle de l'ancienne caserne ottomane, qui fut le bastion, sous le sultan Abdülhamid, des insurgés réclamant la charia, et détruite sous la république.



C’est cette dernière initiative qui fit déborder le vase. Le début des travaux d'aménagement de la place Taksim, où trône le monument à la gloire de la république et de ses fondateurs, et la décision de déboiser le parc Gezi mirent le feu à la poudrière, déclenchant, trois semaines durant, le mouvement de manifestation le plus intense que la Turquie ait jamais connu jusqu’alors.



Mouvement qui s'étendit, à partir de l'occupation du parc Gezi, à tous les centres urbains du pays. Il s'agissait, en quelque sorte, d'un mai 68 à la turque, rassemblant les mécontents du régime de l'AKP, inquiets du rétrécissement de leur espace vital et de la multiplication des interdits.



Le romancier turc de renom et professeur à la Sorbonne, Nedim Gürsel, lui-même poursuivi dans son pays pour son livre « Les filles d'Allah », résume en quelques mots le mouvement : « les jeunes ne supportent plus la chape de plomb en Turquie », et explique : « Erdogan répète sans cesse qu'il veut une jeunesse conservatrice, respectueuse des valeurs conservatrices. C'est ce processus qui déclenche la réaction de toute la population. J'y vois un grand tournant, le début du déclin d'Erdogan, dont l'omniprésence et l'omniscience sont devenues insupportables... La police a agi avec une extrême violence contre des jeunes, pacifiques, qui n'étaient pas des casseurs ».



La police a réagi avec une agressivité effectivement disproportionnée pour disperser les manifestants, faisant un usage excessif des canons à eau et du gaz lacrymogène, propulsé grâce à des tirs tendus. Bilan : 5 morts, des centaines de blessés, de multiples arrestations - y compris de médecins ayant osé soigner les victimes de la répression et d’avocats de la défense -, 200 personnes devenues aveugles suite aux effets des capsules lacrymogènes.


Et une Turquie plus que jamais divisée, avec, d'un côté ceux qui aspirent à une république laïque et à la coexistence de la population dans la démocratie et la reconnaissance des différences, et de l'autre, les ultra-conservateurs, galvanisés par les propos pugnaces d'Erdogan, qui qualifiait les opposants de « voyous, de vandales et d’ivrognes ».



Certains de mes confrères ont rapporté que la répression ne fut pas uniquement l’œuvre de la police, mais aussi de bandes civiles acquises à la cause du 1er ministre. Ils affirment avoir entendu des conversations en arabe entre les membres de ces bandes, armées de sabres et de bâtons, qui compteraient dans leurs rangs des réfugiés syriens proches des Frères Musulmans, et attirés par la promesse de se voir décerner la nationalité turque.



Les visites d'Erdogan dans les pays du Maghreb, qui coïncidaient avec le début des événements de Gezi, furent loin d'être un succès. Suite à une fin de non-recevoir du roi du Maroc, il se contenta de s'entretenir avec les dirigeants de l'AKP local.



En Tunisie, les manifestants hostiles au parti frère Ennahda l'accueillirent avec des banderoles « Erdogan dégage ! ». En Algérie, le président Bouteflika était absent du pays pour raison de santé.



A son retour, le premier ministre évita Istanbul, atterrissant directement à Ankara où il fut acclamé par les militants de son parti. Il eut une formule pour désigner les coupables des troubles en Turquie : « les lobbies des taux d'intérêts ».



D'aucuns affirment qu'il s'agit d'une mauvaise traduction de « groupes d'intérêts » par ses conseillers. Le maire d'Ankara, Melih Gökçek, proche d’Erdogan, enchaîna sur le rôle du « lobby juif ». Le Figaro, qui comme l'ensemble de la presse occidentale suivait les évènements de près, rapporta à ce sujet le désarroi de la communauté juive de Turquie



Ces troubles trouvèrent un large écho dans la presse des pays civilisés, et la manière dont ce mouvement pacifique fut réprimé suscita beaucoup d'indignation, de Washington à l'Union Européenne.



Les images de violences policières s'étalèrent à la une des grands quotidiens. La vice-présidente des verts allemands, Claudia Roth, présente lors de l'occupation du parc Gezi, fut également victime des jets de gaz dans le hall de l'hôtel Divan, dans lequel elle s'était réfugiée avec d'autres manifestants lors de l'assaut final de la police.



Face aux critiques d'Angela Merkel, d'autres coupables furent désignés par l’establishment islamiste aux commandes à Ankara : l'agence Reuters, entre autres, dont le correspondant en Turquie, qui fut malmené lors des manifestations de Taksim, publia son témoignage. Et surtout la Lufthansa, accusée d’être mécontente de l'essor de Turkish Airlines et des aéroports d'Istanbul. Je signale ces faits pour illustrer l’état mental de suspicion et de paranoïa dans lequel se trouvaient les dirigeants turcs au moment de ces évènements.



Les bourdes s’accumulèrent, Erdogan appelant la Méditerranée White Sea (la mer Blanche) lors de son discours de clôture des jeux méditerranéens qui se sont disputés en Turquie en Juin 2013. Quant à son tout nouveau premier conseiller, Yigit Bulut, un transfuge de l'opposition, il prétendit que les puissances étrangères cherchaient à tuer le 1er ministre turc par « télékinésie ». Tout cela décrit fidèlement l’état d'esprit et le niveau de compréhension du monde dans lesquels évoluent Erdogan et son entourage.



Le renversement de Morsi, leur principal allié dans la région à l’occasion d’un coup de force de l'armée égyptienne ressuscita les peurs traditionnelles des islamistes turcs. Même si l'armée turque, garante de l'ordre laïc et républicain, fut en partie décapitée par les arrestations et condamnations successives de ses généraux, les jeunes officiers, dans leur grande majorité, restent fidèles à l'esprit kémaliste et constituent une menace latente pour la semi-dictature au pouvoir.



L'AKP a récemment organisé de grandes manifestations de rue à Istanbul, où l'on vit fleurir des banderoles « fustigeant la démocratie et prônant le retour du califat ». Le fils du premier ministre y participait sous un calicot de ce genre mais il s'éclipsa à la vue des journalistes.



Lors de meetings à Trabzon et à Rize, ses fiefs de la Mer Noire, Erdogan accusa Israël d'avoir été l'instigateur du complot contre Morsi, suivant l’inspiration de Bernard-Henri Lévy. Il termina son discours par le signe « Rabia 4 », le symbole de ralliement des Frères Egyptiens.



Plusieurs joueurs de foot l'imitèrent le week-end suivant après avoir marqué des buts, alors que le public des stades d'Istanbul scandait « Taksim c’est partout, partout c’est la résistance », en signe de ralliement avec les manifestants du parc Gezi.



La Maison Blanche qualifia les allégations d'Erdogan de « fausses, agressives et insensées », et Israël, de « sans intérêt, et indigne de considération ». Pour le chroniqueur de Bloomberg, Jeffrey Goldberg, « Erdogan est un homme bigot, à moitié dérangé, faisant une fixation mentale sur les Juifs ».



Les signes avant-coureurs d’un conflit profond entre Erdogan et la Confrérie Gülen apparaissent désormais ouvertement dans les colonnes de la presse stambouliote, où les langues commencent à se délier malgré la vague de licenciements consécutifs à Gezi.



Cette confrérie constitue un réseau musulman puissant, actif dans le monde entier. Inspiré par le mystérieux imam Fethullah Gülen – également appelé le Khomeiny turc -, personnage furtif de 70 ans mais extrêmement influent ; cette fratrie est bien introduite dans les milieux économiques et forme traditionnellement l’un des principaux piliers du gouvernement islamiste.



On est loin des bains de foules des débuts du mandat d’Erdogan - où il se distingua une fois à la manière de Sarkozy, en envoyant balader un paysan qui lui présentait ses doléances sur les malheurs de sa mère. « Prends ta mère et fous le camp ! », lui répondit-il -. Dorénavant, il déambule partout et tout le temps entouré d’une armée de gardes du corps, dans une voiture blindée placée en permanence au milieu d'autres véhicules disposés dans un dispositif en U. Il craint probablement une nouvelle attaque télékinétique de rabbins aux pouvoirs surnaturels. Les communications GSM de tous les riverains sont interrompues pendant vingt minutes le long de son itinéraire.



Recep Tayyip a subi une opération du colon l'année dernière. Malgré le black-out sur sa maladie, des informations fusèrent dans la presse turque. Conscient de son impopularité grandissante, de sa perte de prestige international, de sa santé fragile, et entouré de conseillers incultes et incapables, le 1er ministre est de plus en plus irascible.



Il sent s'éloigner ses rêves présidentiels au profit de ceux qu’il considérait comme des proches inconditionnels et qui se tiennent désormais à l’affût, et donne libre cours à son ire. Une photo de presse le montre, lors du meeting de Rize, en train d’admonester un ministre à cause d'un opuscule posé devant lui.



D'après des informations glanées auprès d'une connaissance introduite dans les ministères, un mouvement de fronde contre Erdogan s'organiserait dans son propre parti, mis à mal par les sorties intempestives et irrationnelles de son leader. A titre anecdotique, la fille d'Erdogan a été embauchée comme conseillère de son père moyennant un salaire mensuel de 20 000 euros. Sa principale mission consiste à tempérer les colères paternelles et à tenter de le calmer.



Comment l'AKP gérera-il la crise avec la Syrie d'El Assad, l’ami devenu ennemi ? C’est la question du jour.



Une consœur, elle aussi journaliste indépendante résidant actuellement à Antakya [Antioche], à un jet de pierre d’Alep et de Lattaquié, me relata la semaine dernière le désarroi et les tensions régnant chez les autochtones d'origines diverses, Turcs, Arabes, Kurdes, sunnites, alévis, nasraouites et chrétiens.



Bref, une vraie mosaïque qui s’est transformée en vrai « panier de crabes », où personne ne distingue l'ami de l'ennemi et où le danger guette partout.



Tel est l'état des lieu guère reluisant de la Turquie d'Erdogan.
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MessagePosté le: 03 Oct 2013 22:50    Sujet du message: Répondre en citant

Dans l'actualité d'aujourd'hui (03/09/13) le rapport d'Amnesty International a trouvé un grand écho.

Le Monde, Libé, Reuteurs...

Citation:

Amnesty International dün (2.Ekim 2013) Gezi olaylarý hakkýnda 71 sayfalýk bir rapor yayýmladý :

Metnin tamamýný Türkçe olarak aþaðýdaki adreste bulabilirsiniz:
http://www.amnesty.org/en/library/info/EUR44/022/2013/tr

Ýngilizce metin þu adreste:
http://www.amnesty.org/en/library/info/EUR44/022/2013/en

Raporun ekinde bir de 7 dakikalýk video var. Aþaðýdaki adrese týklarsanýz izleyebilirsiniz:
http://www.youtube.com/watch?v=S0uM_Xc8z1k&feature=youtu.be
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Raskolnikoff
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MessagePosté le: 04 Oct 2013 8:01    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Dans l'actualité d'aujourd'hui (03/09/13) le rapport d'Amnesty International a trouvé un grand écho.
: Date du rapport :03/10/13


http://geopolis.francetvinfo.fr/quatre-mois-apres-taksim-severe-rapport-damnesty-international-sur-la-turquie-23573
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MessagePosté le: 04 Oct 2013 15:49    Sujet du message: Répondre en citant

Probablement Cengiz aga dormait quand il écrivait ce message ou il rêvait de ses belles photos (self, chat, fenêtre...)!!!

En effet c'est 3 octobre !
Ou après quelques années d'absence la Turquie est à nouveau sous les projecteurs d'Amnesty!


Laughing
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SelimIII
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MessagePosté le: 09 Oct 2013 10:26    Sujet du message: Répondre en citant

La Turquie de 2013 a définitivement tourné la page.
Erdogan est venu à la station où il devait quitter la démocratie.

Il vient d'annoncer une série de mesures soit disant démocratisation de la Turquie qui finalement a accouché la liberté d'habillement dans les fonctions publiques, par cela comprenait la liberté de se couvrir.

Un pas décisif vers la république islamique où l'appellation "turc" n'a plus de place puisque parmi les mesures annoncées il y a l'interdiction du discours des écoliers qui commençait par "Je suis turc, je suis travailleur, je suis intègre..."

Désormais les enseignantes dispensent les cours avec un foulard sur la tête et par cette liberté impose aux femmes de se couvrir, puisque les fonctionnaires qui vient par exemples en chemises manches courtes ne sont pas tolérées.

L'autre jour un ministre a déclaré à la télé que le costume d'une présentatrice est inacceptable et celle-ci le lendemain est virée de cette chaine privée...

Et Erdogan qui désigne de les fondateurs de la République ivrognes a déclaré qu'on ne devient pas travailleurs en le déclarant alors qu'il a maintenu le déficit du budget de l'état en privatisant les industries fondées grâce à la république...

Et ce Erdogan a réussi définitivement divisé le peuple en prêchant la haine...

Voilà la Turquie de 2013.

Un pays totalement basculé vers l'obscurantisme soutenu par un état policier.


Note : voilà le costume que le ministre trouve inadmissible où qu'on soit dans le monde !



ou encore la vidéo où le ministre parle :
http://video.sozcu.com.tr/2013/video/haber/iyi-ki-kimsenin-kiyafetine-karismiyorlar.html
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duygu
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MessagePosté le: 09 Oct 2013 23:50    Sujet du message: Répondre en citant

En effet il ne s'agit pas d'une liberté mais d'une restriction vestimentaire...
Plus musulmane que moi tu meurs! Celles qui ne se couvrent seront sous la pression, seront désignées, d'autant plus que dans l'administration la notation pour le grade dépend désormais de "biat" (allégeance), donc celles qui ne portent pas le voile islamique ne seront pas bien notées...

A l'instar de l'Iran, petit à petit le port de voile islamique devient une obligation généralisée...

D'autant plus que dans l'exemple cité ci-dessus, même dans le domaine de showbiz à la télé où la décolleté fait partie des choses habituelle un ministre considère le costume de la présentatrice inconvenante ose prétendre que cet habit ne sera pas admis n'importe dans le monde! On voit bien que le ministre n'a pas de vision ne sait pas de quoi parler. C'est son affaire, mais ce qui inadmissible c'est d'émettre une opinion au nom du pouvoir et selon sa convenance et par dessus tout c'est un scandale que le lendemain cette femme soit virée de la chaine qu'elle travaillait.

Oui, la Turquie républicaine et laïque est finie, vive la République islamique d'Anatolie (puisque le mot turc est désormais bani).


Pamela David est présentatrice du téléfoot italien !



ne montrez pas cette photo à ce ministre...
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Raskolnikoff
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MessagePosté le: 10 Oct 2013 10:19    Sujet du message: Répondre en citant

http://madame.lefigaro.fr/societe/sentiment-de-honte-050613-385470

“Les tenants de l’islam politique
sont obsédés par le corps des femmes”

L’AKP, Recep Tayyip Erdogan et les événements de la place Taksim vus par Mahan Doðrusöz, militante féministe à Istanbul






Mahan Doðrusöz a 43 ans. Psychologue de formation, elle est une féministe stambouliote convaincue. Pour elle, les événements de la place Taksim sont une véritable révolution. Comme les manifestants, elle dénonce les manœuvres d’Erdogan pour rompre avec la République laïque. Et rogner insidieusement sur les acquis des femmes. Interview.

Le figaro.fr/madame. - Peut-on parler de régression pour les droits des femmes ces dernières années en Turquie ?
Mahan Doðrusöz. - Ce que nos dirigeants nomment « islam modéré », c’est pour moi l’islam politique. Il contrôle non seulement la sphère publique, mais aussi la vie privée de gens. Chaque loi votée par le gouvernement sert les objectifs de la montée de cet islam politique. Dans ce sens, la laïcité a été sérieusement égratignée. Depuis 1923, la Turquie est une République laïque qui garantit la protection à tous ses citoyens, sans distinction de sexe ni de religion. Des femmes comme moi ou celles de ma famille ont profité de cette liberté pour être éduquées dans un contexte laïc, pour voyager seules, pour travailler… Je constate que les femmes d’aujourd’hui ont peur de vivre dans un pays de plus en plus islamisé. Sachant que toutes les religions monothéistes sont patriarcales, ce n’est pas une surprise de constater que l’islamisation menace sérieusement le statut de la femme.

Quelles formes cette islamisation prend-elle dans le quotidien des femmes turques ?
Depuis la réforme de l’éducation, il n’y a plus huit années consécutives d’école obligatoire, mais douze divisées en trois tranches de quatre ans. Sachant que les parents sont autorisés à retirer les enfants de l'école au bout des huit premières années - sous condition de déclarer assurer une éducation à la maison -, pas besoin d’être très intelligent pour deviner que davantage de filles que de garçons sont retirées plus tôt des classes, surtout dans les campagnes. Dans le même temps, de plus en plus d’écoles religieuses ouvrent, tandis que la qualité et le nombre des structures laïques diminuent. D’ailleurs, ces dix dernières années, le taux d’emploi des femmes turques a dégringolé, jusqu’à devenir le plus bas des pays de l’OCDE.
Sous couvert de discrimination positive, le gouvernement crée aussi de la ségrégation. Par exemple, un hôpital pour femmes a été ouvert récemment à Istanbul par les figures de proue de l’AKP. Il n’emploie que des femmes parmi ses médecins et ses infirmières et ne soigne que les femmes.

Quelle est la position du gouvernement sur l’avortement ?
Les prises de position du parti d’Erdogan sur l’avortement sont claires. Le maire d’Ankara déclarait récemment qu’il serait plus sage pour une femme violée de se suicider que d’avoir recours à l’IVG. Et le Premier ministre répète à l’envi que chaque femme turque devrait porter au moins trois enfants. Mais ses tentatives pour interdire l’avortement ont rencontré la colère de milliers de femmes, qui sont descendues dans les rues en juin 2012 et l’ont forcé à faire marche arrière


“Un sentiment de honte”

Le voile prend-il de plus en plus de place dans l’espace public ?
L’AKP fait la promotion du voile dès l’école primaire, et au sein des institutions gouvernementales. Le gouvernement est déterminé à multiplier dans l’espace public le nombre d’avocates, de juges ou de physiciennes voilées, en signe de victoire de l’islam politique. J’ai peur qu’un nombre grandissant de femmes comme moi, qui aiment s’habiller, ne le fassent désormais avec un sentiment de honte. J’ai demandé l’été dernier à une femme voilée des pieds à la tête si elle n’avait pas trop chaud. Elle m’a répliqué que je brûlerais en enfer, pendant qu’elle, rirait bien de moi… J’ai peur que cette mentalité progresse. Car s’il existe un grand nombre d’intellectuelles, d’artistes ou de femmes d’entreprise turques influentes qui combattent la vision de la femme selon l’AKP, elles sont peu mises en avant, car les médias de masse sont aux mains des gouvernants.

Il y a quelques semaines, Turkish Airlines interdisait le rouge à lèvres vif pour ses hôtesses, avant de se rétracter. Qu’est-ce que cela signifie selon vous ?
Les tenants de cet islam politique sont obsédés par le corps des femmes. Ils souhaitent rendre la féminité invisible. Ils veulent créer des modèles féminins dépourvus de sexualité. Le corps des femmes, leur capacité à faire des enfants, tout cela doit être sous leur contrôle. L’interdiction du rouge à lèvres, c’est un début. Le rouge à lèvres vif et ses connotations érotiques, c’est une menace, pour leurs mentalités misogynes. Alors, oui, ils ont finalement plié… Mais là encore, c’est une stratégie. Ils ont essayé et se sont rendu compte que la société turque n’était pas encore prête pour ça. Mais je suis persuadée qu’ils recommenceront.



“Une tension entre les sexes”

La violence contre les femmes a explosé ces dernières années en Turquie. Comment l’expliquer ?
Selon les statistiques de la plateforme We will stop the murders of women, les meurtres de femmes ont augmenté de 1 400 % depuis 2003. Près de 42 % des Turques, selon des chiffres de 2009, ont déjà été agressées, sexuellement ou physiquement. Elles se sentent aujourd’hui plus légitimes à se lever pour leurs droits, pour gagner de l’argent, le dépenser comme bon leur semble sans le contrôle de leur mari, demander le divorce si elles ne sont plus heureuses... Mais dans le même temps, les rôles traditionnels, dans les manuels scolaires, par exemple, ont été renforcés depuis que l’AKP est au pouvoir. Un grand nombre d’hommes vivent donc sous la menace de perdre leur autorité sur leurs femmes. Cette situation créé une tension entre les sexes. Les statistiques de la plateforme montrent que sur la première moitié de 2012, 34 % des femmes qui ont été tuées l’ont été par des maris ou des ex-maris parce qu’elles avaient demandé le divorce ; 92 % des femmes qui ont été confrontées à cette violence domestique n’ont pas appelé les institutions à l’aide.

Certaines ont été assassinées alors même qu’elles avaient quitté le domicile conjugal et que leur mari avait été jugé. Cela donne l’impression aux femmes qu’elles ne peuvent pas échapper à la violence d’un homme déshonoré.

Que faut-il pour que les choses changent ? Que l’AKP quitte le pouvoir ?
Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour stopper l’islam politique. Nous devons lutter dans les universités, dans la société civile, au Parlement… Le soulèvement actuel dans le pays, qui draine hommes et femmes, jeunes et vieux, pauvres et riches, engagés ou non politiquement, montre que le peuple a la capacité et le courage de rejeter le totalitarisme rampant d'Erdogan. Les Turcs sont prêts à se battre pour la laïcité, la liberté et la démocratie, qui ont contribué à la République. Nous savons aujourd'hui que nous pouvons être plus visionnaires et plus forts que nos chefs !



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Родион Романович Раскольников
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narine
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MessagePosté le: 11 Oct 2013 3:18    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour stopper l’islam politique. Nous devons lutter dans les universités, dans la société civile, au Parlement…


Elle dit tout!

Est-ce qu'on l'entend en France par rapport à l’article sur le Temps à cette page !?

Elles sont victimes de loi islamique dans leur famille, à leur boulot, à l’école, à l’université et dans leur vie sociale… Et puis !?
On devrait être plus tolèrent en France, en compassion, et comprendre qu’elles suivent les besoins identitaires d’une communauté…religieuse !!
Cette communauté peut être majoritaire facilement comme en Turquie et le résultat est nettement clair que c’est l’islam politique.
La France ne retient aucun leçon des développements sociétales en Turquie !?
Voilà la question.
Avez-vous une idée des apports des sociétés musulmans à la civilisation occidentales de ces cent dernières années ???

Le moyen âge devrait rester au moyen âge, si les gens moyenâgeux ne peuvent pas s'évoluer.


L’état de l’État Turc est pire que l’homme malade de l’Orient de la fin de l’empire Ottoman. Ce n’est plus une nation d’État de droit.

Il est indéniable au jour d’aujourd’hui que la Turquie est devenue un État policier avec une justice unilatérale pour le compte du gouvernement de Tayyip Erdogan.

Avec la majorité à l’assemblé nationale, le parti d’AKP et son chef Tayyip Erdogan ont dans leurs mains les trois pouvoirs piliers de la démocratie, c’est-à-dire le législative, la justice et l’exécutive.
Impossible de se réunir, impossible de se manifester à cause des brutalités policières dont vous êtes tous témoins.
C’est fini.
Tayyip Erdogan se focalise symboliquement sur 2023, centième anniversaire de la République Turque laïque d’Atatürk, et sur la prochaine présidence de la république pour faire disparaitre définitivement cette Turquie moderne dont il hait.
Citation:
La relance du processus d'adhésion risque, néanmoins, de heurter les défenseurs de droits de l'homme. Amnesty International pour l'Europe et l'Asie centrale vient de publier un rapport accablant sur la répression lors des protestations de Taksim. "Dans aucun autre pays membre du Conseil de l'Europe, au cours des dix dernières années, des manifestations n'ont été confrontées à une violence d'une telle échelle", souligne John Dalhuisen, responsable de l'ONG. Les chiffres sont éloquents : 6 morts, plus de 8 000 blessés, 5 000 arrestations, 130 000 cartouches de gaz lacrymogène tirées par les forces de police antiémeute en vingt jours.
"Le droit de se réunir pacifiquement a été systématiquement bafoué et les violations du droit à la vie, à la liberté, à ne pas être torturé et maltraité ont été nombreuses", estime Andrew Gardner, spécialiste de la Turquie à Amnesty International.
http://www.ataturquie.asso.fr/static.php?op=informations_europeturquie_131010&npds=1


La Turquie a donné le plus bel exemple au monde et aux états-uniens qui ont mis Tayyip Erdogan au pouvoir en 2002 qu’il n’y a pas d’islam modéré mais un islam politique insidieux.

Il ne devrait avoir aucune relance d’adhésion tant que ce pouvoir resterait au pouvoir en Turquie.
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cengiz-han
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MessagePosté le: 12 Oct 2013 1:09    Sujet du message: Répondre en citant

murat_erpuyan a écrit:
Probablement Cengiz aga dormait quand il écrivait ce message ou il rêvait de ses belles photos (self, chat, fenêtre...)!!!

En effet c'est 3 octobre !
Ou après quelques années d'absence la Turquie est à nouveau sous les projecteurs d'Amnesty!

Laughing

Hasa!

ET ALORS, quand on est vieux on peut facilement dormir devant son écran!
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narine
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MessagePosté le: 12 Oct 2013 1:37    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
ET ALORS, quand on est vieux on peut facilement dormir devant son écran!


quoi, ça m'arrive tout le temps ! Laughing
et je ne me considère pas comme vieux.. Exclamation
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narine
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MessagePosté le: 12 Oct 2013 1:43    Sujet du message: Répondre en citant

duygu a écrit:

Pamela David est présentatrice du téléfoot italien !



ne montrez pas cette photo à ce ministre...


Cette Pamela est la soeur de Pamela la sauveteuse au beach de Los Angel !? Si Hüseyin Celik voulait son contact pourrait-il !? Laughing
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Cuneytbelmondo
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MessagePosté le: 12 Oct 2013 2:18    Sujet du message: Répondre en citant

Effectivement la déclaration de Hüseyin Celik à propos des décolletés et surtout la mise en application immédiate le jour suivant du licenciement de cette présentatrice turque montre bien l'acharnement du pouvoir à réduire les femmes à un second rôle dans le pays. Lors des évènements de Gezi les femmes étaient en majorité, ce sont elles qui criaient le plus fort, qui étaient sur le front. Le féminisme qui était presque inexistant a en ce moment le vent en poupe. Les femmes sont l'avenir du pays, du monde, leur émancipation dans les pays en voie de dévelloppement est la clé de la paix dans le monde, de plus d'égalité. Celà peut paraître banal et prémaché, mais c'est la réalité, Voir ici Duygu et Narine me fait particulèrement plaisir, ce n'est pas suffisant, ouvrez votre gueule les filles, c'est à vous désormais...
Le CHP l'a bien compris, pour les présidentielles, leur candidat sera une femme, Emine ülker Turhan peut-être? Elle est particulièrement brillante, je l'avais déjà dit ici, elle est le seul espoir pour la république.
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narine
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MessagePosté le: 12 Oct 2013 2:36    Sujet du message: Répondre en citant

Cuneytbelmondo a écrit:
Voir ici Duygu et Narine me fait particulèrement plaisir, ce n'est pas suffisant, ouvrez votre gueule les filles, c'est à vous désormais...


Détrompes-toi Cüneyt, je n'ai pas ce que Pamela a. Laughing
C'était juste un pseudo pris à son époque pour une telle ou telle cause mais ensuite je n'ai pas pu le changer sur AtaTurquie et c'est resté ainsi.
ça ne me gêne pas pour autant, et c'est effectivement un prénom de fille arménien par chez nous.
Donc je ne voudrais pas que vous soyez en confusion dans vos grands cerveaux. Smile
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SelimIII
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MessagePosté le: 23 Oct 2013 10:10    Sujet du message: Répondre en citant

La Turquie d'Erdogan ou "tayyibizm" selon le chroniqueur de Cumhuriyet, Sirmen, rend la Turquie de plus en plus sombre...

Le chroniqueur d'un journal préconise la fermeture pure et simple de l'Université ODTU parce que celle-ci proteste énergiquement le massacre de quelque 2400 arbres se trouvant sur son terrain...

http://sozcu.com.tr/2013/gundem/odtuyu-kapatalim-393549/


D'ailleurs Erdogan sort encore une phrase chargée de sens :
"La route est la civilisation, bien sûre qu'il faut arracher les arbres s'il y avait une mosquée sur la route je la démolirais pour la construire ailleurs".

Voilà la conception de civilisation d'Erdogan !!!

Sinon, les responsables du ministère de la culture préconisent de ne pas subventionner les théâtres dirigés par des acteurs renommés du fait qu'ils ont soutenu les manifestants de Gezi...

La situation est aussi lamentable que ça !
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duygu
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MessagePosté le: 01 Nov 2013 2:15    Sujet du message: Répondre en citant

Encore un pas vers un état basé sur un concept religieux. La Turquie avance irrémédiablement dans cette direction...

AUjourd'hui quelques députés femmes rentrant du pèlerinage de Mecque sont venues à l'Assemblée nationale avec une turban sur la tête.

AKP qui divise le peuple, opposant les uns contre les autres a voulu exploiter encore son vieux fond de commerce qu'est le turban.

Une député de CHP, Safak Pavey, faisant un discours historique a démasqué l'hypocrisie et l'exploitation de religion pour des fins politiques. Oui cette femme ne pouvait pas venir à l'A.N. avec un pantalon alors qu'elle a prothèse en jambe (qu'elle a perdu lors du accident en essayant de sauver une personne) puisqu'on lui opposé le réglement intérieur on autorise les femmes turbanées.

C'est ça la conception de liberté d'AKP.

Pavey a bien souligné que ces femmes députés venues avec une turban sur la tête considère que toutes les femmes qui n'en ont pas sont souillées puisqu'elles ont déclaré qu'elles ne se souilleront plus en montrant leur chevelure.

Un partisan d'AKP n'avait-il pas déclaré qu'une femme n'ont couverte est une femme à vendre?!
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