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"la course au vote arménien"
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Cuneytbelmondo
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Inscrit le: 29 Jan 2010
Messages: 745
Localisation: Paristanbul

MessagePosté le: 20 Déc 2011 17:03    Sujet du message: Répondre en citant

J'aime bien ces gens du site http://www.armeniens.net/spip.php?article85

Je propose mĂȘme de crĂ©er un lien vers leur site sur la page d'acceuil d'ataturquie.
AprĂšs tout ils dĂ©fendent les mĂȘmes choses que nous: la tolĂ©rance, le respect des droits de l'homme...
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Cuneytbelmondo
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Inscrit le: 29 Jan 2010
Messages: 745
Localisation: Paristanbul

MessagePosté le: 20 Déc 2011 17:18    Sujet du message: Répondre en citant

RenĂ© RĂ©mond, "L’histoire et la Loi"

Texte paru dans Études, n° 4046, juin 2006.

Ce n’est pas d’aujourd’hui qu’histoire et politique entretiennent des relations contrastĂ©es et parfois orageuses. S’inscrivant dans la durĂ©e, la politique se rĂ©fĂšre nĂ©cessairement au passĂ©, que ce soit pour s’en dissocier ou pour y puiser Ă  pleines mains exemples et arguments. Aussi la relation avec sa mise en forme par le truchement de l’histoire est-elle inĂ©luctablement ambivalente : l’histoire est Ă  la fois ciment de l’unitĂ© d’un peuple et germe de discorde nourrissant divergences et dissentiments. C’est pourquoi les pouvoirs publics ne peuvent se dĂ©sintĂ©resser totalement de l’écriture de l’histoire et de sa transmission et considĂšrent, non sans raison, qu’ils ont sur le sujet quelque responsabilitĂ©. Il n’y a donc pas lieu de s’étonner que les politiques soient parfois tentĂ©s de s’immiscer dans sa fabrication et de l’instrumentaliser. C’est un trait des rĂ©gimes totalitaires que de s’arroger le droit de tordre l’histoire Ă  leur avantage et d’exercer un contrĂŽle sur ceux dont c’est le mĂ©tier d’établir la vĂ©ritĂ© en histoire. Rien n’est plus banal que l’instrumentalisation du passĂ©. Sa qualification, en particulier, fait l’objet de controverses, et la signification de tel ou tel Ă©vĂ©nement suscite des dĂ©bats de caractĂšre idĂ©ologique et des affrontements proprement politiques. Nous en avons un exemple en France depuis quelques mois avec le dĂ©bat sur le rĂŽle du lĂ©gislateur dans la dĂ©finition de l’histoire qui suscite des passions adverses.

Cette agitation ne mĂ©riterait pas que le citoyen y prĂȘte attention si la situation ne prĂ©sentait, Ă  cĂŽtĂ© des aspects traditionnels de ce dĂ©bat, d’incontestables nouveautĂ©s et ne comportait aussi de multiples implications. Elle concerne aussi bien le problĂšme Ă©pistĂ©mologique de la recherche de la vĂ©ritĂ© en histoire que le rĂŽle de l’État en l’espĂšce, le partage de responsabilitĂ©s entre le lĂ©gislateur et l’historien, le rĂŽle de la loi et l’accĂšs de tout un chacun Ă  la connaissance objective du passĂ© qui n’intĂ©resse pas moins que l’idĂ©e et la pratique de la dĂ©mocratie. En dĂ©nombrant tous ces enjeux, n’exagĂ©rerions-nous pas la portĂ©e de l’affaire ? Au lecteur d’en dĂ©cider, mais on aura relevĂ© que la question n’a pas seulement suscitĂ© un mouvement d’opinion et occupĂ© des pages entiĂšres des journaux : elle est devenue un problĂšme politique qui a provoquĂ© des prises de position du chef de l’État et du Premier ministre, prĂ©occupĂ© tous les groupes politiques, suscitĂ© un recours au Conseil constitutionnel et une dĂ©cision de cette juridiction. L’incident a surtout rĂ©vĂ©lĂ© la mise en place d’une mĂ©canique qui suspend une menace sur l’objectivitĂ© de la dĂ©marche historique et pourrait conduire Ă  l’assujettissement de l’histoire Ă  des fins politiques.
L’affaire PĂ©trĂ©-Grenouilleau

Rappelons briĂšvement les Ă©lĂ©ments premiers de l’affaire. Le samedi 10 juin 2005, le jury chargĂ© de dĂ©cerner le prix d’histoire fondĂ© par le SĂ©nat pour distinguer un ouvrage qui satisfasse aux exigences scientifiques et puisse contribuer Ă  l’éducation des citoyens, rend public le choix qu’il a fait au terme d’un long parcours : il couronne le livre publiĂ© dans la prestigieuse « BibliothĂšque des histoires » des Éditions Gallimard par Olivier PĂ©trĂ©-Grenouilleau sur les traites nĂ©griĂšres. À l’occasion de cette attribution, le Journal du dimanche publie une interview du laurĂ©at qui souligne le caractĂšre global de sa recherche : il s’est intĂ©ressĂ© au phĂ©nomĂšne dans sa totalitĂ©, et pas seulement Ă  la traite dite atlantique, c’est-Ă -dire celle liĂ©e au commerce triangulaire effectuĂ© Ă  partir de l’Europe occidentale. InterrogĂ© sur la qualification qu’il convient de donner Ă  ce fait historique, il le considĂšre bien comme un crime contre l’humanitĂ©, mais il Ă©carte le terme de gĂ©nocide, qui impliquerait une volontĂ© systĂ©matique d’extermination en raison de l’appartenance Ă  une mĂȘme ethnie, puisque les nĂ©griers qui sont mus par des prĂ©occupations essentiellement mercantiles n’avaient Ă©videmment pas intĂ©rĂȘt Ă  la disparition de ce qui Ă©tait pour eux une marchandise dont ils attendaient un profit rĂ©munĂ©rateur.

Cette rĂ©ponse, qui est le bon sens mĂȘme, n’a pas Ă©tĂ© du goĂ»t de tout le monde, notamment de certains hantĂ©s par le souvenir de cette tragĂ©die. Un collectif d’Antillais, de Guyanais et de RĂ©unionnais, se rĂ©fĂ©rant Ă  la lĂ©gislation qui permet Ă  des groupes de se porter partie civile contre la nĂ©gation de ces crimes, engage des poursuites contre l’auteur du livre. Ainsi un historien, dont ses pairs jugent le travail irrĂ©prochable et qui n’a rien fait qui contredise les devoirs de l’historien ou du citoyen, peut soudain se trouver, Ă  l’initiative de plaignants qui n’ont pas sur le sujet de compĂ©tence particuliĂšre, traduit en justice et exposĂ© Ă  de lourdes sanctions. Les historiens dĂ©couvrent avec stupeur la menace qui pĂšse sur toute recherche concernant des sujets controversĂ©s, et l’opinion s’avise du mĂ©canisme qui s’est mis en place et compromet l’indĂ©pendance ainsi que la recherche et la diffusion de ses rĂ©sultats. La situation ainsi brusquement divulguĂ©e est la rĂ©sultante d’une sĂ©rie d’initiatives lĂ©gislatives et la consĂ©quence d’un Ă©tat d’esprit caractĂ©ristique de notre temps.
Juridictions internationales et devoir de mémoire

De cette problĂ©matique inĂ©dite, une des causes est l’exigence de justice de la conscience gĂ©nĂ©rale, qui ne se rĂ©signe plus Ă  l’impunitĂ© des auteurs de crimes collectifs. À cet Ă©gard, le prĂ©cĂ©dent de Nuremberg — dont on avait pu croire qu’il resterait unique en son genre parce que trop liĂ© au second conflit mondial et en raison du caractĂšre exceptionnel des crimes commis par le IIIe Reich — a fait Ă©cole. Il a laissĂ© un hĂ©ritage, transmis des concepts et des dĂ©finitions qui connaissent un regain d’actualitĂ©. Des juridictions internationales ont Ă©tĂ© instituĂ©es pour les crimes de guerre commis dans les conflits qui ont accompagnĂ© la dislocation de la fĂ©dĂ©ration yougoslave, puis pour les massacres qui ont ensanglantĂ© le Rwanda. Initiative plus dĂ©cisive encore et plus grosse de consĂ©quences, dont il n’est pas excessif de penser qu’elle introduit une cĂ©sure dans l’histoire de l’humanitĂ©, la dĂ©cision qui a inspirĂ© les nĂ©gociateurs du traitĂ© signĂ© Ă  Rome en 1999 et ratifiĂ©, Ă  ce jour, par plus de cent États, qui institue une Cour pĂ©nale permanente Ă  compĂ©tence universelle pour juger des crimes contre l’humanitĂ©.

L’émergence de ces juridictions implique que tous les actes politiques relĂšvent de la conscience morale et atteste la naissance d’une responsabilitĂ© collective de l’humanitĂ© Ă  l’échelle planĂ©taire. Elle s’est accompagnĂ©e d’une autre rupture, qui affecte notre relation au passĂ© : l’introduction de l’imprescriptibilitĂ© de certaines actions. À l’encontre de la pratique universelle qui disposait qu’aprĂšs un certain dĂ©lai les fautes ne pouvaient plus faire l’objet de poursuites pĂ©nales et qui interdisait mĂȘme, sous peine de sanctions, d’évoquer le passĂ©, notre siĂšcle a dĂ©cidĂ© d’abolir les effets du temps sur la mĂ©moire pour une certaine catĂ©gorie de crimes. L’oubli est interdit — il est mĂȘme une faute ; et se souvenir est devenu une exigence Ă©thique et juridique. Notre temps a inventĂ© le devoir de mĂ©moire. Se souvenir n’est pas seulement souhaitable dans l’ordre de la connaissance, c’est aussi — et plus encore — un impĂ©ratif d’ordre moral, et c’est y manquer qui est une faute. Ce devoir est sĂ©lectif : il ne joue que pour les crimes. Il se justifie par le devoir de piĂ©tĂ© Ă  l’adresse des victimes : c’est justice qu’elles survivent dans la mĂ©moire des peuples. C’est aussi une rĂ©paration : la mĂ©moire demande pardon pour ce qui n’a pu ĂȘtre prĂ©venu ou empĂȘchĂ©. En reconnaissant ses fautes, un peuple se grandit. Cette dĂ©marche de la sociĂ©tĂ© civile et politique trouve sur le plan spirituel un Ă©cho avec la pratique rĂ©cente par l’Église catholique de la repentance. DerniĂšre considĂ©ration qui fonde le devoir de mĂ©moire : l’énormitĂ© des crimes. Elle a rĂ©vĂ©lĂ© ce dont la nature humaine Ă©tait capable ; leur rappel constant fait prendre conscience de la possibilitĂ© toujours ouverte de leur rĂ©pĂ©tition et s’impose comme une prĂ©caution qui vaut avertissement.
L’entrĂ©e en scĂšne des lois mĂ©morielles

Toutes plus estimables les unes que les autres, ces considĂ©rations, qui ont profondĂ©ment modifiĂ© notre relation au passĂ©, ne sont pas sans consĂ©quence sur le statut de l’histoire dans la sociĂ©tĂ©. Elles ont justifiĂ© l’intervention du politique : dĂšs lors que se souvenir Ă©tait un devoir civique, le lĂ©gislateur pouvait-il admettre que, sur des Ă©vĂ©nements Ă  propos desquels la justice ou, Ă  dĂ©faut, la conscience collective s’était prononcĂ©e, soient Ă©noncĂ©es publiquement des contre-vĂ©ritĂ©s ? Ce serait Ă  la fois manquer au devoir de piĂ©tĂ© et comme condamner une seconde fois les victimes, attenter au respect de leurs souffrances, laisser s’introduire le doute dans les esprits de ceux qui ne pouvaient se faire par eux-mĂȘmes une opinion motivĂ©e et contrarier l’éducation des citoyens. N’y aurait-il pas pour les responsables politiques un devoir de prendre des dispositions Ă  cet effet — bref, de lĂ©gifĂ©rer ? Telles sont les racines de ces lois qu’on nomme aujourd’hui mĂ©morielles et qui concernent l’établissement de la vĂ©ritĂ© en histoire.

Ces considĂ©rations Ă©taient particuliĂšrement fortes contre ceux qui, sous prĂ©texte d’exercer la dĂ©marche critique qui est constitutive de la mĂ©thode historique et se prĂ©nommant abusivement rĂ©visionnistes, n’hĂ©sitent pas Ă  nier purement et simplement la rĂ©alitĂ© du dessein criminel du IIIe Reich. Or, s’il est un fait historique avĂ©rĂ©, c’est bien la Shoah, Ă  tel point que, pour expliquer le discours nĂ©gationniste et l’état d’esprit de ceux qui le tiennent, on n’a le choix qu’entre deux explications : la mauvaise foi dĂ©libĂ©rĂ©e — Ă  quelles fins ? — ou ce travers bien connu des Ă©pistĂ©mologues qui est le dĂ©rĂšglement de la fonction critique de l’esprit, l’hypercritique. Aussi la proposition avancĂ©e en 1990 par l’ancien ministre communiste Jean-Claude Gayssot d’une loi faisant de la nĂ©gation des crimes reconnus contre l’humanitĂ© un dĂ©lit, puni de sanctions, a-t-elle reçu un accueil gĂ©nĂ©ralement favorable : Ă  crime inouĂŻ, rĂ©ponse exceptionnelle.

S’opposer Ă  cette initiative, n’eĂ»t-ce pas Ă©tĂ© se faire complice des nĂ©gationnistes et apporter sa caution Ă  Jean-Marie Le Pen, qui affectait de ne voir dans cette tragĂ©die qu’un dĂ©tail de l’histoire ? NĂ©anmoins, quelques historiens plus perspicaces eurent alors le pressentiment des consĂ©quences qui pourraient dĂ©couler de cette innovation : un Pierre Vidal-Naquet ou une Madeleine RebĂ©rioux, qui n’étaient assurĂ©ment pas suspects de sympathie pour les thĂšses des nĂ©gationnistes, mais qui s’inquiĂ©taient judicieusement des dĂ©rives possibles de cette innovation. La suite a justifiĂ© leur inquiĂ©tude et leur mise en garde : pour unique que fĂ»t son objet, la loi Gayssot a engendrĂ© une postĂ©ritĂ©, elle est la mĂšre d’une famille de lois mĂ©morielles qui n’ont ni mĂȘme justification ni mĂȘme lĂ©gitimitĂ©.
L’engrenage

Sous la pression d’associations qui militaient depuis longtemps Ă  cette fin, relayĂ©es par des parlementaires qui comptaient dans leur circonscription d’importantes communautĂ©s armĂ©niennes, le Parlement adopta en 2001 une loi qui tient en une phrase dont la concision n’a d’égale que la singularitĂ© : « La France reconnaĂźt publiquement le gĂ©nocide armĂ©nien de 1915. » Point Ă  la ligne. Il Ă©tait ajoutĂ© : cette loi sera exĂ©cutĂ©e comme loi de la RĂ©publique. Que signifie cette affirmation ? Cela veut-il dire que quiconque aurait des doutes sur le caractĂšre ethnocide de massacres dont personne ne conteste la rĂ©alitĂ© se mettrait en infraction par rapport Ă  la loi et s’exposerait, en consĂ©quence, Ă  des poursuites judiciaires ? C’est d’ailleurs la mĂ©saventure qui est survenue, avant mĂȘme l’adoption de cette loi, au grand orientaliste Bernard Lewis, qui avait Ă©tĂ© condamnĂ© par un tribunal français Ă  la demande d’une association d’ArmĂ©niens se rĂ©fĂ©rant Ă  la disposition introduite par la loi Gayssot contre la contestation de crimes contre l’humanitĂ©. On perçoit le saut effectuĂ© de la loi Gayssot Ă  la loi sur le gĂ©nocide armĂ©nien. La premiĂšre concernait des faits oĂč des Français avaient Ă©tĂ© impliquĂ©s comme victimes ou comme complices : il n’était donc pas anormal que les reprĂ©sentants de la nation se prononcent sur le sujet. Pour les massacres d’ArmĂ©niens, sujets de l’Empire ottoman, notre pays n’était impliquĂ© ni de prĂšs, ni de loin. Pourquoi, alors, ne pas lĂ©gifĂ©rer aussi sur les massacres des Indiens par les conquĂ©rants espagnols ou les AmĂ©ricains ? Au surplus, on remontait dans le temps, de 1945 Ă  1915. Surtout, le lĂ©gislateur tranchait une question sur laquelle les spĂ©cialistes n’étaient pas unanimes : si personne ne contestait que les Turcs avaient fait mourir dans des conditions inhumaines des centaines de milliers d’hommes et de femmes, Ă©tait-ce bien par exĂ©cution d’une dĂ©cision qui visait expressĂ©ment Ă  exterminer jusqu’au dernier ArmĂ©nien ? Telle est l’interrogation que ne peut Ă©viter la recherche historique. En outre, Ă  qualifier l’évĂ©nement de gĂ©nocide, on banalisait le concept Ă©laborĂ© Ă  propos de la Shoah, dont on diluait la spĂ©cificitĂ© et le caractĂšre exceptionnel. Cette deuxiĂšme loi mĂ©morielle avait enfin pour consĂ©quence d’ouvrir une sorte de compĂ©tition entre les victimes, car ces lois ont en commun de ne se rĂ©fĂ©rer qu’à des persĂ©cutions subies, au risque de substituer Ă  la mĂ©moire collective l’exaspĂ©ration de mĂ©moires particuliĂšres de groupes se constituant en communautĂ©s.

La troisiĂšme de cette famille de lois Ă  laquelle est associĂ© le nom de Mme Taubira, sĂ©natrice de Guyane, adoptĂ©e le 21 mai 2001, ne tombe pas sous le reproche de viser un fait historique qui ne concerne pas la France, puisqu’elle condamne la traite nĂ©griĂšre et l’esclavage longtemps pratiquĂ©s dans nos colonies. Mais elle remonte beaucoup plus haut dans le temps, la traite ayant Ă©tĂ© condamnĂ©e depuis plus de deux cents ans, et l’esclavage aboli en 1848. Ceux qui en ont souffert effectivement dans leur chair ont disparu depuis longtemps, et leurs descendants, aujourd’hui vivants, appartiennent Ă  la cinquiĂšme ou sixiĂšme gĂ©nĂ©ration, mais la loi leur reconnaĂźt le droit de dĂ©fendre la mĂ©moire des esclaves et l’honneur de leurs descendants, et d’engager des poursuites contre quiconque nierait ou minimiserait le fait : c’est ce qu’a rĂ©vĂ©lĂ© l’affaire PĂ©trĂ©-Grenouilleau. Jusqu’oĂč se poursuivra cette remontĂ©e dans le temps ? Jusqu’aux Croisades ou Ă  la guerre des Albigeois ? Pourquoi les RĂ©formĂ©s ne demanderaient-ils pas rĂ©paration pour la persĂ©cution qu’ils ont subie aprĂšs la rĂ©vocation de l’Édit de Nantes ? De proche en proche, l’insurrection de ces mĂ©moires particuliĂšres menace de dĂ©sagrĂ©ger la mĂ©moire nationale et dresse les unes contre les autres les familles d’esprit. Pourquoi lĂ©gifĂ©rer seulement sur les crimes ? La loi Taubira faisait implicitement le procĂšs de la colonisation en n’en proposant qu’une vision purement nĂ©gative. C’est un fait, il est vrai, que sous l’Ancien RĂ©gime et pendant plusieurs siĂšcles elle s’est accompagnĂ©e de l’esclavage et de la traite, mais c’est elle aussi qui, Ă  partir du milieu du XIXe siĂšcle, a apportĂ© dans les colonies françaises l’extinction de la traite et l’abolition de l’esclavage. Transgressant la frontiĂšre judicieusement tracĂ©e par la Constitution de la Ve RĂ©publique entre la compĂ©tence du lĂ©gislateur et la responsabilitĂ© de l’exĂ©cutif, qui limite la premiĂšre Ă  la dĂ©finition des principes gĂ©nĂ©raux de l’enseignement, la loi Taubira Ă©dictait hardiment que « les programmes scolaires et les programmes de recherche en histoire et en sciences humaines accorderont Ă  la traite nĂ©griĂšre et Ă  l’esclavage la place consĂ©quente qu’ils mĂ©ritent ». Outre qu’on discerne mal ce qu’est une place consĂ©quente — combien d’heures de cours dans l’annĂ©e, combien de pages dans les manuels ? —, c’était s’aventurer dans un domaine qui requiert une compĂ©tence professionnelle et scientifique : c’était ouvrir la voie Ă  la confusion des rĂŽles et des responsabilitĂ©s.
L’histoire confisquĂ©e

La loi Taubira flĂ©trissait le colonialisme ; la loi suivante rĂ©habilita la colonisation. La premiĂšre imposait aux enseignants des obligations d’ordre quantitatif ; la seconde leur a dictĂ© leur apprĂ©ciation. « Les programmes scolaires reconnaissent, en particulier, le rĂŽle positif de la prĂ©sence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent Ă  l’histoire et au sacrifice des combattants de l’armĂ©e française issue de ces territoires la place Ă©minente Ă  laquelle ils ont droit. » Le pas dĂ©cisif est franchi : le lĂ©gislateur dicte Ă  l’enseignant son interprĂ©tation de l’histoire et se substitue Ă  l’historien. Si cette derniĂšre loi va ainsi plus loin que la prĂ©cĂ©dente, les deux n’en sont pas moins solidaires : la seconde n’aurait sans doute pas Ă©tĂ© proposĂ©e si la premiĂšre n’avait pas incriminĂ© le fait colonial. C’est la riposte : elles Ă©voquent, en les dissociant, les deux faces du fait historique. Aussi appellent-elles un jugement conjoint. Ne demander l’abrogation que de l’une serait faire un choix politique dictĂ© par des raisons idĂ©ologiques : rĂ©clamer l’abrogation de la loi Taubira serait disculper la colonisation de ses crimes ; ne demander l’abrogation que de la derniĂšre serait donnĂ©e Ă  entendre que la colonisation n’aurait eu que des effets nĂ©gatifs. En revanche, faire campagne pour leur abrogation simultanĂ©e, c’est tirer la consĂ©quence d’une position proprement scientifique sur l’indĂ©pendance de l’histoire, qui a pour vocation de dĂ©crire la complexitĂ© de la rĂ©alitĂ© sociale et d’en montrer l’ambivalence.
La gĂ©nĂ©alogie de ces lois mĂ©morielles, dont on ne voit pas pour quelles raisons s’arrĂȘterait la prolifĂ©ration, crĂ©e une situation inĂ©dite et des plus prĂ©occupantes, pour la recherche, pour l’enseignement – et je n’hĂ©site pas Ă  dire pour l’exercice aussi des droits du citoyen et la dĂ©mocratie. La crainte de poursuites judiciaires conduira immanquablement Ă  fuir les sujets dĂ©licats : quel chercheur osera s’attaquer Ă  des sujets qui risquent de le conduire devant les tribunaux ? Quel directeur de recherche sera assez tĂ©mĂ©raire pour engager de jeunes chercheurs dans des investigations pĂ©rilleuses comme Olivier PĂ©trĂ©-Grenouilleau en a fait la douloureuse expĂ©rience ? Des pages entiĂšres de l’histoire resteront blanches, Ă  moins que le vide ne soit comblĂ© par la proclamation de vĂ©ritĂ©s d’État. Cette irruption du politique dans la dĂ©finition des programmes et l’établissement de la vĂ©ritĂ© historique, si elle se gĂ©nĂ©ralisait, aurait pour consĂ©quences la confiscation de l’histoire par les dĂ©tenteurs du pouvoir politique et la dĂ©possession des citoyens ordinaires.

Aussi, quand un groupe d’historiens, inquiets de cette dĂ©rive, a pris l’initiative d’une adresse en direction des politiques, ils n’entendaient pas seulement plaider pour le droit des historiens de travailler en toute libertĂ©, sans contrainte imposĂ©e par l’État, ils le faisaient au nom du droit de tout citoyen d’avoir accĂšs Ă  la connaissance d’une histoire sans a priori. Contrairement Ă  ce que certains ont pu croire, les historiens ne revendiquent aucun monopole, ils ont seulement une compĂ©tence professionnelle ; ils exercent au service de tous, et comme par dĂ©lĂ©gation, une fonction sociale. L’histoire ne leur appartient pas plus que la justice aux magistrats ou la santĂ© publique aux mĂ©decins. N’étant pas propriĂ©taires de la vĂ©ritĂ© en histoire, ils doivent rĂ©pondre Ă  la demande du corps social. C’est la raison pour laquelle certains d’entre eux n’ont pas cru devoir refuser de rĂ©pondre aux citations en justice lors des grands procĂšs sur l’Occupation – Ă  condition de rester sur leur terrain, celui des faits, et de ne pas se prĂȘter Ă  une confusion entre vĂ©ritĂ© judiciaire et vĂ©ritĂ© historique. Il leur revient d’établir les faits, de les mettre en perspective et d’en proposer une explication. Il ne leur est pas interdit de les qualifier juridiquement (y a-t-il, ou non, par exemple, gĂ©nocide ?) et mĂȘme moralement : l’historien ne sort pas de son rĂŽle quand il se fait l’interprĂšte de la rĂ©probation de la conscience morale pour les crimes.
La place des politiques

Et les politiques ? Eux aussi ont leur mot Ă  dire. Rien ne s’oppose Ă  ce qu’ils expriment publiquement les sentiments que leur inspire tel ou tel drame, et mĂȘme qu’ils le fassent comme interprĂštes du sentiment gĂ©nĂ©ral ; mais leur intervention doit respecter deux limites. Sauf s’ils ont personnellement enquĂȘtĂ© comme n’importe quel historien et se sont fait une conviction fondĂ©e sur des considĂ©rations proprement historiques, leur statut de reprĂ©sentants de la nation ne les qualifie point pour dĂ©crĂ©ter la vĂ©ritĂ© et trancher des conflits d’interprĂ©tation. La chose va de soi, mais il n’est peut-ĂȘtre pas inutile de la transcrire noir sur blanc : dans le dĂ©bat sur les lois mĂ©morielles, on a entendu des parlementaires se prĂ©valoir de leur Ă©lection et exciper du fait qu’ils tenaient leur mandat du peuple souverain pour dĂ©cider qu’ils avaient compĂ©tence pour Ă©tablir la vĂ©ritĂ© historique. C’est confondre la lĂ©gitimitĂ© politique avec celle que confĂšre la compĂ©tence acquise par le travail scientifique. Aucun parlementaire n’imaginerait que son statut l’habilite Ă  se prononcer sur les phĂ©nomĂšnes qui relĂšvent des sciences de la nature et de la vie : par exemple, sur les lois de la mĂ©canique des fluides ou les secrets du gĂ©nome ; c’est mĂȘme en vertu de ce partage des rĂŽles qu’ont Ă©tĂ© crĂ©Ă©es des instances de rĂ©flexion appelĂ©es Ă  Ă©clairer le travail du lĂ©gislateur et la dĂ©cision des pouvoirs publics. Pourquoi en irait-il diffĂ©remment pour l’histoire des sociĂ©tĂ©s ? En s’élevant contre le principe de ces lois mĂ©morielles, les historiens rappellent au respect de la distinction des genres et de la rĂ©partition des rĂŽles, et rĂ©affirment que l’histoire, garante de la mĂ©moire collective, appartient Ă  tous. Au reste, la liste de ces lois mĂ©morielles montre bien qu’elles ont Ă©tĂ© les considĂ©rations Ă  l’origine de leur adoption : des considĂ©rations essentiellement Ă©lectorales, qui ne sont assurĂ©ment pas mĂ©prisables, mais qui relĂšvent plus de l’émotion que de la raison, qui n’ont aucune lĂ©gitimitĂ© scientifique et qui confondent la mĂ©moire avec l’histoire. Elles procĂšdent toutes de la mĂȘme aspiration de communautĂ©s particuliĂšres, religieuses ou ethniques, Ă  faire prendre en considĂ©ration par la communautĂ© nationale leur mĂ©moire particuliĂšre par l’intermĂ©diaire de l’histoire qui est prise en otage. C’est contre cette instrumentalisation qui entraĂźne une fragmentation de la mĂ©moire collective que les historiens ont pris position.

La seconde limitation Ă  l’intervention des politiques dans l’organisation du discours historique concerne sa forme : l’expĂ©rience et la controverse actuelle dĂ©montrent qu’elle ne doit pas prendre celle d’une loi. Les politiques ont tous les droits Ă  se prononcer sur l’histoire, mais pas celui de le faire par la modalitĂ© qui est prĂ©cisĂ©ment leur spĂ©cificitĂ©, le vote d’une loi. Car l’adoption d’un texte de loi n’est pas une prise de position comme il en est tant, et que l’opinion a vite oubliĂ© – telles les pĂ©titions d’intellectuels. C’est le propre de la loi de dĂ©finir des rĂšgles, d’édicter des normes, d’instaurer des contraintes. CouplĂ©e avec la disposition qui permet Ă  des groupes de pression d’introduire des actions en justice, la loi instaure un mĂ©canisme dont on constate la redoutable efficacitĂ©. C’est pour dĂ©sarmer ce mĂ©canisme et neutraliser ce processus que les historiens ont prĂ©conisĂ© l’abrogation de toutes les lois mĂ©morielles, quelque scrupule qu’ils aient eu Ă  l’étendre Ă  la loi Gayssot Ă  cause des traits qui constituent sa singularitĂ©. Mais n’était-elle pas aussi celle qui avait enclenchĂ© ce malĂ©fique enchaĂźnement ? Il apparut, en tout cas, qu’il Ă©tait temps de porter un coup d’arrĂȘt. À cet Ă©gard, le rĂ©sultat a Ă©tĂ© Ă  la hauteur de l’attente. Le PrĂ©sident de la RĂ©publique et le Premier ministre ont aussitĂŽt proclamĂ© que ce n’était pas au lĂ©gislateur de dire l’histoire. Le Conseil constitutionnel a dĂ©classĂ© l’alinĂ©a de la derniĂšre loi qui intervenait dans la dĂ©finition des programmes au mĂ©pris de la rĂšgle constitutionnelle. Le collectif qui avait portĂ© plainte contre Olivier PĂ©trĂ©-Grenouilleau a retirĂ© sa plainte, avec des attendus des plus intĂ©ressants : sa dĂ©marche n’avait Ă©tĂ© comprise ni de l’opinion, ni des intellectuels. Signe du prix qu’on attache Ă  l’indĂ©pendance de la recherche et Ă  l’établissement d’une histoire qui ne soit pas une arme ou un instrument dans les controverses qui nous divisent. L’histoire doit rester le bien commun.

Mais ne vient-on pas d’apprendre que le groupe parlementaire socialiste Ă  l’AssemblĂ©e s’apprĂȘtait Ă  dĂ©poser une proposition de loi prĂ©voyant des sanctions pouvant aller jusqu’à cinq annĂ©es d’emprisonnement pour quiconque nierait le gĂ©nocide armĂ©nien ? C’est aligner celui-ci sur la Shoah et lui Ă©tendre le bĂ©nĂ©fice de la loi Gayssot. Les politiques sont dĂ©cidĂ©ment incorrigibles ; l’émotionnel l’emporte sur le raisonnement.

http://www.lph-asso.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=154&Itemid=184&lang=fr
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MessagePosté le: 20 Déc 2011 17:33    Sujet du message: Répondre en citant

Les historiens français aux cotés de Jack Lang ont lancé l'appel de Blois en 2008

"Inquiets des risques d’une moralisation rĂ©trospective de l’histoire et d’une censure intellectuelle, nous en appelons Ă  la mobilisation des historiens europĂ©ens et Ă  la sagesse des politiques.
L’histoire ne doit pas ĂȘtre l’esclave de l’actualitĂ© ni s’écrire sous la dictĂ©e de mĂ©moires concurrentes. Dans un État libre, il n’appartient Ă  aucune autoritĂ© politique de dĂ©finir la vĂ©ritĂ© historique et de restreindre la libertĂ© de l’historien sous la menace de sanctions pĂ©nales.
Aux historiens, nous demandons de rassembler leurs forces Ă  l’intĂ©rieur de leur propre pays en y crĂ©ant des structures similaires Ă  la nĂŽtre et, dans l’immĂ©diat, de signer individuellement cet appel pour mettre un coup d’arrĂȘt Ă  la dĂ©rive des lois mĂ©morielles.
Aux responsables politiques, nous demandons de prendre conscience que, s’il leur appartient d’entretenir la mĂ©moire collective, ils ne doivent pas instituer, par la loi et pour le passĂ©, des vĂ©ritĂ©s d’État dont l’application judiciaire peut entraĂźner des consĂ©quences graves pour le mĂ©tier d’historien et la libertĂ© intellectuelle en gĂ©nĂ©ral.
En dĂ©mocratie, la libertĂ© pour l’histoire est la libertĂ© de tous."

http://www.telerama.fr/idees/les-historiens-en-colere-lancent-l-appel-de-blois,34646.php


La liste des 900 signatures d'historiens soutenant cet appel/

http://www.lph-asso.fr/images/stories/documents/lemonde2008.pdf
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MessagePosté le: 20 Déc 2011 18:08    Sujet du message: Répondre en citant

Quelle sagesse de la part de ce Collectif des DĂ©mocrates ArmĂ©niens d’Europe (CDAE) !

Allez lire sur leur site "qui sommes nous?"
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MessagePosté le: 20 Déc 2011 21:10    Sujet du message: Répondre en citant

Değerli Galatasaraylılar,



22 Aralık 2011 tarihinde Fransız Ulusal Meclisi’nde oylanacak olan yasa tasarısı sĂŒreci derneğimiz tarafından da hassasiyetle takip edilmektedir.Galatasaraylılar Derneği, ĂŒlkemizin haklı itirazlarında kendine dĂŒĆŸen görevi yerine getirerek baƟta Fransa CumhurbaƟkanı Nicholas Sarkozy olmak ĂŒzere, BaƟbakan François Fillon, Ulusal Meclis BaƟkanı Bernard Accoyer, Fransa Senato BaƟkanı Jean-Pierre Bel, Fransa DÄ±ĆŸiƟleri, Avrupa İƟleri Bakanı Alain JuppĂ© ve önĂŒmĂŒzdeki yıl Mayıs ayında yapılacak olan Fransa CumhurbaƟkanlığı seçimi adayları François Hollande ve Dominique de Villepin’e birer mektup göndermiƟ ve derneğimizin bu konudaki tepkilerini iletmiƟtir.



Derneğimiz konu hakkındaki dĂŒĆŸĂŒncelerini ayrıca Le Monde, Le Figaro, Liberation, , L’Express, Le Nouvel Observateur gibi Fransa’nın önde gelen bir çok basın kuruluƟuyla da paylaƟmÄ±ĆŸ bulunmaktadır.



Fransa CumhurbaƟkanı Nicholas Sarkozy ve diğer siyasetçiler ile basına gönderilen mektubun metnini ĂŒyelerimizin bilgisine sunarız.



Saygılarımızla,



Galatasaraylılar Derneği Yönetim Kurulu
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MessagePosté le: 20 Déc 2011 21:12    Sujet du message: Répondre en citant

Monsieur le Président de la République,



La mission essentielle depuis 150 ans du LycĂ©e de Galatasaray, vĂ©ritable point de liaison entre la Turquie et la France, est de former sans distinction de race ou de religion, une jeunesse francophone apte de penser et capable de s’exprimer librement.



C’est avec regret, stupĂ©faction et amertume que nous suivons, en tant qu’Anciens de Galatasaray, le dĂ©bat inutile, crĂ©e autour du projet de loi que la France s’apprĂȘte Ă  faire voter Ă  propos des Ă©vĂšnements contreversĂ©s datant du dĂ©but du siĂšcle dernier. Le projet de loi en question, est non seulement en pleine contradiction avec la libertĂ© d’expression, droit humain incontestable aux yeux des membres de la communautĂ© de Galatasaray, mais il est aussi regrettable puisqu’il tente de mettre des obstacles devant le travail des historiens. Nous pensons qu’il n’est pas encore trop tard d’y renoncer.



La sensibilitĂ© dont vous saurez faire preuve pour empĂȘcher que ce projet de loi entravant la libertĂ© d’expression ne se matĂ©rialise, permettra aux historiens d’aller plus loin dans leurs recherches, au lieu de mener Ă  coup sĂ»r le dĂ©bat en cours vers une impasse totale.



Nous voulons encore croire que la France, loin de toute polĂ©mique, saura prendre une dĂ©cision sage qui fasse en sorte que ce ne soit pas les politiciens qui refassent l’histoire.



Veuillez bien croire, Monsieur le PrĂ©sident, en l’assurance des sentiments distinguĂ©s des membres de l’Association des Anciens de Galatasaray.



Tevfik Bilge

Président

Association des Anciens de Galatasaray
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MessagePosté le: 21 Déc 2011 4:00    Sujet du message: Répondre en citant

Déjà en 2006 A TA TURQUIE par un communiqué de presse avait souligné l'aspect clientéliste d'un tel projet de loi !

http://bit.ly/srLbMy
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MessagePosté le: 21 Déc 2011 13:00    Sujet du message: Répondre en citant


TĂŒrkiye'deki Fransız Okulları açık mektup yayımladı.


21.12.2011 - 00:04

TĂŒrkiye'deki Fransız okullarının mĂŒdĂŒrleri ortaklaƟa kaleme aldıkları açık mektuplarını Le Monde ve Figaro gazetelerinde yayımlarken,i aynı zamanda Fransız parlamentosunun tĂŒm ĂŒyelerine de ulaƟtırdılar.

İÞTE O MEKTUP

TĂŒrkiye-Fransa arasındaki bu sıkıntılı sĂŒrecin olumlu bir Ɵekilde sonuçlanmasına katkıda bulunmak amacıyla, Fransız okulu mĂŒdĂŒrleri ekte bulunan ortak metni 21.12.2011 çarƟamba gĂŒnĂŒ yayımlanacak Le Monde ve Le Figaro gazetesinde yayımlama kararı almÄ±ĆŸlardır.

Aynı Ɵekilde elektronik posta yoluyla aynı metnin Fransız meclisinde ve senatosunda bulunan her bir milletvekili ve senatöre tek tek ulaƟtırılılmÄ±ĆŸtır.

Fransa Cumhuriyeti Milletvekillleri ve Senatörlerine Açık Mektup

Sayın Milletvekilleri ve Sayın Senatörler,

Fransa Millet Meclisi, 22 Aralık’ta, “ırkçılıkla mĂŒcadele ve kanunda öngörĂŒlen soykırımların varlığına itirazın cezalandırılması” ile ilgili bir yasa tasarısını inceleyecektir. TĂŒrk dostlarımız bu tasarıyı, Ermeni soykırımını (29 Ocak 2001 tarihli kanun) damgalayan, “doğrudan TĂŒrkiye Cumhuriyetini, TĂŒrk halkını ve Fransa’da yaƟayan TĂŒrkleri hedef alan çok dĂŒĆŸmanca bir saldırı” olarak görmektedir. Bu metnin onaylanması, Fransa ile TĂŒrkiye arasında siyasi, ekonomik ve kĂŒltĂŒrel açıdan “onarılamaz” sonuçları olan ciddi bir krize yol açarak dostane ikili iliƟkilere zarar verecektir.

Bizler temelleri, 1923’te TĂŒrkiye Cumhuriyeti’nin kurulmasından çok daha öncesine dayanan köklĂŒ TĂŒrk-Fransız Liseleriyiz. Ä°ki kĂŒltĂŒrlĂŒ bir eğitim anlayÄ±ĆŸÄ± çerçevesinde, ilk ve orta Ă¶ÄŸretim kurumlarımızda her yıl 6000 TĂŒrk gencine eğitim vermekteyiz. Bu okullar grubu; karĆŸÄ±lıklı saygı ve laiklik ilkesi temelinde, Fransa’nın ve TĂŒrkiye’nin kĂŒltĂŒrel ve ekonomik menfaatlerine, farklı kĂŒltĂŒrler ve dinler arasındaki diyaloğa hizmet etmektedir. Okullarımız; Fransız kĂŒltĂŒrĂŒnĂŒn ve dilinin tanınması açısından Fransa’ya çok bĂŒyĂŒk katkı sağlamaktadır. Ankara’daki idari ve siyasi muhataplarımız bizlere Voltaire ve aydınlanma çağından örnekler vererek insan haklarının ve ifade özgĂŒrlĂŒÄŸĂŒnĂŒn vatanı olan Fransa’nın bu yola girmesini anlayamadıklarını ifade etmektedirler. Bizler 21. yĂŒzyıl baĆŸÄ±nda konumu nedeniyle bĂŒyĂŒk stratejik değer taĆŸÄ±yan dĂŒnyanın bu bölgesinde, “Frankofoni”nin ve Fransa’nın etkisinin önemli savunucularıyız. Her iki ĂŒlke için de son derece değerli olan bu gerçek, tehlikeye atılmalı mıdır?

Fransa ile TĂŒrkiye’nin; ticaret hacmi (12 Milyar €) ve TĂŒrkiye’deki Fransız yatırımlarının tutarı (15 Milyar $) göz önĂŒnde bulundurulduğunda bu iki ĂŒlkenin çok önemli ekonomik bağları olduğu görĂŒlmektedir. TĂŒrkiye, AB ĂŒlkeleri ve Ä°sviçre dikkate alınmadığında, Fransa’nın ihracatının yöneldiği 3. bĂŒyĂŒk pazardır ve bu ihracat 100 000 kiƟilik bir iƟ gĂŒcĂŒ anlamına gelmektedir. Her iki ĂŒlke için de son derece değerli olan bu gerçek, tehlikeye atılmalı mıdır?

Ilımlı TĂŒrk dostlarımız bize soruyorlar: “Tarihi yorumlamak politikacıların görevi midir? Fransız tarihçiler bu ‘hafıza kanunları’ na karĆŸÄ± değil midir? Yetkili uzmanlardan oluƟan komisyonların çalÄ±ĆŸmasını sağlamak çok daha sağduyulu bir yaklaĆŸÄ±m olmaz mı? Bu kanun metni barÄ±ĆŸa mı yoksa duyguların aĆŸÄ±rılaƟmasına mı hizmet etmektedir? Bu son derece acı olaylar ĂŒzerine çalÄ±ĆŸmak, öncelikle TĂŒrkiye’nin ve Ermenistan’ın iƟi değil midir? Fransa, kendi tarihindeki çeƟitli olaylar konusunda, baƟkalarına ‘ahlĂąk dersi’ verecek kadar Ɵeffaf mıdır?”

Sayın Milletvekilleri ve Sayın Senatörler; zararları ölĂ§ĂŒlemez nitelikte sonuçlar doğurabilecek siyasi bir hata olarak gördĂŒÄŸĂŒmĂŒz bu metni oylamamanızı rica ediyoruz.

Ä°stanbul Saint-Michel Lisesi MĂŒdĂŒrĂŒ Jacques Augereau

Ä°stanbul Notre Dame de Sion Lisesi MĂŒdĂŒrĂŒ Yann de Lansalut

Ä°stanbul Sainte-PulchĂ©rie Lisesi MĂŒdĂŒrĂŒ Pierre Gentric

Ä°zmir Saint-Joseph Lisesi MĂŒdĂŒrĂŒ Élisabeth Maire

Ä°stanbul Saint-Joseph Lisesi MĂŒdĂŒrĂŒ Jean-Michel Tricart

Ä°stanbul Saint-BenoĂźt Lisesi MĂŒdĂŒrĂŒ Luc Vogin"

FOTOGRAF: Ä°stanbul Harbiye'deki Notre Dame de Sion Lisesi

Haber: CĂŒneyt AYRAL
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MessagePosté le: 21 Déc 2011 14:25    Sujet du message: Répondre en citant

Le monde demande votre avis sur la question
en-bas Ă  droite de la page http://www.lemonde.fr/

actuellement :

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MessagePosté le: 21 Déc 2011 19:08    Sujet du message: Répondre en citant

Génocide: la France n'a pas de leçon à donner à la Turquie

Par Ivan Rioufol le 21 décembre 2011 13h04 | 66 Commentaires

C'est pour un mauvais prĂ©texte que la France semble vouloir se fĂącher avec la Turquie. S'il s'agit de lui refuser l'entrĂ©e en Europe, autant le lui dire clairement et tout de suite. Mais le contentieux qui risque de s'ouvrir Ă  l'occasion de l'examen, demain Ă  l'AssemblĂ©e nationale, d'une proposition de loi visant Ă  rĂ©primer pĂ©nalement (un an de prison, 45.000 euros d'amende) la nĂ©gation des gĂ©nocides reconnus, dont le gĂ©nocide armĂ©nien commis par les Turcs en 1915, manque d'arguments sĂ©rieux. Il est certes dĂ©testable de voir la Turquie refuser ne serait-ce que d'admettre la rĂ©alitĂ© de l'Ă©puration ethnique et religieuse qu'elle a menĂ©e contre plus d'un million d'ArmĂ©niens : ce dĂ©ni devrait ĂȘtre un argument suffisant pour lui refuser de rejoindre l'Union europĂ©enne. Cependant, ce n'est pas au parlement de faire l'histoire. Mon opposition constante Ă  la loi Gayssot sanctionnant le nĂ©gationnisme dans la contestation de la Shoah est identique pour cette autre loi mĂ©morielle qui revient, une fois de plus, Ă  limiter la libertĂ© d'expression et Ă  pĂ©naliser un dĂ©lit d'opinion.

Mais il y a surtout, dans l'attitude morale de la France, une Ă©norme hypocrisie. Car l'Etat français se comporte en fait comme l'Etat turc, en refusant de reconnaĂźtre et en contestant mĂȘme la rĂ©alitĂ© du gĂ©nocide vendĂ©en de 1793. La proposition de loi du dĂ©putĂ© des Alpes maritimes, Lionel Luca, invitant la RĂ©publique "Ă  reconnaĂźtre le gĂ©nocide vendĂ©en de 1793-1794", dĂ©posĂ©e en 2007, n'a jamais Ă©tĂ© examinĂ©e. Or, comme le rappelle l'historien Reynald Secher, qui a trouvĂ© aux Archives nationales les Ă©lĂ©ments Ă©tablissant le gĂ©nocide (1) : "La France est le premier pays Ă  avoir conçu, organisĂ© et planifiĂ© l'anĂ©antissement et l'extermination d'une partie d'elle-mĂȘme au nom de l'idĂ©ologie de l'homme nouveau. Elle est aussi le premier pays Ă  avoir conçu et mis en place un mĂ©moricide dans le but d'occulter ce crime contre l'humanitĂ©. En ce sens, la France est un double laboratoire et un modĂšle pour les rĂ©gimes gĂ©nocidaires (...)".

Non, la France n'a pas de leçon Ă  donner aux Turcs. Si Michelet, pĂšre de l'histoire officielle de la RĂ©volution française, a beaucoup contribuĂ© Ă  nier le gĂ©nocide vendĂ©en, les travaux de Secher apportent les preuves Ă©crites et incontestables d'une "extermination partielle ou totale d'un groupe humain de type ethnique, ou racial, ou politique, ou religieux", pour reprendre la dĂ©finition du gĂ©nocide. La RĂ©volution s'Ă©tait donnĂ©e pour objectif, aprĂšs la guerre civile de mars Ă  aoĂ»t 1793, de rayer de la carte la VendĂ©e et ses plus de 800.000 habitants, en rĂ©pondant aux ordres de la Convention et plus particuliĂšrement du ComitĂ© de salut public oĂč siĂ©geaient Robespierre, Carnot, BarĂšre. C'est d'une maniĂšre scientifique, centralisĂ©e, planifiĂ©e que furent menĂ©s par l'armĂ©e les incendies de villages et les massacres de masse n'Ă©pargnant ni les femmes ni les enfants. A Nantes, les victimes liĂ©es entre elles Ă©taient noyĂ©es dans la Loire. Or, non seulement la RĂ©publique n'a jamais reconnu ces crimes, mais elle a rĂ©ussi Ă  faire passer les victimes pour des coupables. S'il y a une injustice Ă  rĂ©parer, c'est bien celle des ces milliers de VendĂ©ens assassinĂ©s par la Terreur.

(1) Reynald Secher, Vendée du génocide au mémoricide , Editions du Cerf (préface de Gilles-William Goldnadel, postfaces de HélÚne Piralian et de Stéphane Courtois)


Le Figaro


http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2011/12/genocide-la-frnce-na-pas-de-le.html
[/b]
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MessagePosté le: 22 Déc 2011 19:52    Sujet du message: Répondre en citant

C'est quand mĂȘme Ă©trange ce vote. Seulement une cinquantaine de dĂ©putĂ©s, alors que les socialistes soutiennent aussi cette loi. Le vote des armĂ©niens n'est pas aussi important qu'on voudrait bien nous faire croire, de plus ils votent dĂ©jĂ  majoritairement Ă  droite...La France qui se tire une balle dans le pied en ce qui concerne l'efficacitĂ© de ses relations avec les pays du printemps arabe, les relations avec l'Iran et globalement la gestion des crises du moyen-orient. DifficultĂ©s qui risquent de pĂ©naliser les groupes industriels français sur les marchĂ©s de cette rĂ©gion. Le gouvernement armĂ©nien qui soutient Bachar El Assad contrairement Ă  la France...Autant de contradictions qui brouillent totalement les vĂ©ritables intentions de cette loi liberticide. Fermer dĂ©finitivement les portes de l'Europe Ă  le Turquie?
Pas besoin de cette nouvelle loi puisque la majorité des pays de l'UE ont déjà reconnu le génocide. De ce tableau ne ressort aucun avantage pour la France, ni économique ni diplomatique. Donc pourquoi?
Souffler sur les braises de l'opprobre contre l'islam? Pénaliser les entreprises françaises pour avantager les grands groupes américains? Ce serait en réalité un plan américain? Non je n'arrive pas à trouver de logique à cette pitoyable loi...De plus l'opinion publique française ne soutient pas cette loi. Sarko devenu fou???
Le seul effet que Sarko obtient c'est le renforcement de l'Akp autour duquel pour la premiĂšre fois se regroupe un consensus politique de tous les bords idĂ©ologiques pour contester cette loi. Et de ce point de vue effectivement Sarko travaille pour Erdo...mais chuuut çà il faut pas le dire...c'est peut-ĂȘtre çà son calcul, et on en arrive aux Etats-unis, car Erdo, lui, travaille activement pour Washington...Le but serait-il de laisser la Turquie seule pour rĂ©gler les conflits du moyen-orient en se fondant de plus en plus comme porte-drapeau de l'islam, ce qui est en rĂ©alitĂ© le plan amĂ©ricain?
On nage en plein délire.

L'Akp aime bien s'amuser Ă  jouer avec l'histoire et manipuler les racines des populations de Turquie. Cette loi arrive juste aprĂšs le pardon du gouvernement turc sur les Ă©vĂšnements de Dersim. Ressortir des placards ces faits c'est essayer de discrĂ©diter le kĂ©malisme et la laicitĂ©, Dersim c'est sous AtatĂŒrk, le massacre des kurdes, des alĂ©vis mais aussi des armĂ©niens, notamment ceux convertis Ă  l'islam alĂ©vi. Le gĂ©nocide ou le "ortak aci" fĂ»t perpĂ©trĂ© sous les jeunes-turcs qui sont les tenant idĂ©ologiques du prĂ©-kĂ©malisme. Serait-ce une nouvelle manoeuvre d'Erdo pour effacer la laicitĂ© mais cette fois-ci de l'extĂ©rieur? Erdo et Sarko, main dans la main?
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MessagePosté le: 22 Déc 2011 20:34    Sujet du message: Répondre en citant

Selon monsieur Hollande ce vote serait "Ă©lectoraliste" !!! Laughing

François Hollande ou comment se tirer une balle dans la jambe ! Laughing

A mourir de rire.

http://plus.lefigaro.fr/articlesdv/20111222FILWWW00446/commentaires
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MessagePosté le: 22 Déc 2011 22:27    Sujet du message: Répondre en citant

Arménie : un texte "anticonstitutionnel"



Robert Badinter


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/12/22/97001-20111222FILWWW00485-armenie-un-texte-anticonstitutionnel.php
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MessagePosté le: 23 Déc 2011 0:02    Sujet du message: Répondre en citant

sumer a écrit:


http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/Alexandre-Adler/Videos/La-Turquie-en-colere-872785/

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MessagePosté le: 23 Déc 2011 12:38    Sujet du message: Répondre en citant

Badinter, Vedrin... ne disent pas autres choses que nous

Ecouter Hubert Vedrin, ancien ministre des affaires Ă©trangĂšres :

http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4364589
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