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Raskolnikoff
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MessagePosté le: 28 Nov 2012 20:42    Sujet du message: Répondre en citant

HĂŒrriyet'in haberi (28 kasim 2012):

Ä°talya’nın saygın gazetelerinden “Corriere della Sera”, mĂŒlteci kamplarındaki Suriyeli kadınların Körfez ĂŒlkelerindeki Arap zenginlerine satıldığı yönĂŒndeki iddialara yeni bir boyut kazandırdı. Gazetenin haberine göre, “dĂŒĆŸĂŒk fiyatlı gelinler” adı altındaki “satÄ±ĆŸları”, bizzat mĂŒlteci kampında gönĂŒllĂŒ olarak çalÄ±ĆŸan yerel insani yardım görevlileri yapıyor.

Habere göre, kamplarda kalan reƟit olmayan kızlar 1000-2000 euro (2,300-4,600 TL), dul kadınlar ise 4,500 euroya (10,300 TL) kadar alıcı buluyor. SatÄ±ĆŸların özellikle ÜrdĂŒn sınırında gerçekleƟtiği öne sĂŒrĂŒldĂŒ. “Corriere della Sera” iddialarına kaynak olarak insan hakları kuruluƟu “Bridge to Freedom Foundation”ın kurucusu ABD’li Cassandra Clifford’u gösterdi.

Clifford, “Bu Ɵartlarda alan da memnun satan da. Maalesef önĂŒne geçilmiyor ama bildiğiniz gibi Suriyeli kadınlar Araplara göre çok daha beyaz tenli ve iri gözlĂŒ. Çekicilikleri var. Fiyatlar Arap zenginleri için çerez parası gibi” diye konuƟtu.

TĂŒrkiye, LĂŒbnan, Irak ve ÜrdĂŒn’deki mĂŒlteci kamplarına 500 bin Suriyeli’nin sığındığını hatırlatan gazete, ÜrdĂŒnâ€™ĂŒn Zaatari kampındaki insani yardım kuruluƟu “Kitab el Sunna” nın temsilcisi Ziyad Hamad’ın görĂŒĆŸlerini de aktardı.

Hamad, “Bu asla bir sömĂŒrĂŒ değil bir cömertlik. Bu para, ekmek bulamayanlar için bir Ɵans. Gidip baƟka bir zengin ĂŒlkede paƟalar gibi yaƟayacaklar. Bazen kendileri bize baƟvurarak ‘Bizi Araplara satın’ isteğinde bulunuyorlar. Hayatlarının değiƟmesi için bĂŒyĂŒk bir fırsatı kaçırmak istemiyorlar” diye kendini savundu.

Ebu Yusuf soyadlı 27 yaĆŸÄ±ndaki ĂŒĂ§ çocuklu Suriyeli dul bir kadın ise, “Elbette bir Suriyeli adamla evlenmek isterim. Ancak geriye dönĂŒp böyle bir Ɵansı yakalamam zor. Kocam Esad yanlılarınca katledildi. Üç çocuğa artık nasıl bakabilirim? 55 yaĆŸÄ±ndaki bir Suudi mĂŒhendise gelin olmayı kabul ettim. Benim gibi dul kadınların onlarcası böyle refah getirecek bir yeni hayatı dĂŒĆŸlĂŒyor” dedi.

Hatay mĂŒlteci kampında yaƟayan 42 yaĆŸÄ±ndaki Suriyeli eylemci Nahel Kadri ise, “Çok ĆŸĂŒkĂŒr burada ÜrdĂŒn’deki gibi değiliz. Buradaki kamp TĂŒrk polisi ve bizim özel gĂŒvenlikçilerimiz tarafından sıkı bir Ɵekilde denetleniyor. Zengin Araplar buraya girerlerse baƟlarına dert alırlar ve çıkamazlar. Bunu böyle bilsinler ve kadınlarımıza, kızlarımıza dokunmasınlar” açıklamasını yaptı.
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Родион Романович Раскольников
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MessagePosté le: 02 Sep 2013 18:05    Sujet du message: Répondre en citant

http://fotogaleri.hurriyet.com.tr/galeridetay/72899/2/1/24632284/abdde-ben-orduya-bunun-icin-yazilmadim-kampanyasi





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MessagePosté le: 02 Sep 2013 18:09    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Des rebelles syriens ont admis qu’ils Ă©taient responsables de l’attaque chimique du 21 aoĂ»t

L’incident du 21 aoĂ»t dernier oĂč des armes chimiques ont fait entre 355 et 1300 morts dans la banlieue Est de Damas aurait Ă©tĂ© produit par des rebelles syriens selon le trĂšs crĂ©dible journaliste Dale Gavlak, correspondant au Moyen-Orient pour l’Associated Press depuis deux dĂ©cennies.

Les puissances occidentales ont blĂąmĂ© les forces de Bachar al-Assad, mais selon les tĂ©moignages recueillis par Gavlak, cette attaque serait en fait le rĂ©sultat d’une mauvaise manipulation d’armes chimiques fournies par

l’Arabie Saoudite!

Selon le journaliste de l’Associated Press [probablement pour peu de temps encore], de nombreux mĂ©decins, rĂ©sidents de Ghouta, des combattants rebelles et leurs familles, prĂ©tendent que certains rebelles ont reçu des armes chimiques par l’intermĂ©diaire du chef du renseignement saoudien, le prince Bandar bin Sultan, et que ce sont ces armes qui sont responsables de l’attentat chimique mortel.

Les rebelles ont dit Ă  Gavlak qu’ils n’ont pas Ă©tĂ© correctement formĂ©s sur la façon de manipuler les armes chimiques, qu’ils ne savaient pas de quoi il s’agissait. Il semble que les armes devaient initialement ĂȘtre donnĂ©es Ă  Al QaĂŻda et au groupe Front al-Nosra [un groupe djihadiste de rebelles armĂ©s].

Un militant de l’opposition a dit au journaliste qu’ils Ă©taient trĂšs curieux au sujet de ces armes et que malheureusement certains d’entre eux ont manipulĂ© les armes de façon inappropriĂ©e, ce qui a dĂ©clenchĂ© les explosions. Un autre combattant, une femme, a ajoutĂ© que le groupe de rebelles ne savaient pas de quel type d’armes il s’agissait ni comment les utiliser.

Abou Abdel-Moneim, le pĂšre d’un rebelle de l’opposition, a Ă©galement dit Ă  Gavlak: "Mon fils est venu me voir il y a deux semaines me demandant ce que je pensais du fait qu’on lui avait demandĂ© de garder des armes." Le fils aurait dĂ©crit les armes comme une structure en forme de tube tandis que d’autres Ă©taient comme une Ă©norme bouteille de gaz. Le pĂšre a nommĂ© le militant saoudien qui aurait fourni les armes comme Ă©tant Abou Ayesha. Selon le pĂšre, les armes ont explosĂ© Ă  l’intĂ©rieur d’un tunnel, tuant 12 rebelles.

Plus d’une douzaine de rebelles ont Ă©tĂ© interrogĂ©s et ont indiquĂ© que leurs salaires proviennent du gouvernement saoudien, Ă©crit Gavlak.

Si cette histoire est exacte, elle pourrait rendre complùtement invalide l’attaque des États-Unis sur la Syrie.

Le rĂŽle prĂ©sumĂ© de l’Arabie Saoudite dans la fourniture d’armes aux rebelles n’est pas une surprise Ă©tant donnĂ© les rĂ©vĂ©lations plus tĂŽt cette semaine Ă  l’effet que les Saoudiens ont menacĂ© la Russie d’attaques terroristes aux Jeux olympiques d’hiver Ă  Sotchi l’an prochain, Ă  moins qu’ils n’abandonnent leur soutien au prĂ©sident syrien.

Le journal Telegraph a rapporté que le prince Bandar aurait dit à Vladimir Poutine que les groupes tchétchÚnes qui menacent la sécurité des jeux sont contrÎlés par eux (Saoudiens).


http://avicennesy.wordpress.com/2013/08/31/des-rebelles-syriens-ont-admis-quils-etaient-responsables-de-lattaque-chimique-du-21-aout/
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MessagePosté le: 02 Sep 2013 18:13    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:

Attaque Ă  l’arme chimique en Syrie ? Ayssar Midani dĂ©crypte la propagande occidentale depuis Damas

Internationalnews

Agoravox



Depuis les attaques Ă  l’arme chimique du 21 aoĂ»t dernier dans la banlieue Est de Damas et qui a fait entre 355 et 1300 morts, les gouvernements et appareils mĂ©diatiques des pays occidentaux pointent tous du doigt le rĂ©gime syrien.



[illumidani] Si le PrĂ©sident français François Hollande pense que « tout conduit » [1] Ă  croire que Bachar est le responsable, son ministre des affaires Ă©trangĂšres Laurent Fabius n’émet aucun doute quant Ă  l’implication du rĂ©gime syrien. L’administration Obama a quant Ă  elle dĂ©jĂ  dĂ©ployĂ© en mer MĂ©diterranĂ©e ses navires de guerre, armĂ©s de missiles « Tomahawk » [2].



Devant toute cette agitation anti-Bachar, nous avons assistĂ© coup-sur-coup Ă  la dĂ©couverte par l’armĂ©e syrienne de tunnels appartenant aux rebelles, possĂ©dant des matiĂšres premiĂšres pour la fabrication de bombes chimiques, des masques Ă  gaz et des antidotes. La Russie, quant Ă  elle, a dĂ©livrĂ© au Conseil de SĂ©curitĂ© de l’ONU des images satellitaires montrant que les deux missiles avaient Ă©tĂ© tirĂ©s Ă  partir de zones sous contrĂŽle des rebelles [3].



Mais qu’importe ! Laurent Fabius et Bernard-Henry Levy [4] continuent d’affirmer que c’est le rĂ©gime syrien qui en est le responsable, et qu’il est temps de recourir Ă  la force, sans prendre en compte le vĂ©to – presque probable – des russes et des chinois.



Pour plus de dĂ©tails, le Cercle des Volontaires s’est entretenu avec Ayssar Midani, membre et fondatrice du ComitĂ© de Coordination pour la DĂ©fense de la Syrie, et qui se trouve actuellement Ă  Damas.

http://www.internationalnews.fr/article-attaque-a-l-arme-chimique-en-syrie-ayssar-midani-decrypte-la-propagande-occidentale-depuis-damas-119762102.html
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MessagePosté le: 02 Sep 2013 18:26    Sujet du message: Répondre en citant

En France selon une enquĂȘte 64% des français sont contre une guerre en Syrie, et ils ne comprennent pas l’acharnement de F. Hollande qui veut partir presque seul en croisade
en Syrie.
Normal !
La France peut se passer facilement de la Turquie, mais évidemment pas du Qatar qui fait pleuvoir ses pétrodollars sur Paris:

Citation:

Syrie Guerre Du Gaz : Assad Obstacle Au Gazoduc Qatar Turquie
Dans sa boulimie d’investissements/retours sur investissements et ses vellĂ©itĂ©s dominatrices comme premier producteur exportateur mondial de Gaz Naturel LiquĂ©fiĂ© (GNL) le Qatar a dĂ©jĂ  misĂ© plus de 3 milliards de $ sur le djihad takfiriste pour renverser le prĂ©sident syrien Bashar al Assad seul obstacle Ă  la mise en route du gazoduc Qatar Turquie dont la partie turque est dĂ©jĂ  prĂȘte Ă  recevoir le gaz qatari pour l’acheminer en Europe de l’Ouest connectĂ© au Nabucco.

La dimension Ă©nergĂ©tique de la guerre contre le gouvernement syrien de Bahsar al Assad a Ă©tĂ© dĂ©s le dĂ©but marginalisĂ©e dissimulĂ©e sous le qualificatif de "guerre civile" ou "guerre interreligieuse sunnite shi’ite". Des millions de militants anti guerre Ă©taient descendus dans la rue en 2003 pour tenter d’empĂȘcher une guerre contre l’Irak de Saddam Husseim scandant partout : "pas de guerre pour le pĂ©trole".

La majeure partie des voix anti guerre se sont tues soutenant en Libye et maintenant en Syrie les "guerres humanitaires" (R2P) inclus les "anticapitalistes" – Français notamment- qui roulent dĂ©sormais pour l’Axe Washington Tel Aviv Paris Londres Ankara Doha Ryadh.

La Syrie a des rĂ©serves pĂ©troliĂšres estimĂ©es en 2010 Ă  2 500 000 000 barils et des rĂ©serves gaziĂšres importantes. Mais surtout le territoire de la Syrie est le plus appropriĂ© pour exporter le pĂ©trole et le gaz du Golfe Persique dont celui du Qatar mais aussi de l’Iran vers les pays d’Europe de l’Ouest gros consommateurs de ces ressources Ă©nergĂ©tiques via la Turquie.

En 2009 le Qatar et la Turquie avaient entamĂ© des nĂ©gociations avec l’Arabie Saoudite – concurrent direct du Qatar dans le financement et l’armement des takfiristes en Syrie – pour la construction d’un gazoduc Qatar Arabie Saoudite Syrie Turquie qui devait ĂȘtre rattachĂ© au gazoduc Nabucco AzerbaĂŻdjian Turquie.

Selon Oilprice.com l’Arabie Saoudite a refusĂ© que ce gazoduc en provenance du Qatar traverse son territoire. Le tracĂ© de ce dernier inclue donc dĂ©sormais le Sud de l’Irak, la Jordanie, la Syrie, la Turquie. La partie turque du gazoduc est dĂ©jĂ  construite prĂȘte Ă  recevoir le gaz du Qatar.

Seule obstruction : Assad.

Le champ gazier du Qatar North Dome – 3Ăšme plus grande rĂ©serve de gaz mondiale avec 900 mille milliards de M3 – au milieu du Golfe Persique adjacent Ă  celui de l’Iran de South Pars constituent Ă  eux deux la plus vaste rĂ©serve mondiale de gaz.

En 2011 le Qatar a lancĂ© un ultimatum au prĂ©sident syrien Bashar al Assad pour faire passer le gazoduc Qatar Turquie sur le territoire syrien. Assad a refusĂ© et dĂ©fiant le Qatar a dĂ©cidĂ© de s’allier avec l’Iran et l’Irak pour construire un gazoduc amenant le gaz de South Pars jusqu’en MĂ©diterranĂ©e direction les marchĂ©s europĂ©ens. La dĂ©ferlante takfiriste financĂ©e armĂ©e par le Qatar a submergĂ© la Syrie.

Le Qatar veut doubler sa production et son exportation de Gaz Naturel LiquĂ©fiĂ©. Le Qatar s’est positionnĂ© comme premier exportateur mondial de GNL et cherche donc Ă  consolider sa domination dans ce domaine par un programme de construction visant Ă  accroĂźtre sa production pour passer de 31 millions Ă  77 millions de tonnes

Le putschiste Ă  la tĂȘte du Qatar Hamad bin Khalifa al Thani- plus pour longtemps Washington et Londres l’ont dĂ©posĂ© et ont dĂ©signĂ© son successeur qui doit prendre ses fonctions dĂ©but Juillet – a dĂ©clarĂ© Ă  la suite d’entretiens avec le prĂ©sident turc Abdullah Gul et le premier ministre dictateur Tayyip Erdogan :

" nous sommes pressĂ©s d’avoir ce gazoduc du Qatar Ă  la Turquie. Nous en avons discutĂ© dans le cadre de la coopĂ©ration dans le domaine de l’énergie. Pour se faire un groupe de travail va ĂȘtre mis en place qui prĂ©sentera rapidement des solutions concrĂštes."

Erdogan Ă  lui-mĂȘme affirmĂ© que la Turquie souhaitait Ă©tablir avec le Qatar "une relation Ă  long terme et stable" en matiĂšre Ă©nergĂ©tique. "Dans ce but je pense qu’un gazoduc Qatar Turquie rĂ©soudra la question une fois pour toute"

PipelineParmi ces solutions il y a celle de relier le gazoduc Qatar Turquie – via la Syrie – au projet de gazoduc Nabucco pour transporter le gaz provenant de l’Asie Centrale et du Moyen Orient en Europe concurrençant directement le gaz russe. Un accord de transit pour le Nabucco a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© signĂ© par Erdogan et 4 premiers ministres de pays europĂ©ens pour permettre une dĂ©cision finale sur les investissements Ă  faire pour rĂ©aliser ce projet soutenu par l’UE et qui vise Ă  rĂ©duire la dĂ©pendance europĂ©enne au gaz russe. Autre gazoduc qui pourrait ĂȘtre reliĂ© au Nabucco celui transportant le gaz egyptien via la Jordanie et la Syrie.

On comprend dĂ©s lors l’intĂ©rĂȘt qu’ont les dirigeants de ces deux pays -Egypte et Jordanie – Ă  participer activement au renversement du gouvernement de Bashar al Assad. Cela vaut aussi pour la complicitĂ© de l’UE et les attitudes va-t-en guerre extrĂȘmistes de la Grande Bretagne et de la France.


On ne le rĂ©pĂštera jamais assez la guerre contre la Syrie du prĂ©sident Bahsar al Assad est une guerre pour la domination du marchĂ© des ressources Ă©nergĂ©tiques une guerre pour le gaz oĂč chacun dĂ©fend ses intĂ©rĂȘts Ă©nergĂ©tiques soit en tant que producteur exportateur soit en tant que consommateur importateur.

Mais derriĂšre les ambitions Ă©nergĂ©tiques du Qatar se cache aussi le maintien de l’hĂ©gĂ©monie amĂ©ricaine des pĂ©tro dollars sur l’économie mondiale dont ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© victimes Saddam Hussein et Muammar Khadafi.

Cette fois cependant la Russie mais aussi la Chine sont dĂ©cidĂ©es Ă  dĂ©fendre leurs intĂ©rĂȘts non seulement Ă©nergĂ©tiques mais aussi gĂ©ostratĂ©giques d’oĂč les hĂ©sitations de Washington Ă  lancer une guerre contre la Syrie Ă  laquelle est hostile une grande partie de l’état major de l’armĂ©e amĂ©ricaine comme en tĂ©moigne la tentative rĂ©cente avortĂ©e du secrĂ©taire au dĂ©partement d’état John Kerry – alors mĂȘme qu’il discutait hypocritement avec Moscou de la rĂ©union d’une ConfĂ©rence GenĂšve II – de pousser Obama Ă  prendre la dĂ©cision de bombarder la Syrie. Le chef d’état major de toutes les armĂ©es amĂ©ricaines le Gl Martin E. Dempsey s’y est vivement opposĂ©.

http://www.planetenonviolence.org/Syrie-Guerre-Du-Gaz-Assad-Obstacle-Au-Gazoduc-Qatar-Turquie_a3127.html


http://avicennesy.wordpress.com/2013/06/22/syrie-guerre-du-gaz-assad-obstacle-au-gazoduc-qatar-turquie/





Lire aussi comment Qatar a acheté la France !?

Citation:
Comment le Qatar a acheté la France (et s'est payé sa classe politique) + vidéo



Dans la stratĂ©gie d'influence de ce micro Etat richissime, la France occupe une place Ă  part. La simple addition des liens Ă©tablis en France par le Qatar et des intĂ©rĂȘts acquis a pourtant de quoi inquiĂ©ter.


La chaßne de télévision qatari Al-Jazeera vient d'acquérir une grande partie des droits de retransmission de la Ligue des champions pour les saisons courant de 2012 à 2015. Nous republions à cette occasion cet article d'Eric Leser de juin 2011 sur la façon dont le petit Etat achÚte la France.



Le Qatar qui vient de racheter la majorité du capital du PSG, qui intervient militairement aux cÎtés des Occidentaux en Libye et qui organisera la Coupe du monde de football en 2022 est à peine un Etat. Etabli sur une petite presqu'ßle de 11.437 km2, un peu plus grande que la Corse, à l'est de l'Arabie saoudite, son territoire désertique est invivable l'été quand les températures oscillent entre 40 et 50 degrés.


L'Ă©mirat a obtenu son indĂ©pendance en 1971. Il compte 1,5 million d'habitants dont 200.000 seulement sont des citoyens qataris. Leur revenu par tĂȘte est tout simplement le plus Ă©levĂ© de la planĂšte. Ils ne payent pas d'impĂŽts, disposent de transports et d'un systĂšme de santĂ© gratuits et pour la plupart n'ont tout simplement pas besoin de travailler, la main d'Ɠuvre immigrĂ©e est lĂ  pour cela.


La vraie raison de la notoriété et du poids économique et politique de ce micro Etat se trouve sous la terre et sous la mer: le pétrole et plus encore le gaz naturel dont ce pays est le troisiÚme producteur au monde. Cela permet au Qatar de gérer le plus grand fonds souverain de la planÚte, QIA (Qatar Investment Authority), dont les avoirs des différentes entités approchent les 700 milliards de dollars. Les Qataris sont riches à la naissance et assez rapidement inquiets.


Alternance de coups d’Etat

Leur obsession est de prĂ©server et protĂ©ger ce qu'ils ont, c'est-Ă -dire l'indĂ©pendance et l'existence mĂȘme d'un Etat fĂ©odal dirigĂ© par un Ă©mir qui change au grĂ© des coups d'Etat. Le dernier en date, en juin 1995, a permis Ă  l'actuel Ă©mir, Hamad bin Khalifa al-Thani, de dĂ©poser son pĂšre qui Ă©tait en vacances en Suisse et qui lui-mĂȘme avait chassĂ© son cousin du pouvoir en fĂ©vrier 1972.


Il a failli y avoir un autre coup d'Etat en juillet 2009, mais il a Ă©chouĂ©. «Les Qataris s'achĂštent en permanence des assurances-vie ou ce qu'ils croient ĂȘtre des assurances-vie, explique un banquier français installĂ© depuis des annĂ©es Ă  Doha, la capitale de l'Ă©mirat. Ils ne font pas dans la finesse et dans la subtilitĂ©, mais ils sont trĂšs forts. Ils pensent non sans raison que tout s'achĂšte.»


La survie étant sa préoccupation permanente, le Qatar cherche sans cesse des alliés, des obligés et toute forme de reconnaissance: diplomatique, économique, financiÚre, et sportive... Il est le conseiller, le financier, le partenaire, l'intermédiaire de tout le monde ou presque: des Etats-Unis et d'Israël, de l'Arabie saoudite et de l'Iran, de l'Autorité palestinienne, du Hamas, de la Grande-Bretagne, de la France, de la Syrie, du Liban



Le Qatar a eu l'habiletĂ© de se doter d'une arme de politique internationale exceptionnelle, la chaĂźne de tĂ©lĂ©vision d'information continue la plus influente du monde musulman, al-Jazeera. Elle couvre tous les pays, sauf un
 le Qatar. Et sa bienveillance plus ou moins grande avec les rĂ©gimes dĂ©pend aussi parfois des intĂ©rĂȘts de l'Ă©mir comme le montrent certaines dĂ©pĂȘches secrĂštes, rĂ©vĂ©lĂ©es par Wikileaks, de la diplomatie amĂ©ricaine.


L’addition des biens acquis ne gĂȘne personne

Dans la stratégie d'influence du Qatar, la France occupe une place à part. D'abord parce que les Qataris la connaissent trÚs bien: ses institutions, son personnel politique, ses entreprises, ses forces et ses faiblesses. Ils viennent pour bon nombre d'entre eux en France tous les étés quand ils fuient les grandes chaleurs. Le Qatar aime tellement la France, qu'il a décidé de se la payer... au sens propre.


De se payer sa classe politique, ses grandes entreprises, sa fiscalitĂ©, ses grandes Ă©coles, son patrimoine immobilier, ses footballeurs
 Et cela ne semble gĂȘner personne. La simple addition des liens Ă©tablis en France par le Qatar et des intĂ©rĂȘts acquis a pourtant de quoi inquiĂ©ter.


Car le Qatar n'est pas vraiment un pays frĂ©quentable. C'est une monarchie absolue construite sur une rente. Il n'y a pas de partis politiques et encore moins de dĂ©mocratie. Le rĂ©gime de l'Ă©mir est fragile mĂȘme si les rĂ©volutions arabes semblent ne pas l'avoir affectĂ©. Il est trĂšs difficile d'obtenir des informations sur la tentative de coup d'Etat de juillet 2009. Des militaires de haut rang alliĂ©s Ă  une puissance Ă©trangĂšre auraient Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s avant de passer Ă  l'acte.


Doha fait preuve d'une attitude pour le moins ambiguĂ« Ă  l'Ă©gard de l'islamisme chiite iranien et plus encore sunnite. C'est le seul pays wahhabite en-dehors de l'Arabie saoudite. C'est un pays oĂč plus des trois quarts des rĂ©sidents ne sont pas des nationaux et oĂč les minoritĂ©s iranienne, chiite, pakistanaise, immigrĂ©s de pays arabes, pourraient un jour se rĂ©volter, prendre le pouvoir, agir pour une puissance Ă©trangĂšre.


Alors Doha tente de jouer un jeu diplomatique subtil consistant Ă  ĂȘtre dans tous les camps en mĂȘme temps. En fĂ©vrier 2010, le Qatar aurait signĂ© un pacte de dĂ©fense avec la Syrie et l'Iran tout en ayant sur son sol une base militaire amĂ©ricaine depuis la premiĂšre guerre du Golfe.


Le Qatar a été l'organisateur avec le président syrien Bachar el-Assad, de la visite triomphale de Mahmoud Ahmadinejad, le président iranien, au Liban en juillet 2010. L'émir du Qatar s'est rendu en Israël lors d'une visite secrÚte en mars 2010. Et selon toujours des sources Wikileaks, le Qatar fait preuve d'un considérable laxisme concernant le financement du terrorisme à partir de son sol.


Tout cela n'empĂȘche pas nos hommes et nos femmes politiques de se succĂ©der en rangs serrĂ©s au Qatar. On peut citer pĂȘle-mĂȘle parmi les habituĂ©s des sĂ©jours Ă  Doha: Dominique de Villepin, Bertrand DelanoĂ«, Philippe Douste-Blazy, Rachida Dati, SĂ©golĂšne Royal, Fadela Amara, Claude GuĂ©ant, Jean-Louis DebrĂ©, GĂ©rard Larcher, Hubert VĂ©drine, FrĂ©dĂ©ric Mitterrand, HervĂ© Morin, Jean-Pierre ChevĂšnement, Dominique Baudis, Jack Lang



Un pays pas fréquentable, mais trÚs fréquenté par les politiques français

Trois semaines aprÚs son élection en 2007, le premier chef d'Etat arabe reçu à l'Elysée par Nicolas Sarkozy était l'émir Hamad bin Khalifa al-Thani. Un mois et demi plus tard, le 14 juillet 2007, il assistait au défilé sur les Champs-Elysées au cÎté du président de la République. Les liens étroits tissés par Nicolas Sarkozy avec l'émir quand il était ministre de l'Intérieur et faisait former les forces de l'ordre qataries ont été fructueux.


Cela s'est traduit, pour la partie visible, par le rĂŽle dĂ©terminant du Qatar dans la libĂ©ration en juillet 2007 des infirmiĂšres bulgares dĂ©tenues en Libye par Kadhafi et plus rĂ©cemment par la participation symbolique du Qatar Ă  l'intervention militaire occidentale contre le mĂȘme Kadhafi, seul pays arabe Ă  le faire.


Illustration toutefois du double jeu permanent du Qatar, l'émirat a aussi joué un rÎle dans l'affaire al-Megrahi, la libération en août 2009, soi-disant pour raisons médicales, de l'un des auteurs libyens de l'attentat de Lockerbie.


Parmi les actuels et anciens membres du gouvernement, Claude GuĂ©ant en tant qu'envoyĂ© spĂ©cial de Nicolas Sarkozy, Rachida Dati dont la sƓur travaille pour le procureur gĂ©nĂ©ral du Qatar et Fadela Amara ont multipliĂ© les voyages dans l'Ă©mirat. A une Ă©poque, quand elle Ă©tait Garde des sceaux, Rachida Dati se rendait jusqu'Ă  deux ou trois fois par mois au Qatar.


Le Qatar soigne Sarkozy, mais pas seulement: des proches de Chirac (qui en tant que président de la République s'était rendu 9 fois en visite officielle à Doha) et des socialistes bénéficient aussi de son attention et de ses faveurs.


Le Qatar est le principal client du cabinet d'avocat de Dominique de Villepin. Le contrat stipulerait que les déplacements de l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac à Doha se font dans les avions de l'émir. SégolÚne Royal s'est elle vu offrir un dßner en son honneur à l'ambassade du Qatar le 27 mars 2008.


La bataille d’Areva et les rĂ©seaux Sarkozy

Autre démonstration du poids de l'émirat dans la vie politique française, il a obtenu le vote à l'Assemblée et au Sénat au début de l'année 2008 d'un statut fiscal exorbitant pour ses investissements en France. Les investissements immobiliers ne sont pas imposables sur les plus-values et les résidents qataris en France ne payent pas l'ISF pendant leurs cinq premiÚres années de présence. Le groupe d'amitié entre la France et le Qatar compte 49 députés à l'Assemblée nationale...


Le Qatar a passé des accords de défense avec la France qui assure la formation des marins de sa flotte de guerre et de ses policiers et lui a fourni une grande partie de son matériel militaire, notamment des mirages 2000. Le Qatar a obtenu ou veut obtenir l'ouverture d'antennes à Doha de quelques-unes de nos plus prestigieuses grandes écoles comme HEC, Saint-Cyr ou l'Ecole nationale de la magistrature.


Les grandes entreprises françaises sont Ă©videmment trĂšs prĂ©sentes Ă  Doha, notamment dans la dĂ©fense et l'Ă©nergie: Total, GDF-Suez, EDF, Veolia, Vinci, Air Liquide, EADS, Technip
 ont raflĂ© des contrats importants. Mais le Qatar est aussi et avant tout un investisseur. Le fonds souverain du Qatar est actionnaire ou cherche Ă  le devenir, de groupes stratĂ©giques comme LagardĂšre (dĂ©fense et presse), Veolia environnement (services collectifs), Suez (Ă©nergie, services collectifs), Vinci (BTP), et du cotĂ© des tentatives rĂ©pĂ©tĂ©es CMA CGM (shipping) et surtout Areva (nuclĂ©aire).


La partie qui s'est jouée il y a quelques mois autour du capital d'Areva illustre bien le poids et l'ambition des Qataris en France et la façon dont ils procÚdent et dont leurs réseaux fonctionnent. En l'occurrence, ils ont joué sur les liens étroits et anciens entre Claude Guéant, alors secrétaire général de l'Elysée, François Roussely, président du Crédit Suisse France et Henri Proglio, PDG d'EDF et proche de Nicolas Sarkozy.


Ces trois hommes se connaissent trĂšs bien. François Roussely a prĂ©cĂ©dĂ© Claude GuĂ©ant Ă  la direction de la police nationale et Henri Proglio Ă  la prĂ©sidence d'EDF. François Roussely a Ă©tĂ© chargĂ© par le gouvernement de rĂ©diger un rapport sur l'avenir du nuclĂ©aire et, ce qui ne semble gĂȘner personne, conseille le Fonds souverain du Qatar qui est client et actionnaire du CrĂ©dit Suisse et souhaite ardemment entrer dans le capital d'Areva.


Paris, la tĂȘte de pont qatarie


Carla Bruni-Sarkozy et Nicolas Sarkozy entourent l’Emir du Qatar Hamad Bin Khali

Il a fallu une intervention conjointe du Premier ministre François Fillon, de la ministre de l'Economie Christine Lagarde et d'Anne Lauvergeon, la prĂ©sidente d'Areva, pour empĂȘcher in extremis l'entrĂ©e Ă  la fin de l'annĂ©e 2010 du Qatar dans le capital du fleuron français du nuclĂ©aire.


«Avec les Qataris, c'est toujours du donnant-donnant, explique sous le couvert de l'anonymat un Français qui a longtemps vécu au Qatar, connaßt bien la famille régnante et a vu défiler à Doha une bonne partie de la nomenklatura française. Parfois, il y a un grain de sable in extremis comme dans l'affaire Areva, mais c'est l'exception, ils préparent bien leurs coups.»




L'immobilier donne également une bonne mesure de l'influence qatarie. L'émir possÚde un palais de 4.000 m2 à Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine) et l'hÎtel d'Evreux, place VendÎme ainsi que deux autres hÎtels particuliers attenant. Le fonds souverain détient à Paris des hÎtels de luxe (Majestic et Royal Monceau).


Mais ce sont les travaux du frÚre de l'émir lors de la restauration de l'hÎtel Lambert, joyau du XVIIe siÚcle situé sur l'ßle Saint-Louis, racheté en 2007 aux héritiers du baron Guy de Rotschild, qui ont fait un peu de bruit. Des travaux considérables et illégaux qui ont provoqué une polémique. Pour y mettre fin, Christine Albanel, alors ministre de la Culture, n'avait pas saisi la Commission nationale des monuments historiques, mais un Comité scientifique
 créé spécialement.


Et pour finir donc le sport et le football qui pour le Qatar semblent ĂȘtre le moyen idĂ©al pour obtenir enfin la reconnaissance et le statut qu'il cherche frĂ©nĂ©tiquement. Le recrutement de Zinedine Zidane pour plusieurs millions d'euros afin vanter les mĂ©rites de la candidature Ă  la Coupe du monde de football de 2022 du plus petit pays au monde l'ayant jamais organisĂ© — qui ne s'est jamais qualifiĂ© pour cette compĂ©tition et de surcroit Ă  un climat inadaptĂ© Ă  la pratique de ce sport en Ă©té  — a Ă©tĂ© couronnĂ© de succĂšs.


La controverse qui a suivi et les lourds soupçons de corruption de la Fifa n'y ont rien changé. AprÚs le Royaume-Uni, l'Allemagne à son tour vient pourtant de contester le choix du Qatar et demande que la candidature soit rééxaminée. Peu probable.


L'intĂ©rĂȘt du Qatar pour le football ne s'arrĂȘte pas Ă  l'organisation de la Coupe du monde et Ă  l'achat pour ses clubs de joueurs europĂ©ens en fin de carriĂšre payĂ©s Ă  prix d'or. Les clubs de football europĂ©ens deviennent aussi des proies, celui de Malaga en Espagne, le FC Barcelone dans une moindre mesure, et donc maintenant le Paris Saint-Germain, le seul grand club de la capitale française dont Nicolas Sarkozy est un supporter affirmĂ©. Il se dit de façon insistante que l'ElysĂ©e n'aurait d'ailleurs pas mĂ©nagĂ© ses efforts pour convaincre l'Ă©mir de donner au PSG les moyens de nouvelles ambitions. Mais quelle en sera la contrepartie?


Eric Leser



Source: slate.fr

Mis Ă  jour le 07/12/2011



http://www.internationalnews.fr/article-comment-le-qatar-a-achete-la-france-et-s-est-paye-sa-classe-politique--97651860.html



http://www.internationalnews.fr/article-comment-le-qatar-a-achete-la-france-et-s-est-paye-sa-classe-politique-97652385.html
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MessagePosté le: 06 Sep 2013 12:20    Sujet du message: Répondre en citant

Merci Narine, ça Ă©claire un peu plus cette bataille sur Syrie. Esat n'est pas un homme dĂ©fendable, mais je ne peux croire oĂč il n'Ă©tait nullement dans une position dĂ©sespĂ©rĂ©e qu'il puisse utiliser des armes chimique, non pas parce qu'il n'est pas capable, mais il ne manque pas autant d'intelligence pour offrir Ă  ses ennemis une occasion en or...

Comme on dit en turc le loup a décidé de manger l'agneau rien à faire...
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narine
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MessagePosté le: 07 Sep 2013 6:06    Sujet du message: François Hollande devant la Cour PĂ©nale Internationale ? Répondre en citant

Déjà ça serait bien que Murat Bey nous rajoute aussi La France au titre du topique ! Smile
Vous l'avez bien vu notre schtroumpf bleu trépigner des pieds ces derniers jours n'est-ce pas !? Smile


Citation:

François Hollande devant la Cour Pénale Internationale ?
Par John V. Whitbeck




Photo : François Hollande (Ă  g. sur la photo, Ă  dĂ©faut de l’ĂȘtre dans la vie politique) a de l’ambition ! De la mĂȘme façon que Tony Blair Ă©tait le roquet de Georges Bush, il prĂ©tend aujourd’hui au rĂŽle de roquet d’Obama


Maintenant que le Premier ministre David Cameron a tentĂ© d’obtenir l’approbation parlementaire pour « l’action militaire » contre la Syrie, et que le prĂ©sident Barack Obama a annoncĂ© son intention de demander l’approbation du CongrĂšs, le prĂ©sident François Hollande – d’un point de vue politique puisque ce n’est pas strictement constitutionnel – ne devrait-il pas faire de mĂȘme ?

Une session parlementaire consacrĂ©e Ă  la Syrie est dĂ©jĂ  prĂ©vue pour le 4 Septembre, mais aucun vote formel n’a Ă©tĂ© prĂ©vu .

Le parti socialiste de François Hollande dispose d’une majoritĂ© confortable Ă  l’AssemblĂ©e nationale et d’une majoritĂ© trĂšs mince au SĂ©nat. La discipline de parti en France tend Ă  ĂȘtre plus rigide et plus difficile Ă  remettre en cause qu’aux États-Unis et au Royaume-Uni, mais le plus rĂ©cent sondage a montrĂ© que 64% des Français sont opposĂ©s Ă  la participation française dans toute « action militaire » contre la Syrie.

Ce serait donc Ă  la fois trĂšs intĂ©ressant et trĂšs encourageant pour l’avenir de la dĂ©mocratie en France si Hollande autorisait un dĂ©bat libre et ouvert et un vote sur cette question centrale.

Cependant, il y a une autre question importante que devrait garder Hollande Ă  l’esprit, ou au moins un Ă©lĂ©ment qui le fasse rĂ©flĂ©chir si jamais personne ne l’a encore mis en garde.


Lorsque le Statut de Rome instituant la Cour pĂ©nale internationale [CPI] a Ă©tĂ© nĂ©gociĂ©, certains États occidentaux avaient insistĂ© sur un moratoire de sept ans avant que le « crime d’agression » ne soit ajoutĂ© aux crimes pour lesquels la CPI serait compĂ©tente, si ce crime ont Ă©tĂ© commis par un État faisant partie de la CPI ou Ă  partir de son territoire. Ce moratoire avait donnĂ© effectivement aux agresseurs habituels et potentiels une fenĂȘtre d’opportunitĂ© pour continuer Ă  commettre des actes d’agression, en particulier l’ex-Premier ministre britannique Tony Blair, dont le pays est un État ayant intĂ©grĂ© la CPI mais qui a donc bĂ©nĂ©ficiĂ© d’ une immunitĂ© et d’une impunitĂ© (au moins du point de vue de la compĂ©tence de la CPI) pour Ă  son rĂŽle dans le crime d’agression contre l’Irak en 2003.

Toutefois, cette fenĂȘtre d’opportunitĂ© a Ă©tĂ© fermĂ©e le 11 juin 2010, lorsque le crime d’agression a Ă©tĂ© insĂ©rĂ© dans le Statut de Rome comme l’un des crimes relevant de la CPI et pour lequel s’exerce sa compĂ©tence .

Bien que ni la Syrie ni les États-Unis ne soient parmi les 122 États ayant intĂ©grĂ© la CPI (de sorte que seul un renvoi par le Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations Unies peut donner une compĂ©tence Ă  la CPI sur leurs citoyens ou les crimes commis sur leur territoire) , la France en tant qu’État fait partie de la CPI.

L’article 8 bis (1) du Statut de Rome , ajoutĂ© en 2010, se lit comme suit : « Aux fins du prĂ©sent Statut, le ’crime d’agression’ signifie la planification, la prĂ©paration, le lancement ou l’exĂ©cution par une personne effectivement en mesure d’exercer un contrĂŽle ou de diriger l’action politique ou militaire d’un État, d’un acte d’agression qui, par sa nature, sa gravitĂ© et son ampleur, constitue une violation manifeste de la Charte des Nations Unies. » Sont inclus Ă  l’article 8 bis (2) ( b ) et dans la liste suivante les actes constituant une ’agression’ : « le bombardement par les forces armĂ©es d’un État contre le territoire d’un autre État ou l’ emploi de toutes armes par un État contre le territoire d’un autre État ».

En l’absence d’une rĂ©solution du Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU autorisant « l’action militaire » contre la Syrie, ces dispositions correspondent « comme un gant » Ă  l’agression en cours de planification par les prĂ©sidents Obama et Hollande. MĂȘme l’avocat de la dĂ©fense le plus imaginatif aurait du mal Ă  imaginer un moyen de dĂ©fense .

La CPI est naturellement trĂšs gĂȘnĂ©e par le fait trĂšs dĂ©rangeant que, aprĂšs plus d’une dĂ©cennie d’existence, elle n’a mis en accusation que des Africains. Pour une question d’impĂ©ratif institutionnel et pour la propre crĂ©dibilitĂ© de la cour, il y a une nĂ©cessitĂ© impĂ©rieuse de mettre en accusation des non-Africains dĂšs que le champ de compĂ©tence de la cour, la gravitĂ© et l’exemplaritĂ© d’un crime le permettront.

Rien ne pourrait autant renforcer la crĂ©dibilitĂ© de la cour qu’un acte d’accusation contre un chef d’État ou de gouvernement de l’une des grandes puissances occidentales.

Dans le mĂȘme temps , rien ne pourrait mieux contribuer Ă  renforcer le concept et la stature du droit international, la conviction que le droit international n’est pas simplement (comme il a tendance Ă  l’ĂȘtre) un bĂąton avec lequel les riches et les puissants frappent les pauvres et les faibles, mais que mĂȘme les riches et les puissants ne jouissent pas de l’immunitĂ© et de l’impunitĂ© devant les rĂšgles du droit international.

En effet, rien ne pourrait améliorer de façon plus efficace les chances de voir un jour un monde plus pacifique.

Pour toutes sortes de bonnes raisons, il est Ă  espĂ©rer que, en fin de compte, François Hollande ne fasse pas le choix de participer Ă  la « planification , la prĂ©paration , le dĂ©clenchement ou l’exĂ©cution » du crime d’agression contre la Syrie. Mais si jamais il passait outre, alors son transfert devant le tribunal de La Haye pourrait ĂȘtre le seul rĂ©sultat positif d’une telle folie.

John V. Whitbeck

Article original : http://www.palestinechronicle.com/f

Traduction : Info-Palestine.eu - al-Mukhtar

John V. Whitbeck est un avocat international qui a conseillĂ© l’équipe de nĂ©gociation palestinienne dans les nĂ©gociations avec IsraĂ«l.

http://www.mondialisation.ca/francois-hollande-devant-la-cour-penale-internationale/5348535


je sais, je sais . Vous allez me dire que je n'ai pas de cƓur d'imaginer des copains de cellule à la Haye au PM. turc Erdogan ! Smile
Et pourtant !
Le rĂȘve et l'espoir sont inĂ©puisables ! Smile
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MessagePosté le: 07 Sep 2013 6:27    Sujet du message: les terroristes d’Al-QaĂŻda utilisent l’arme chimique Répondre en citant

le suivant n'est pas mal non-plus !
Puisqu'on a la réponse 'pourquoi ils se trépignent des pieds et se précipitent pour aller faire la guerre ?' :

Citation:

Syrie : AppuyĂ©s par les États Unis et l’OTAN, les terroristes d’Al-QaĂŻda utilisent l’arme chimique contre le peuple syrien
Par Tony Cartalucci

Mondialisation.ca, 23 mars 2013

NATOBLOOD


AprĂšs 10 ans de guerre et d’occupation de l’Irak, la mort de plus d’un million de personnes incluant des milliers de soldats Ă©tasuniens, le tout fondĂ© sur des affirmations mensongĂšres voulant que la nation possĂ©dait des « armes de destruction massive » (ADM), il est scandaleux de voir que l’Occident donne hypocritement des armes, ainsi qu’un appui financier et politique aux terroristes en Syrie, lesquels possĂšdent et utilisent de telles armes de destruction massive contre le peuple syrien.

Une attaque avec des armes chimiques visant des soldats syriens et perpĂ©trĂ©e par des terroristes soutenus par l’OTAN au nord d’Alep aurait fait 25 morts.

Alep est situĂ©e prĂšs de la frontiĂšre turco-syrienne. Si les armes chimiques pillĂ©es en Libye avaient Ă©tĂ© envoyĂ©es en Syrie, elles seraient passĂ©es par la Turquie avec des armes envoyĂ©es depuis la Libye par les États-Unis et des milliers de terroristes libyens opĂ©rant ouvertement en Syrie, et seraient probabalement utilisĂ©es pour cibler des villes comme Alep.

Pire encore, toute arme chimique importĂ©e dans le pays impliquerait l’OTAN directement ou sa simple nĂ©gligence, puisque les armes seraient passĂ©es par un pays membre de l’OTAN, la Turquie, devant les agents de la CIA opĂ©rant ouvertement le long de la frontiĂšre, auprĂšs des terroristes soutenus par l’Occident en Syrie.

Les ADM libyennes sont entre des mains terroristes

L’arsenal libyen est tombĂ© dans les mains d’extrĂ©mistes sectaires avec l’aide de l’OTAN en 2011 au point culminant des efforts pour renverser le rĂ©gime en place dans le pays nord-africain. Depuis lors, les militants libyens, menĂ©s par leurs commandants du Groupe islamiste combattant en Libyen (GICL), affiliĂ© Ă  Al-QaĂŻda, ont armĂ© des extrĂ©mistes sectaires Ă  travers le monde arabe, jusqu’ au Mali Ă  l’ouest et jusqu’en Syrie Ă  l’est.

En plus des armes de petit calibre, des armes plus lourdes se sont aussi frayé un chemin à travers ce réseau étendu. Le Washington Post rapportait dans un article « Libyan missiles on the loose » (Des missiles libyens dispersés):

« Deux anciens officiers du contre-terrorisme de la CIA m’ont dit la semaine derniĂšre que des techniciens ont rĂ©cemment rĂ©usinĂ© 800 de ces systĂšmes de dĂ©fense aĂ©riens portables (connus sous le sigle MANPADS), certains pour un groupe djihadiste africain appelĂ© Boko Haram, souvent vu comme un alliĂ© d’Al-QaĂŻda, afin d’attaque des avions commerciaux se dirigeant vers le Niger, le Tchad et peut-ĂȘtre le NigĂ©ria. »

Alors que ces armes se dirigent sans aucun doute Ă©galement vers le Niger, le Tchad et peut-ĂȘtre le NigĂ©ria, elles sont vĂ©ritablement en route pour la Syrie. Il est avĂ©rĂ© que les terroristes libyens du GICL envahissent la Syrie depuis la Libye. En novembre 2011, un article du journal britannique Telegraph rapportait dans « Leading Libyan Islamist met Free Syrian Army opposition group » (Des chefs islamistes libyens ont rencontrĂ© le groupe d’opposition nommĂ© ArmĂ©e syrienne libre) :

« Abdelhakim Belhadj, chef du conseil militaire de Tripoli et ancien chef du GICL, a rencontrĂ© les leaders de l’ArmĂ©e syrienne libre (ASL) Ă  Istanbul et Ă  la frontiĂšre avec la Turquie, a dit un officiel militaire travaillant avec Belhadj, Mustafa Abdul Jalil (le prĂ©sident libyen intĂ©rimaire) l’a envoyĂ© lĂ -bas. »

Un autre article du Telegraph « Libya’s new rulers offer weapons to Syrian rebels, » (Les nouveaux dirigeants libyens offrent des armes aux rebelles syriens) admettait :

« Les rebelles syriens avaient tenu des pourparlers secrets avec les nouvelles autoritĂ©s libyennes, visant Ă  sĂ©curiser des armes et de l’argent pour leur insurrection contre le prĂ©sident Bachar Al-Assad et son rĂ©gime.

A cette rĂ©union, qui s’est tenue Ă  Istanbul et qui comprenait des officiels turcs, les Syriens ont demandĂ© « l’aide » des reprĂ©sentants libyens, lesquels ont offert des armes et des volontaires potentiels.

« Il y a un plan pour envoyer des armes et mĂȘme des combattants libyens en Syrie », a dĂ©clarĂ© une source libyenne, ayant requis l’anonymat. » Une intervention militaire se prĂ©pare, vous verrez dans quelques semaines. »

Plus tard ce mois là, quelques 600 terroristes libyens sont entrés en Syrie pour commencer les opérations de combat et affluent dans le pays depuis ce temps.



Image: Le Libyen Mahdi al-Harati du GICL, sur la liste des terroristes du dĂ©partement d’État Ă©tasunien, les Nations Unies et le Home Office britannique, s’adressant Ă  des confrĂšres terroristes en sol syrien. Al-Harati commande maintenant une brigade libyenne opĂ©rant en Syrie et tentant de dĂ©truire le gouvernement syrien et de subjuguer la population syrienne. C’est ce que l’on appelle traditionnellement une « invasion Ă©trangĂšre ».


.

Les « missiles perdus » en Libye mentionnĂ©s par le Washington Post ont Ă©tĂ© retrouvĂ©s maintenant sur le champ de bataille syrien. Bien que des publications comme le Guardian dans leur article « Arms and the Manpads: Syrian rebels get anti-aircraft missiles, » (Des armes et des MANPADS : Les rebelles syriens reçoivent des missiles antiaĂ©riens) rapportent que les missiles ont Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©s Ă  travers la Syrie, ils tentent de minimiser toute connexion entre le pillage de l’arsenal libyen et les terroristes d’Al-QaĂŻda qui les ont importĂ©s en Syrie. En revanche, le Times a publiĂ© les aveux mĂȘmes des terroristes disant qu’ils reçoivent des armes lourdes de Libye, incluant des missiles sol-air.

On rapporte dans l’article du Times: « Libya’s Fighters Export Their Revolution to Syria, » (Les combattants libyens exportent leur rĂ©volution en Syrie) :

« Certains Syriens sont plus honnĂȘtes quant Ă  l’aide que les Libyens leur donnent. Ils ont des armes plus lourdes que nous, note Firas Tamim, qui a voyagĂ© dans les zones contrĂŽlĂ©es par les rebelles afin de voir les combattants Ă©trangers. Ils ont amenĂ© ces armes en Syrie et elles sont utilisĂ©es au front. Parmi les armes vues par Tamim, il y avait des missiles sol-air de fabrication russe connus sous le nom de SAM-7.

Les combattants libyens balayent souvent du revers de la main les questions concernant le transfert d’armes, mais en dĂ©cembre ils ont affirmĂ© les importer. « Nous procĂ©dons actuellement Ă  une collecte d’armes en Libye », a dĂ©clarĂ© un combattant libyen au quotidien français Le Figaro.» Lorsque ce sera fait, nous trouverons un moyen de les amener ici. »

Clairement, l’intervention de l’OTAN en Libye a laissĂ© un vaste arsenal entre les mains d’extrĂ©mistes sectaires dirigĂ©s par le GICL, un groupe figurant sur les listes d’organisations terroristes du dĂ©partement d’État Ă©tasunien, des Nations Unies et du Home Office britannique. Le GICL exporte maintenant des armes et fournit des militants pour l’autre front de l’OTAN, la Syrie. Il est avĂ©rĂ© qu’à la fois des armes et des terroristes libyens traversent la frontiĂšre turco-syrienne, avec l’aide de l’OTAN, et il est maintenant Ă©vident que des armes lourdes, incluant des armes antiaĂ©riennes ont Ă©galement traversĂ© la frontiĂšre.

En novembre 2011, le Guardian rapportait dans son article « Libyan chemical weapons stockpiles intact, say inspectors, » (Les armes chimiques libyennes sont intactes selon les inspecteurs) : « Les stocks de gaz moutarde et de produits chimiques libyens sont intacts et n’ont pas Ă©tĂ© volĂ©s pas dĂ©robĂ©s durant l’insurrection qui a renversĂ© Kadhafi, ont affirmĂ© des inspecteurs de l’armement. »

L’article rapportait par ailleurs :

« L’abandon ou la disparition de certaines armes de l’époque de Kadhafi ont suscitĂ© des inquiĂ©tudes quant Ă  l’érosion de la sĂ©curitĂ© rĂ©gionale si une telle puissance de feu tombait entre les mains de militants islamistes ou des rebelles actifs en Afrique du Nord. Certains craignent que les armes soient utilisĂ©s par des loyalistes de Kadhafi pour propager l’instabilitĂ© en Libye.

Le mois dernier Human Rights Watch a incitĂ© au conseil de transition national libyen Ă  agir relativement aux nombreuses armes lourdes, incluant des missiles sol-air, affirmant qu’elles Ă©taient demeurĂ©es sans surveillance durant plus de deux mois aprĂšs le renversement de Kadhafi.

Mercredi, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’ONU Ban Ki-moon a dĂ©clarĂ© que l’ONU enverrait des experts en Libye pour s’assurer que le matĂ©riel nuclĂ©aire et les armes chimiques n’étaient pas tombĂ©s en de mauvaises mains. »

Et bien que les inspecteurs affirment que les armes chimiques sont entre les « mains du gouvernement » et non « aux mains des extrĂ©mistes », il est Ă©vident de l’aveu mĂȘme du gouvernement libyen, qu’ils sont eux-mĂȘmes impliquĂ©s dans l’envoi d’armes et de combattants en Syrie.

Reste Ă  voir d’oĂč proviennent ces armes chimiques. S’il s’avĂšre qu’elles proviennent de l’arsenal libyen, l’OTAN et spĂ©cifiquement les États-Unis et la Turquie, seraient impliquĂ©s dans l’acheminement d’armes de destruction massive aux terroristes d’Al-QaĂŻda, exactement le scĂ©nario pour lequel l’Occident a Ă©tĂ© paralysĂ© de terreur depuis plus de 10 ans, a abandonnĂ© ses libertĂ©s et versĂ© le sang de milliers de ses soldats pour le prĂ©venir.

L’utilisation d’armes chimiques par des terroristes appuyĂ©s par l’Occident utilisant des armes chimiques, quelle que soit leur origine, ont sapĂ© la lĂ©gitimitĂ© dĂ©jĂ  vacillante de l’Occident, mis ses institutions en danger et Ă©branlĂ© encore plus la confiance de ses partenaires qui l’ont appuyĂ© sur les plans politique, financier, industriel et stratĂ©gique. De tels associĂ©s seraient bien avisĂ©s de commencer Ă  chercher des portes de sortie en cultivant des alternatives hors de l’ordre international gĂ©rĂ© par Wall Street et la City de Londres.


Tony Cartalucci

Land Destroyer

Article original: SYRIA: US-NATO Backed Al Qaeda Terrorists Armed with WMDs. Chemical Weapons against the Syrian People, le 19 mars 2013

http://www.mondialisation.ca/syrie-appuyes-par-les-etats-unis-et-lotan-les-terroristes-dal-qaida-utilisent-larme-chimique-contre-le-peuple-syrien/5328040



Qui c'est qui criait il y a quelque temps de la nécessité d'envoyer des armes aux opposants d'Assad !?
Vous avez des noms, c'est sur ! Smile
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MessagePosté le: 07 Sep 2013 23:22    Sujet du message: Re: François Hollande devant la Cour PĂ©nale Internationale ? Répondre en citant

narine a écrit:
Déjà ça serait bien que Murat Bey nous rajoute aussi La France au titre du topique ! Smile
Vous l'avez bien vu notre schtroumpf bleu trépigner des pieds ces derniers jours n'est-ce pas !? Smile

(...)


Mais Narine ce forum concerne aussi la France, puisque nous voguons entre les deux pays...

Intitulé du forum
La vie sociale, Ă©conomique & politique en Turquie mais aussi en France

Donc, parlons Ă©galement de notre pays qu'est la France...
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opak
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MessagePosté le: 10 Sep 2013 15:47    Sujet du message: Répondre en citant

Pollution d'information. Comment voir la vérité?

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Raskolnikoff
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MessagePosté le: 17 Sep 2013 0:29    Sujet du message: Répondre en citant

Le Cercle Les Echos
Publié sur Le Cercle Les Echos (http://lecercle.lesechos.fr)

Syrie, la crise qui fragilise la Turquie
Par DorothĂ©e Schmid, responsable du programme Turquie contemporaine de l’Ifri. Le dĂ©sastre syrien semble Ă  l’heure actuelle impossible Ă  contrĂŽler, en intensitĂ© comme en extension gĂ©ographique. Il dĂ©borde depuis deux ans sur les pays voisins et fragilise particuliĂšrement la Turquie.

Le gouvernement de Recep Tayyip Erdoğan s’est en effet fortement engagĂ© du cĂŽtĂ© des insurgĂ©s syriens, se prononçant pour un changement de rĂ©gime quelques mois aprĂšs le dĂ©but de l’insur-rection contre Bachar el-Assad. Les autoritĂ©s turques ont trĂšs tĂŽt accueilli sur leur sol l’opposition syrienne, qui a constituĂ© Ă  Istanbul sa premiĂšre structure de coordination politique, le Conseil national syrien. L’ArmĂ©e syrienne libre a Ă©galement trouvĂ© refuge et soutien en Turquie, le pays devenant aussi un lieu de transit privilĂ©giĂ© pour les armes et les djihadistes sunnites Ă©trangers plus ou moins radicalisĂ©s.

Le pari de l’alliance sunnite

Le calcul diplomatique qui sous-tend la position d’Erdoğan est simple. La Turquie de l’AKP se voit comme une puissance rĂ©gionale majeure. Jusqu’en 2011, elle avait Ă©tabli d’excellentes relations avec la plupart des rĂ©gimes autoritaires arabes, dont la Syrie baathiste. Les printemps arabes ont considĂ©rablement terni son aura ; pour enrayer le dĂ©clin, il faut soutenir les rĂ©volutionnaires et prendre la tĂȘte d’une coalition rĂ©gionale sunnite, qui rassemblerait les partis islamistes arabes issus des FrĂšres musulmans. Le leadership de la famille Assad en Syrie est condamnĂ© par cette nouvelle stratĂ©gie parce qu’il est alaouite, donc chiite ; Ankara soutient, comme le Qatar, la rĂ©bellion sunnite « modĂ©rĂ©e ». La Turquie tente en outre, depuis le dĂ©but du conflit, de convaincre ses alliĂ©s occidentaux que sa position gĂ©ographique, ainsi que son aura rĂ©gionale, la rendent incontournable pour rĂ©soudre le problĂšme syrien.

Mais le conflit s’enlise, et la Turquie se retrouve piĂ©gĂ©e. Les calculs turcs paraissent dĂ©sormais erronĂ©s et risquĂ©s, pour deux raisons. Tout d’abord parce que le rĂ©gime d’el-Assad, malgrĂ© les imprĂ©ÂŹcations rĂ©pĂ©tĂ©es d’Erdoğan, rĂ©siste au-delĂ  de toute attente. TrompĂ©s par leur propre rhĂ©torique et par une vision approximative des rapports de forces rĂ©gionaux, les Turcs paient ici leur mĂ©connais-sance de la rĂ©alitĂ© arabe, rĂ©sultat du virage historique kĂ©maliste qui les a dĂ©tournĂ©s pendant plus de 80 ans du Moyen-Orient. Ensuite, parce qu’en s’installant en premiĂšre ligne, la Turquie s’est exposĂ©e de maniĂšre dangereuse et subit de plein fouet les retombĂ©es sĂ©curi-taires, Ă©conomiques et humanitaires de la guerre civile syrienne.

Une situation explosive Ă  la frontiĂšre

La Turquie et la Syrie partagent en effet plus de 900 kilomĂštres d’une frontiĂšre difficile Ă  sanctuariser. Des combats intenses se dĂ©roulent en Syrie le long de cette frontiĂšre, de la province d’Idlib jusqu’aux nouÂŹveaux conflits qui mettent aux prises des groupes kurdes et certains insurgĂ©s islamistes Ă  l’est, en passant par la bataille d’Alep. PrĂšs de 500 000 rĂ©fugiĂ©s syriens sont arrivĂ©s en Turquie depuis le printemps 2011 : 200 000 d’entre eux sont installĂ©s dans des camps sous haute tension, des dizaines de milliers d’autres habitent directe-ment dans des villes turques. Leur prĂ©sence est source de tensions, notamment dans la province de Hatay-Alexandrette, lieu historique de peuplement mixte, oĂč cohabitaient jusqu’à prĂ©sent pacifiquement Arabes alaouites turcisĂ©s, Turcs sunnites, chrĂ©tiens et Kurdes. Des heurts entre communautĂ©s et des manifestations anti-Erdoğan ont dĂ©jĂ  eu lieu Ă  Antioche.

Un accrochage militaire pourrait aussi se produire, entraĂźnant la Turquie malgrĂ© elle dans un conflit bilatĂ©ral avec le rĂ©gime syrien. Le spectaculaire attentat Ă  la voiture piĂ©gĂ©e qui a fait 52 morts dans la ville de Reyhanli en mai 2013 a fait considĂ©rablement monter la tension. Le gouvernement a dĂ©jĂ  obtenu de ses alliĂ©s de l’Organisation du traitĂ© de l’Atlantique nord (OTAN) le dĂ©ploiement de batteries de missiles antimissiles Patriot Ă  la frontiĂšre avec la Syrie. L’armĂ©e turque est en alerte et manƓuvre Ă  chaque incident. Ankara a passĂ© un nouveau palier aprĂšs l’attaque chimique de la Ghouta Ă  Damas : Erdoğan menace directement Assad d’une intervention punitive.

Les conséquences intérieures de la crise

Le gouvernement turc est en rĂ©alitĂ© sous pression constante pour gĂ©rer ces diffĂ©rents dossiers. La crise dĂ©sorganise l’économie du Sud-Est du pays, qui vivait jusque-lĂ  essentiellement du commerce avec la Syrie, l’Irak et l’Iran. Le rĂ©veil des Kurdes syriens compromet aussi le processus de paix turco-kurde. Ankara s’est engagĂ© dans des nĂ©gociations encore fragiles avec la guĂ©rilla sĂ©cessionniste du PKK pour rĂ©tablir la paix civile en Turquie. L’autonomie croissante des communautĂ©s kurdes dans les pays voisins – l’Irak, et aujour-d’hui la Syrie – conforte indirectement la position des Kurdes de Turquie dans leurs revendications.

RĂ©sultat inĂ©dit de toutes ces difficultĂ©s, la popularitĂ© de l’AKP est en baisse pour la premiĂšre fois depuis dix ans, car l’opinion turque doute des capacitĂ©s de ses leaders Ă  sortir de l’impasse rĂ©gionale. La tension monte et le « printemps de Taksim », qui a secouĂ© l’ensemble de la Turquie en juin 2013, apparaĂźt Ă  bien des Ă©gards comme un Ă©cho lointain des difficultĂ©s syriennes, qu’Erdoğan s’efforce de contenir par un regain d’autoritĂ©.


IFRI
URL source: http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/international/autres/221179866/syrie-crise-fragilise-turquie
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MessagePosté le: 19 Sep 2013 17:08    Sujet du message: Répondre en citant

http://www.lorientlejour.com/article/833771/maaloula-terrain-de-chasse-des-tireurs-embusques.html

Maaloula, terrain de chasse des tireurs embusqués

OLJ/AFP | jeudi, septembre 19, 2013

.
Dans cette ville fantĂŽme, les militaires syriens combattent un ennemi invisible.

« Maaloula, citĂ© de la culture et de l’histoire, vous souhaite la bienvenue », assure un panneau Ă  l’entrĂ©e de la plus cĂ©lĂšbre localitĂ© chrĂ©tienne de Syrie. Mais Ă  l’intĂ©rieur, des tireurs embusquĂ©s ouvrent le feu sur des cibles dans les rues dĂ©sertes, oĂč une Ă©quipe de l’AFP a Ă©chappĂ© aux balles des rebelles.


Dans cette ville fantĂŽme, les militaires combattent un ennemi invisible. « On ne le voit jamais mais on entend le claquement de ses balles tirĂ©es avec des Gragunov », le fusil-mitrailleur russe prĂ©fĂ©rĂ© des francs-tireurs, raconte un soldat tapi derriĂšre un mur, l’arme Ă  la main.



(Reportage : En Syrie, Maaloula devient "un village fantĂŽme")


Une voiture est arrĂȘtĂ©e sur le bord de la route, le pare-brise explosĂ©. Le chauffeur est vraisemblablement mort, ses affaires gisent sur la chaussĂ©e. Alors que le photographe de l’AFP venait de traverser la rue, le journaliste qui le suivait a Ă©tĂ© la cible de tirs. Il a dĂ» s’allonger derriĂšre un muret sur le terre-plein de la chaussĂ©e pour Ă©chapper au franc-tireur. DĂšs qu’il essayait de bouger, le tireur faisait immĂ©diatement feu. Il a fallu que des soldats tirent dans sa direction pour que le journaliste puisse s’échapper vers une cour entre deux maisons. Un vĂ©hicule blindĂ© est ensuite venu pour faire feu et permettre Ă  l’équipe de partir. « C’est tous les jours ainsi, il n’y a que le soir oĂč nous pouvons nous mouvoir sans craindre les tirs », explique le soldat.
« Nous avons repris une grande partie de la ville, mais les terroristes nous empĂȘchent de la contrĂŽler totalement Ă  cause de leurs francs-tireurs », assure un colonel qui dirige les opĂ©rations sur le terrain. « Nous continuons Ă  avancer doucement, mais c’est trĂšs difficile car nous ne pouvons pas la bombarder en raison des trĂ©sors historiques qu’elle recĂšle », ajoute-t-il.



(Pour mémoire : Les rumeurs autour de Maaloula alimentent une véritable psychose chrétienne)



Les rebelles, dont des jihadistes liĂ©s Ă  el-QaĂ«da, ont pris le contrĂŽle de la citĂ© le 9 septembre. Trois jours plus tard, l’armĂ©e syrienne est entrĂ©e dans Maaloula pour les chasser.


Maaloula, dont la population atteint jusqu’à 5 000 personnes, est majoritairement chrĂ©tienne l’étĂ©, quand des centaines de chrĂ©tiens de Damas et de l’étranger viennent y sĂ©journer. Mais l’hiver, les musulmans sont les plus nombreux. Cette localitĂ© situĂ©e Ă  55 km au nord de Damas doit sa renommĂ©e Ă  ses refuges troglodytiques datant des premiers siĂšcles du christianisme. La majoritĂ© de ses habitants chrĂ©tiens sont grecs-catholiques et parlent l’aramĂ©en, la langue du Christ. Le nom de la ville vient de Maala, qui veut dire entrĂ©e dans cette langue.



La localitĂ© est cĂ©lĂšbre au Proche-Orient pour la fĂȘte de l’Exaltation de la Sainte Croix le 14 septembre. Cette annĂ©e, pour la premiĂšre fois, les collines n’ont pas Ă©tĂ© illuminĂ©es de grands feux, et les habitants et les visiteurs, chrĂ©tiens ou musulmans, ne se sont pas dĂ©placĂ©s pour les grands dĂźners et cĂ©rĂ©monies religieuses.


Si l’arche Ă  l’entrĂ©e de la localitĂ© est trĂšs abĂźmĂ©e en raison de l’explosion d’une voiture piĂ©gĂ©e conduite par un kamikaze contre un barrage de l’armĂ©e, qui a fait huit morts, la localitĂ© ne porte pas les stigmates de la guerre en raison du refus de l’armĂ©e d’utiliser l’artillerie. Seul le dĂŽme de l’église Saint-Élie est perforĂ©. « Cette guerre risque d’ĂȘtre longue car ils se cachent dans la montagne et dans un hĂŽtel sur le sommet, mais je pense qu’à terme, nous l’emporterons », dit le colonel de l’armĂ©e syrienne.
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MessagePosté le: 15 Avr 2014 16:44    Sujet du message: Répondre en citant

Comme j'envie d'épaissir le dossier de 'crime contre l'humanité' de Tayyip Erdogan, je continue par ici...

LĂ , c'est Discours de MĂšre AgnĂšs :
Citation:

Syrie : Destruction et assassinats financés par des puissances étrangÚres
Discours de MÚre AgnÚs pour l'« Initiative Moussalaha » [Réconciliation] en réponse aux déclarations du Haut commissariat aux réfugiés [UNHCR].


Mesdames et Messieurs,

J’aimerais commencer par remercier la « SociĂ©tĂ© Russe Orthodoxe de Palestine » de nous avoir invitĂ©s Ă  participer Ă  cette importante rĂ©union.

Nous venons d’arriver de Syrie. Cette Syrie Ă©prouvĂ©e subit la mort, la destruction, et un assassinat pur et simple dans toutes ses villes, tous ses villages, et toutes ses rĂ©gions.
Personne ne veut que cette guerre absurde prenne fin.

Tous pleurent et se lamentent devant la souffrance quotidienne du peuple syrien. Mais que font-ils ? Rien !

Je dirai trùs franchement que, concernant la crise syrienne, l’approche de l’Organisation des Nations Unies, et particuliùrement de la Commission des droits de l’homme à Genùve, contribuent à aggraver la catastrophe que nous vivons.

Les guerres menĂ©es Ă  l’intĂ©rieur de la Syrie sont dĂ©crites comme un conflit entre les forces de l’État et les forces de l’opposition.
Ce n’est pas vrai !

La guerre qui frappe aujourd’hui mon pays est une guerre entre la sociĂ©tĂ© civile syrienne et des groupes terroristes islamistes. Ces terroristes sont soutenus et financĂ©s par divers pays Ă©trangers, et plus particuliĂšrement par l’Arabie Saoudite.


L’Arabie saoudite a reconnu que ces groupes appartiennent Ă  des organisations terroristes. Mais, en mĂȘme temps, elle continue Ă  les entrainer et Ă  les financer dans le but de dĂ©truire la Syrie.

L’ASL [ArmĂ©e Syrienne Libre] n’est plus opĂ©rationnelle et n’est plus de mise. Ce Ă  quoi nous avons Ă  faire relĂšve du rĂŽle jouĂ© par des groupes terroristes islamistes.

Hier nous avons tendu la main à Yabroud. Encore une ville syrienne détruite ! PrÚs de quatre cents jeunes gens veulent changer de camp et passer de combattants « contre » le gouvernement à des combattants « avec » le gouvernement [c'est-à-dire : rejoindre les forces gouvernementales].

DAECH [une organisation terroriste = EIIL] gouverne la ville de Raqqa par l’épĂ©e et le feu. Une jeune fille y a Ă©tĂ© exĂ©cutĂ©e, juste parce qu’elle avait un compte sur Facebook. Ses Ă©glises sont devenues les quartiers gĂ©nĂ©raux de DAECH. Sa population est obligĂ©e de prier cinq fois par jour, et des Ă©quipes fĂ©minines sont chargĂ©es de fouetter les filles non-voilĂ©es dans ses rues.

Deir el-Zor est gouvernĂ©e par le groupe terroriste Jabhat Al-Nosra. Des civils attachĂ©s aux valeurs laĂŻques, sont exĂ©cutĂ©s juste parce qu’ils pensent devoir maintenir une structure sociale sĂ©culaire. Son Ă©glise a Ă©tĂ© dĂ©truite, comme Ă  Raqqa.

Qui sont les chefs de DAECH et d’Al-Nosra ? Des Qataris, des Saoudiens, des TchĂ©tchĂšnes, des Afghans, et mĂȘme des Chinois !

Est-ce que ces terroristes sont venus rĂ©pandre la dĂ©mocratie et les droits de l’Homme en Syrie ? Non !
Le problÚme est avec la dite « Communauté internationale ». Ils ne veulent pas voir la vérité. Ils croient toujours au concept nommé « Armée syrienne libre ».


Notre position est la suivante :

Quelle est la relation entre la dĂ©mocratie et la jeune fille qui a Ă©tĂ© tuĂ©e parce qu’elle avait un compte sur Facebook ?

Quelle est la relation entre les droits humains et la destruction des églises, des synagogues, [et des mosquées] ?

Quelle est la relation entre la libertĂ© et la destruction de Ma’loula, derniĂšre ville aramĂ©enne encore habitĂ©e au monde ?


Ces questions attendent des réponses. Nous appelons Madame Navi Pillay à nous les donner.

En rĂ©sumĂ©, il n’y a pas de projet [de l'opposition] pour installer la dĂ©mocratie en Syrie. Il n’y a qu’une seule trame narrative : Ă©tablissement d’un califat islamique dans le seul pays laĂŻc du Moyen-Orient, pour ramener le peuple au Moyen Âge et Ă  l’ùre des tĂ©nĂšbres.

Le terrorisme islamiste a tuĂ© un de mes amis laĂŻcs Ă  Girod, ville contrĂŽlĂ©e par ces forces des tĂ©nĂšbres. Il s’appelait Yamen Bjbj. Il Ă©tait Dentiste. Ils m’ont envoyĂ© la photo de son corps dĂ©capitĂ©, sa tĂȘte reposant dans le sable prĂšs de lui. Pourquoi ? Parce qu’il distribuait mes livres dans cette ville.

Le Dentiste Ramez Uraby, un autre de mes amis, a Ă©tĂ© enlevĂ© pour la mĂȘme raison. Ils ont pris l’habitude de m’appeler pour que je puisse entendre sa voix pendant qu’ils le torturent.

Personne ne veut voir ou entendre la vérité.

Avez-vous entendu parler du massacre de « Adra » ? Je ne le pense pas.

Adra est une ville situĂ©e au nord de Damas. C’est une ville symbole pour la Syrie. Une nouvelle ville construite pour les travailleurs. Elle est reprĂ©sentative de la diversitĂ© des groupes constitutifs de la sociĂ©tĂ© syrienne.

Cette ville paisible a Ă©tĂ© envahie par les forces du terrorisme islamiste le 1er dĂ©cembre de l’annĂ©e derniĂšre. En ce XXIĂšme siĂšcle, elle a connu des massacres sans prĂ©cĂ©dent.

Des centaines de Syriens ont Ă©tĂ© tuĂ©s, juste parce qu’ils Ă©taient Chiites, Alawites, IsmaĂ©liens, Druzes, ou ChrĂ©tiens.

Des centaines de Syriens sunnites ont Ă©tĂ© tuĂ©s parce qu’ils Ă©taient des fonctionnaires de l’État syrien.

Nombre de femmes ont été traßnées, nues, sur le sol enneigé.

Nombre de tĂȘtes coupĂ©es ont Ă©tĂ© accrochĂ©es aux arbres.

Nombre de personnes ont Ă©tĂ© jetĂ©es vivantes dans la fournaise de la boulangerie de la ville, rappelant l’Holocauste et les nazis.

Qu’avez-vous fait Madame Navi Pillay, pour libĂ©rer les milliers de dĂ©tenus dans la prison d’al-Tawbah Ă  Douma ?

Qu’avez-vous fait Madame Navi Pillay, pour mettre fin Ă  cette tragĂ©die du XXIĂšme siĂšcle dont le monde entier a Ă©tĂ© tĂ©moin?

Qu’avez-vous fait pour les habitants de Adra devenus des sans-abris et qui errent dĂ©sormais dans les rues de Damas?

Et qu’avez-vous fait pour libĂ©rer les femmes et les enfants enlevĂ©s de leurs villages du Nord de LattaquiĂ© par les terroristes islamistes ? Des femmes et des enfants emmenĂ©s aprĂšs que les terroristes aient tuĂ© les hommes du village.

Qu’avez-vous fait Madame Navi Pillay pour permettre à ces simples paysans de retrouver leurs villages ?

Oui ! Parce qu’ils sont Alaouites, et que les Alaouites n’ont rien Ă  voir avec les intĂ©rĂȘts des Ă©tats du pĂ©trole et du gaz [les États du Golfe] et, qu’en plus, la communautĂ© internationale ne veut rien entendre de leur dĂ©tresse !


MĂȘme les IsmaĂ©liens qui Ă©taient des maĂźtres de l’opposition en Syrie, sont aujourd’hui exposĂ©s Ă  une forme de gĂ©nocide, simplement parce qu’ils sont ismaĂ©liens. Ils ont subi la pire espĂšce de gĂ©nocide Ă  Adra. Ils ont souffert d’une attaque terroriste qui a entraĂźnĂ© la mort de personnes innocentes Ă  Alcavat. Et ce fut aussi le cas Ă  Tal Aldoura et Ă  Salamieh.
Les IsmaĂ©liens sont une petite minoritĂ© en Syrie et dans le monde islamique. Ils n’ont donc pas pu trouver qui les soutenir au niveau des organisations internationales, lesquelles organisations n’ont pas le temps de suivre ou mĂȘme de prendre acte du fait qu’ils sont entrain d’ĂȘtre exterminĂ©s par des groupes terroristes islamistes.

La situation des ChrĂ©tiens n’est guĂšre meilleure que celle des autres minoritĂ©s. Ainsi, la ville de « Sadad », ville dont les habitants sont majoritairement des ChrĂ©tiens de rite syriaque, a Ă©tĂ© attaquĂ©e l’étĂ© dernier par des milices du terrorisme islamiste. Ils ont commis des meurtres, des viols et ont dĂ©truit la ville avant de la quitter.

Ils ont aussi attaquĂ© Ma’loula. LĂ  aussi, ils se sont livrĂ©s Ă  des actes de viols et ont dĂ©truit, en grande partie, ce qui reprĂ©sentait le caractĂšre historique de cette petite ville.
Pour quelle raison? Parce que ces deux villes sont chrétiennes.
Ils ont Ă©galement occupĂ© les villes chrĂ©tiennes de la campagne d’Idlib.
Est-il besoin de vous rappeler qu’ils sont responsables de la destruction des quartiers chrĂ©tiens de la ville de Homs et du bombardement quotidien, au mortier, des quartiers chrĂ©tiens de Damas ?
RĂ©cemment, ont circulĂ© des rapports concernant une soi-disant «politique de la faim » menĂ©e par l’Etat syrien. Mais avez-vous entendu parler de ce qu’est devenue la nourriture dĂ©pĂȘchĂ©e par le Gouvernement vers le camp de rĂ©fugiĂ©s de Yarmouk ? Avez-vous entendu parler de l’institution Al-Adalah de la ville de Douma gouvernĂ©e par des groupes armĂ©s contrĂŽlant un vaste magasin d’alimentation y compris des stocks de viande congelĂ©e ; lequel magasin a Ă©tĂ© attaquĂ© et entiĂšrement volĂ© par des personnes [affamĂ©es], malgrĂ© leur souffrance et le fait qu’ils Ă©taient des cibles des groupes terroristes ?

La solution est la démocratie.

Les élections présidentielles sont pour bientÎt. Laissons le peuple décider sous supervision internationale garantissant la neutralité du scrutin.
MĂšre AgnĂšs-Mariam de la Croix
15/03/2014



Discours publié par M. le Professeur Michel Chossudovsky sous le titre :
Syria : Destruction and Murder Funded by Foreign Forces
http://www.globalresearch.ca/syria-destruction-and-murder-funded-by-foreign-forces-mother-agnes-mariam/5373684

Syria: Destruction and Murder Funded by Foreign Forces: Mother Agnes Mariam Challenges the UNHRC, publié le 16 mars 2014
Traduit par Mouna Alno-Nakhal pour [url]Mondialisation.ca[/url]

http://libertesconquises.blogspot.fr/2014/03/syrie-destruction-et-assassinats.html?view=sidebar


Quand elle dit En rĂ©sumĂ©, il n’y a pas de projet [de l'opposition] pour installer la dĂ©mocratie en Syrie. Il n’y a qu’une seule trame narrative : Ă©tablissement d’un califat islamique dans le seul pays laĂŻc du Moyen-Orient, pour ramener le peuple au Moyen Âge et Ă  l’ùre des tĂ©nĂšbres., moi, je ne pense qu'Ă  Iznogud Erdogan !! Smile

Et vous !?
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MessagePosté le: 15 Avr 2014 16:57    Sujet du message: Répondre en citant

Pour ceux qui ne l'ont pas encore lu:

Citation:

Nouvel exposĂ© de Seymour Hersh: la Turquie a organisĂ©e des attaques au gaz pour provoquer une guerre des États-Unis contre la Syrie


Dans un long article publiĂ© dimanche par la London Review of Books, le journaliste d’enquĂȘte Seymour Hersh rapporte que les attaques au gaz sarin contre une banlieue de Damas le 21 aoĂ»t 2013 ont Ă©tĂ© en rĂ©alitĂ© menĂ©es par des forces «rebelles» syriennes pour le compte de la Turquie, afin de fournir un prĂ©texte Ă  une attaque amĂ©ricaine contre la Syrie.

Cette attaque au gaz a tuĂ© des centaines de gens Ă  Ghouta dans la banlieue de Damas et le gouvernement Obama ainsi que les grands mĂ©dias amĂ©ricains ont immĂ©diatement accusĂ© le gouvernement syrien de Bashar Al-Assad de ces atrocitĂ©s. Le New York Times, en particulier, a publiĂ© une longue analyse de son «expert» militaire, C. J. Chivers, qui se targuait de dĂ©montrer d’aprĂšs les trajectoires des roquettes, les vents dominants et d’autres Ă©lĂ©ments techniques, que les projectiles de gaz n’avaient pu ĂȘtre tirĂ©s que depuis des positions tenues par l’artillerie de l’armĂ©e syrienne.

Pendant plusieurs semaines, les attaques de Ghouta sont devenues un prĂ©texte pour une campagne va-t-en-guerre de la Maison-Blanche et des mĂ©dias amĂ©ricains et europĂ©ens. Obama a menacĂ© de lancer des frappes aĂ©riennes immĂ©diates, en affirmant que le gouvernement syrien avait franchi une «ligne rouge» interdisant l’usage des armes chimiques, qu’il avait Ă©tablie en 2012.

Le prĂ©sident amĂ©ricain a ensuite abruptement fait volte-face et annoncĂ© qu’il demanderait d’abord l’accord du CongrĂšs, pour finir par annuler les actions militaires visibles en faveur d’un accord nĂ©gociĂ© par le prĂ©sident russe Vladimir Poutine dans lequel Assad a acceptĂ© la supervision du dĂ©mantĂšlement de son stock d’armes chimiques.

D’aprĂšs Hersh, «le changement d’opinion d’Obama trouve son origine Ă  Porton Down, le laboratoire de la dĂ©fense dans le Wiltshire. Les renseignements britanniques avaient obtenu un prĂ©lĂšvement du sarin utilisĂ© dans l’attaque du 21 aoĂ»t et les analyses ont dĂ©montrĂ© que le gaz utilisĂ© ne correspondait pas aux variĂ©tĂ©s connues dans l’arsenal chimique de l’armĂ©e syrienne. Le message que les accusations contre la Syrie ne tiendraient pas a Ă©tĂ© rapidement relayĂ© Ă  l’état-major amĂ©ricain [
] en consĂ©quence les officiers amĂ©ricains ont envoyĂ© une mise en garde de derniĂšre minute au prĂ©sident, ce qui, Ă  leurs yeux, a abouti Ă  l’annulation de cette attaque.»

Le commandement de l’armĂ©e amĂ©ricaine savait Ă©galement que les affirmations de la Maison-Blanche selon lesquelles il ne pouvait y avoir aucune autre source pour ce gaz sarin que l’armĂ©e syrienne Ă©taient fausses. «Les communautĂ©s du renseignement amĂ©ricaines et britanniques Ă©taient au courant depuis le printemps 2013 que certaines unitĂ©s des rebelles en Syrie dĂ©veloppaient des armes chimiques», indique Hersh. «Le 20 juin, les analystes des renseignements militaires amĂ©ricains [la DIA] ont publiĂ© un briefing de cinq pages Ă  l’attention du directeur adjoint de la DIA, David Shedd, qui affirmait qu’Al-Nusra maintenait une cellule de production de sarin »

Hersh cite de longs passages de ce document du gouvernement amĂ©ricain, dont le bureau du directeur des renseignements nationaux amĂ©ricains nie maintenant l’existence:

«La relative libertĂ© d’opĂ©rations du Front Al-Nusra en Syrie nous porte Ă  croire qu’il sera difficile de gĂȘner les plans de ce groupe qui vise le recours aux armes chimiques [
] Des gens de Turquie et d’Arabie saoudite [
] tentaient d’obtenir les prĂ©curseurs du sarin en grandes quantitĂ©s, des dizaines de kilogrammes, probablement pour une production de grande ampleur anticipĂ©e en Syrie.»

Hersh note que des membres d’Al-Nusra ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s en Turquie en mai dernier en possession de deux kilogrammes de sarin. Leur acte d’accusation fait 130 pages et mentionne «la tentative d’acheter des dĂ©tonateurs, des tuyaux pour la construction de mortiers et des prĂ©curseurs chimiques du sarin». Ils ont tous Ă©tĂ© relĂąchĂ©s depuis en l’attente de leur procĂšs ou les accusations ont Ă©tĂ© abandonnĂ©es entiĂšrement.

Ces arrestations faisaient suite Ă  des attaques chimiques en Syrie en mars et en avril 2013 dans lesquelles une enquĂȘte de l’ONU avait trouvĂ© des preuves qui impliquaient les «rebelles» syriens. Une source a dĂ©clarĂ© Ă  Hersh: «Des enquĂȘteurs se sont entretenus avec les gens qui Ă©taient lĂ -bas, dont les mĂ©decins qui traitaient les victimes. Il Ă©tait clair que les rebelles utilisaient le gaz. Cela n’est pas sorti en public parce que personne ne voulait le savoir.»


Ce «personne», ce sont bien sĂ»r le gouvernement amĂ©ricain, ses alliĂ©s europĂ©ens et ses marionnettes Ă  l’ONU, ainsi que leurs soutiens politiques dans les mĂ©dias et dans les groupes de la pseudo-gauche comme l’International Socialist Organisation qui faisaient ouvertement campagne pour une intervention militaire en Syrie ou tentaient de la justifier en dressant un portrait des «rebelles» financĂ©s par les États-Unis en porteurs d’une rĂ©volution dĂ©mocratique.

Quand l’attaque du 21 aoĂ»t a eu lieu, Obama a ordonnĂ© au Pentagone de prĂ©parer des plans pour bombarder la Syrie et, comme un ex-responsable des renseignements l’a dĂ©clarĂ© Ă  Hersh, «la Maison-Blanche a rejetĂ© une liste de 35 cibles fournies par l’état-major, car elles ne vont pas faire “assez mal” au rĂ©gime Assad.»

Le plan de bombardement américain final comprenait une «frappe monstre» qui impliquait deux escadrilles de bombardiers B-52 équipés de bombes de 900 kg, ainsi que des missiles de croisiÚre Tomahawk lancés par des sous-marins et des navires de surface.

Hersh ajoute: «La nouvelle liste de cibles Ă©tait censĂ©e â€œĂ©radiquer complĂštement toute capacitĂ© militaire qu’avait Assad”, a dit l’ex-responsable des renseignements. Les cibles principales comprenaient le rĂ©seau Ă©lectrique, les dĂ©pĂŽts de pĂ©trole et de gaz naturel, tous les dĂ©pĂŽts logistiques et d’armement, toutes les installations de commandement et de contrĂŽle et tous les bĂątiments connus appartenant Ă  l’armĂ©e et aux services de renseignements.»

Le plan de bombardement prĂ©parĂ© Ă  la demande de la Maison-Blanche d’Obama aurait lui-mĂȘme constituĂ© un crime de guerre, causant des milliers, sinon des dizaines de milliers de victimes et paralysant toute la sociĂ©tĂ© syrienne.

Hersh passe ensuite Ă  sa rĂ©vĂ©lation la plus importante: les responsables amĂ©ricains pensent que le gouvernement turc ou ses agences de renseignements pourraient ĂȘtre Ă  l’origine des attaques au gaz Ă  Ghouta.

Il cite des inquiĂ©tudes dans l’armĂ©e amĂ©ricaine et les chefs des services de renseignements sur la possibilitĂ© qu’«il y ait eu certaines personnes au gouvernement turc» qui appuyaient «une tentative d’attaque au sarin en Syrie et qui voulaient forcer Obama Ă  tenir parole sur sa menace Ă  propos de la ligne rouge».

Cela a Ă©tĂ© renforcĂ© par la dĂ©couverte des services de renseignements militaires britanniques du type de gaz utilisĂ© Ă  Ghouta. Ils ont envoyĂ© un message aux amĂ©ricains: «On nous manipule lĂ .» Cela a Ă©tĂ© suivi par un nouveau message sur l’attaque de Ghouta indiquant qu’«un responsable important de la CIA a envoyĂ© fin aoĂ»t: “Ça n’a pas Ă©tĂ© causĂ© par le rĂ©gime en place [c.-Ă -d. Assad].” Le Royaume-uni et les États-Unis le savent.»

Hersh suggĂšre que l’ñpre controverse au sujet de l’attaque contre le consulat amĂ©ricain et la mission de la CIA Ă  Benghazi en Libye en 2012, qui avait tuĂ© quatre AmĂ©ricains dont l’ambassadeur en Libye, Christopher Stevens, est directement liĂ©e au conflit en Syrie.

Il a Ă©tĂ© largement rapportĂ© que la CIA avait livrĂ© des armes venant des stocks libyens depuis Benghazi aux rebelles syriens. Hersh cite une «annexe top secrĂšte» au rapport de la commission du SĂ©nat qui avait enquĂȘtĂ© sur l’attaque de Benghazi.

Ce document «dĂ©crivait un accord secret passĂ© dĂ©but 2012 entre les gouvernements Obama et Erdogan [turc] [
] D’aprĂšs cet accord, le financement venait de la Turquie, ainsi que d’Arabie saoudite et du Qatar; la CIA, avec le soutien du MI6, Ă©tait responsable de l’envoi d’armes provenant des stocks de Kahdafi vers la Syrie. Un certain nombre de compagnies-Ă©crans ont Ă©tĂ© Ă©tablies en Libye, certaines sous le couvert d’entitĂ©s australiennes. Des soldats amĂ©ricains Ă  la retraite, qui ne savaient pas toujours qui les employait rĂ©ellement, Ă©taient embauchĂ©s pour gĂ©rer l’approvisionnement et les expĂ©ditions. Cette opĂ©ration Ă©tait dirigĂ©e par David Petraeus, le directeur de la CIA qui a dĂ©missionnĂ© peu aprĂšs quand on a appris qu’il avait une liaison avec sa biographe.»

D’aprĂšs Hersh, aprĂšs le fiasco de Benghazi, la CIA s’est retirĂ©e de l’affaire, mais la liaison Libye-Turquie-Syrie a continuĂ© de fonctionner et a peut-ĂȘtre livrĂ© des lance-missiles sol-air portables que le gouvernement Obama s’était opposĂ© Ă  fournir aux rebelles parce qu’il s’inquiĂ©tait des risques pour les avions civils.

Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a chargĂ© l’Organisation des renseignements nationaux turcs (MIT) de mettre au point une provocation qui donnerait un prĂ©texte Ă  une intervention directe de l’armĂ©e amĂ©ricaine. Hersh cite sa source: «Le MIT faisait la liaison politique avec les rebelles et la Gendarmerie gĂ©rait la logistique militaire, les conseils sur place et l’entraĂźnement,y compris l’entraĂźnement Ă  la guerre chimique», a indiquĂ© l’ex-responsable des renseignements. «Accentuer le rĂŽle de la Turquie au printemps 2013 Ă©tait considĂ©rĂ© comme la solution Ă  ses problĂšmes lĂ -bas [
] l’espoir d’Erdogan Ă©tait d’instiguer un Ă©vĂ©nement qui forcerait les États-Unis Ă  franchir la ligne rouge. Mais Obama n’a pas rĂ©agi en mars et en avril.»

Deux sources ont dĂ©crit Ă  Hersh un dĂźner d’affaires durant la visite d’Erdogan Ă  Washington en mai 2013 durant lequel Obama, le ministre des Affaires Ă©trangĂšres John Kerry et le conseiller Ă  la SĂ©curitĂ© nationale Thomas Donilon ont rencontrĂ© Erdogan, le ministre des Affaires Ă©trangĂšres Ahmet Davutoglu et le chef du MIT Hakan Fidan. Erdogan a demandĂ© Ă  Obama d’attaquer la Syrie, en lui disant «votre ligne rouge a Ă©tĂ© franchie». Obama a ensuite pointĂ© Fidan et dit, «Nous savons ce que vous faites avec les radicaux en Syrie.»


Hersh cite un «consultant des renseignements amĂ©ricains» qui dĂ©crit un briefing secret Ă  l’attention de Martin Dempsey, prĂ©sident de l’état-major, et du ministre de la DĂ©fense Chuck Hagel, prĂ©parĂ© avant l’attaque au gaz du 21 aoĂ»t. Ce briefing notait «l’anxiĂ©tĂ© aiguë» du rĂ©gime Erdogan Ă  propos des reculs militaires des rebelles syriens et a prĂ©venu que la direction turque sentait «le besoin de faire quelque chose qui prĂ©cipiterait une rĂ©action militaire amĂ©ricaine».

Durant la pĂ©riode qui a suivi les attaques au gaz, explique la source de Hersh qui faisait partie des services de renseignements, des interceptions de communications et d’autres donnĂ©es soutenaient la suspicion que la Turquie avait organisĂ©e l’attaque de Ghouta. «“Nous savons maintenant que c’était une opĂ©ration secrĂšte planifiĂ©e par les gens d’Erdogan pour pousser Obama Ă  franchir la ligne rouge”, a dit la source. “Il fallait qu’ils passent Ă  une attaque au gaz Ă  Damas oĂč Ă  proximitĂ© quand les inspecteur de l’ONU” – qui arrivaient Ă  Damas le 18 aoĂ»t pour enquĂȘter sur les prĂ©cĂ©dents usages de gaz – “y seraient. L’objectif Ă©tait de faire quelque chose de spectaculaire. Nos responsables militaires haut placĂ©s se sont vu dire par la DIA et d’autres sources de renseignements que le sarin arrivait par la Turquie – qu’il n’avait pu arriver lĂ  qu’avec le soutien des Turcs. Les Turcs ont Ă©galement fourni l’entraĂźnement pour la production du sarin et sa manipulation.”»

Il y a tout juste une semaine, d’autres renseignements sont venus corroborer le rapport de Hersh. Une vidĂ©o d’une rĂ©union de responsables turcs publiĂ©e sur YouTube, avec Fikan, dans laquelle le chef des renseignements suggĂšre que les agents turcs devraient monter une attaque contre une mosquĂ©e en Syrie pour fournir un prĂ©texte Ă  une invasion turque du pays.

Ce rapport de Hersh est son second exposĂ© long en quatre mois sur l’attaque au gaz Ă  Damas qui a Ă©tĂ© faussement prĂ©sentĂ©e. Les deux articles ont Ă©tĂ© publiĂ©s dans ce journal britannique parce qu’aucun grand journal ou magazine amĂ©ricain ne veut publier d’articles de ce journaliste qui a obtenu le prix Pulitzer.

Depuis son reportage sur le massacre de My Lai au Vietnam pour le New York Times, Hersh s’est spĂ©------ / /Ă© dans le dĂ©veloppement de sources dans l’appareil militaire et des services de renseignements amĂ©ricains, frĂ©quemment celles qui ont des divergences politiques avec le gouvernement en place Ă  Washington. Hersh a quittĂ© le Times pour Newsday et a ensuite Ă©crit pour leNew Yorker pendant de nombreuses annĂ©es.

Le New Yorker et le Washington Post ont tout deux refusĂ© de publier son premier article sur l’attaque au gaz Ă  Ghouta, qui imputait l’attaque aux rebelles syriens du Front Al-Nusra, forçant Hersh Ă  trouver un Ă©diteur britannique pour son rapport. La presse amĂ©ricaine a Ă©tĂ© largement silencieuse sur celui-ci et a pour le moment tait cette derniĂšre rĂ©vĂ©lation.

Patrick Martin



Article original, WSWS, paru le 7 avril 2014

http://www.mondialisation.ca/nouvel-expose-de-seymour-hersh-la-turquie-a-organisee-des-attaques-au-gaz-pour-provoquer-une-guerre-des-etats-unis-contre-la-syrie/5377163
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narine
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MessagePosté le: 15 Avr 2014 17:31    Sujet du message: Répondre en citant

Puis rajoutons le discours de Dr Bachar al-Jaafari, délégué permanent de la Syrie auprÚs des Nations Unies que BFM TV passe en boucle au nom de la communauté internationale !!! Smile Smile

Citation:
Syrie : Une campagne de diffamation orchestrĂ©e au sein du Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU


Les gouvernements et la presse des faux « amis de la Syrie » sont certainement satisfaits des dĂ©clarations de Mme Navi Pillay devant le Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU, rĂ©uni Ă  huis clos, le 8 avril 2014. Quoi de plus stimulant pour continuer Ă  sereinement lobotomiser le plus grand nombre en accusant le Gouvernement syrien et l’ArmĂ©e nationale syrienne de tuer le peuple syrien ?



En bref, Madame la haute commissaire de l’ONU aux droits de l’homme a estimĂ© que « le rĂ©gime syrien est le principal responsable des exactions commises dans le pays
 le Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU doit saisir la Cour PĂ©nale Internationale
 les agissements des deux parties ne sont pas comparables
 les violations perpĂ©trĂ©es par les forces gouvernementales dĂ©passent largement celles des insurgĂ©s ! » [1][2]. Autant d’accusations convenues et inchangĂ©es de son propre aveu depuis AoĂ»t 2011, malgrĂ© la cruautĂ© de la « partie prĂ©tendument insurrectionnelle » qui n’est mĂȘme plus ignorĂ©e par les mĂ©dias complices, effarĂ©s devant tant d’horreurs !

Pour mĂ©moire, voici la traduction de la rĂ©ponse du Dr Bachar al-Jaafari, dĂ©lĂ©guĂ© permanent de la Syrie auprĂšs des Nations Unies, aux dĂ©clarations de Mme Navi Pillay et aux omissions de Mme ValĂ©rie Amos, secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale adjointe des Nations unies chargĂ©e des affaires humanitaires, coordonnatrice des secours d’urgence, et chef du Bureau de la coordination des affaires humanitaires !

-----------------------------------------------------

Mesdames et Messieurs,

Madame le Haut-Commissaire aux droits de l’homme vient de terminer son briefing auprĂšs des membres du Conseil de sĂ©curitĂ© sur de nombreux sujets, y inclus sur la situation de mon pays, la Syrie.

Vous avez tous entendu ce qu’elle vient de dire, avant de quitter ce podium, de son impression personnelle et de sa propre Ă©valuation de la situation syrienne. Vous l’avez entendue se rĂ©fĂ©rer Ă  sa position premiĂšre adoptĂ©e dĂšs AoĂ»t 2011. C’est ce qu’elle a dit : AoĂ»t 2011 ! Ce qui correspond Ă  quelques mois aprĂšs le dĂ©but de la crise en Syrie [3] ; alors qu’aprĂšs cela, elle a dĂ©clarĂ© qu’il y avait eu violation des droits humains par les deux parties : les forces gouvernementales et les groupes armĂ©s terroristes [4]. En soi, cela confirme et corrobore sa lecture biaisĂ©e de la situation en Syrie depuis le dĂ©but.

Il est malheureux que Madame le Haut-Commissaire, qui occupe une fonction aussi importante et sensible au Haut-Commissariat des droits de l’Homme [HCDH], se soit autorisĂ©e, d’emblĂ©e, Ă  servir d’outil de pression contre le gouvernement syrien. Elle est devenue partie intĂ©grante d’une campagne orchestrĂ©e par certains membres influents de ce Conseil pour venir s’exprimer Ă  chaque fois qu’ils l’ont invitĂ©e Ă  contribuer Ă  leur politique de pression. Il n’est donc pas Ă©tonnant que la France, la Grande Bretagne et les dĂ©lĂ©gations US l’aient conviĂ©e, aujourd’hui, pour jouer leur partition contre mon gouvernement.

Il est aussi vraiment dĂ©plorable que Madame Amos n’ait pas mentionnĂ© devant le Conseil ou devant vous, journalistes accrĂ©ditĂ©s par l’ONU, le problĂšme des terroristes takfiristes sĂ©vissant en Syrie. Elle n’a mĂȘme pas Ă©voquĂ© le fait qu’ils Ă©taient prĂ©sents par dizaines de milliers, combattant le gouvernement, perpĂ©trant des crimes, massacrant des civils, assassinant des citoyens innocents.

Elle a oubliĂ© de signaler quoi que ce soit sur ce qui se passe Ă  Kessab et sur les groupes terroristes affiliĂ©s Ă  Al-Nosra, au Front islamiste, et Ă  d’autres groupes terroristes qui sont arrivĂ©s en provenance du territoire turc et qui se sont mis Ă  massacrer des civils syriens dans cette rĂ©gion oĂč la plupart des habitants sont d’origine armĂ©nienne et oĂč, comme vous le savez, les combats se poursuivent encore.

Elle aurait dĂ» vous Ă©clairer un tant soit peu sur ce grave problĂšme parce qu’il pourrait ĂȘtre la raison d’une violente conflagration rĂ©gionale et d’une importante escalade militaire. Elle n’a rien dit, non plus, sur l’implication du gouvernement turc derriĂšre les activitĂ©s terroristes ni Ă  Kessab, ni ailleurs.

L’un d’entre vous l’a interrogĂ©e sur la trĂšs importante information donnĂ©e par M. Seymour Hersh dans son dernier article [5][6] faisant Ă©tat de « l’implication directe » du gouvernement turc d’Erdogan dans le massacre aux armes chimiques ayant eu lieu dans la Ghouta de Damas le 21 AoĂ»t de l’annĂ©e derniĂšre
 Mais c’est comme si, cette question ne faisait pas partie de son mandat, lequel consisterait uniquement Ă  coincer le gouvernement syrien et Ă  jouer, elle aussi, sa partition dans cette campagne orchestrĂ©e au sein mĂȘme du Conseil de sĂ©curitĂ©, de telle sorte que les dirigeants syriens finissent par ĂȘtre dĂ©fĂ©rĂ©s devant le Tribunal PĂ©nal International [TPI], tel que souhaitĂ©.

Venant d’une haute responsable du HCDH, cette situation est vraiment terrifiante. Elle agit en irresponsable. Elle va au-delĂ  de son mandat. De plus, elle ne protĂšge pas les droits humains, mais permet Ă  des terroristes takfiristes et Ă  certains gouvernements
 saoudien, qatari, turc 
 de continuer Ă  massacrer la population civile syrienne et de dĂ©fier le gouvernement, n’importe quel gouvernement au monde, y compris ceux qui sont influents au sein de ce Conseil ou ceux qui se sont profondĂ©ment impliquĂ©s dans les massacres en Syrie.

Tous les gouvernements ont le droit, selon leur Constitution, de dĂ©fendre l’ordre Ă  l’intĂ©rieur de leur frontiĂšre pour garantir la sĂ©curitĂ© de leur population. Mais, une fois de plus, et en dĂ©pit de toutes les informations concernant l’implication du gouvernement turc – aussi bien celles rapportĂ©es par M. Seymour Hersh que celles Ă©ventĂ©es par des enregistrements audio entre le ministre des Affaires Ă©trangĂšres et le chef des services secrets turcs [7] complotant et bluffant l’opinion public par la fabrication d’une opĂ©ration sous « faux drapeau » devant conduire Ă  l’invasion militaire de la Syrie – Mme Amos a jugĂ© qu’elle n’était pas concernĂ©e. Ce n’est pas dans son mandat !

Comme si, elle n’avait jamais entendu parler des milliers et des milliers de terroristes, de diffĂ©rentes nationalitĂ©s, prĂ©sents sur le territoire syrien
 La majoritĂ© de ceux qui ont attaquĂ© Kessab la semaine derniĂšre venaient du Maroc et de la Tunisie. Mais ce n’est pas dans son mandat !

Ce n’est pas dans son mandat car, comme je l’ai dit, son mandat consiste uniquement Ă  rĂ©pondre positivement aux tentatives de manipulations des membres influents de ce Conseil, de sorte que leur dĂ©libĂ©ration du jour sur la question syrienne aboutisse Ă  prĂ©parer le terrain Ă  des projets de rĂ©solution, ou autres, pouvant mener le gouvernement syrien devant le TPI. Ses actions sont dĂ©sormais infĂ©odĂ©es et son comportement est irresponsable !


Question : Vous dites que les preuves avancĂ©es par Simon Hersh, et celles apparues dans l’enregistrement audio entre responsables turcs, ont Ă©tĂ© ignorĂ©es. Avez-vous adressĂ© des courriers, des explications, ou d’autres documents audio concernant des faits aussi graves, notamment l’utilisation des armes chimiques par l’opposition ?

Nous avons adressĂ© des dizaines de courrier depuis le dĂ©but des Ă©vĂ©nements, et derniĂšrement nous en avons adressĂ© une dizaine, au nom de notre gouvernement, concernant et l’enregistrement des conversations tĂ©lĂ©phoniques entre responsables turcs dont le ministre des Affaires Ă©trangĂšres, et l’agression militaire turque ouvertement menĂ©e contre la rĂ©gion de Kessab situĂ©e prĂšs de la frontiĂšre syro-turque. Ceci, sans parler de mes rĂ©unions et rencontres avec de nombreux ambassadeurs et hauts fonctionnaires des Nations Unies.

Oui, nous avons informĂ© le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral par l’intermĂ©diaire de la directrice de son cabinet, et j’ai moi-mĂȘme informĂ© M. Eliasson ainsi que d’autres hauts responsables aux Nations Unies de la dangereuse escalade et des manipulations du gouvernement turc.

L’article de M. Hersh est d’une grande importance puisque qu’il existe des recoupements avec les donnĂ©es de l’enregistrement issu du bureau du ministre turc des Affaires Ă©trangĂšres ; ce qui confirme absolument la participation du gouvernement turc, d’une part Ă  l’attaque chimique de la population civile le 21 AoĂ»t 2013, d’autre part Ă  l’escalade militaire et Ă  la fabrication d’une fausse agression syrienne cherchant Ă  pousser le prĂ©sident Obama Ă  intervenir militairement en Syrie, sous prĂ©texte que le gouvernement syrien a dĂ©passĂ© « la ligne rouge ». Ce mĂȘme article est aussi d’une grande importance parce qu’il indique que le prĂ©sident Obama Ă©tait au courant des manƓuvres du gouvernement turc dont la conduite va Ă  l’encontre de toutes les lois et chartes internationales.


Question : Quelle est la position de votre gouvernement Ă  l’égard de GenĂšve III ou de la pause de GenĂšve II ? Vendredi dernier a lieu une rencontre entre les militaires amĂ©ricains, Chuck Hagel et Martin Dempsey, et le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’ONU
 que pensez-vous du Conseil de sĂ©curitĂ© et de l’ONU ?

Concernant les pourparlers de GenĂšve, nous attendons les initiatives de M. Brahimi. Jusqu’ici, il n’est pas revenu vers Damas et n’a avancĂ© aucune proposition.

Concernant le Conseil de sĂ©curitĂ©, nous avons eu Ă  formuler de sĂ©rieuses observations
 Vous vous rappelez sans doute qu’en 2008 un accord ONU/OTAN [8] a Ă©tĂ© conclu sans en rĂ©fĂ©rer aux États membres et sans consulter l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations Unies. Nous espĂ©rons que le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral fera entendre la voix de la sagesse aux responsables militaires Ă  Washington pour reflĂ©ter la nature mĂȘme des Nations Unies, fondĂ©es pour le rĂšglement pacifique des conflits.

Question : Pensez-vous, comme le Conseil de sécurité, que le rÚglement du conflit en Syrie ne passe pas par la solution militaire ?

Bien sĂ»r que nous le pensons. Nous l’avons dit Ă  maintes reprises. C’est sur la base de cette conviction que nous avons participĂ© aux pourparlers de GenĂšve. Bien sĂ»r que nous cherchons une solution politique Ă  la crise syrienne menĂ©e par les Syriens eux-mĂȘmes, conformĂ©ment au plan de Kofi Annan et aux rĂ©solutions consensuelles du Conseil de sĂ©curitĂ© dont la rĂ©solution 2118 [9]. Mais il est Ă©vident que nous ne pouvons pas y arriver Ă  nous seuls. Nous avons besoin que les parties qui ont autoritĂ© sur les groupes terroristes armĂ©s exercent sĂ©rieusement leur influence pour qu’ils cessent d’envahir notre territoire, de tuer nos civils, et de violer notre souverainetĂ©.

Question : Lorsque vous parlez de combattants Ă©trangers, incluez-vous les Iraniens et ceux du Hezbollah ? Mme Pillay a dit qu’il y avait violations des droits humains de toutes parts, mais que les bombardements aĂ©riens et les gazages terrestres entrainaient encore plus de dommages


En trois ans de crise, Mme Pillay ne s’est jamais rendue en Syrie et parle sans tenir compte de ce qui s’y passe rĂ©ellement. Elle a nĂ©gligĂ© tous les rapports Ă©manant des agents onusiens basĂ©s Ă  Damas pour ne prĂȘter son attention qu’aux rapports venant de ce qu’elle appelle « les camps de rĂ©fugiĂ©s syriens », oĂč de nombreux opposants sont prĂ©sents. Elle manipule et biaise la vĂ©ritĂ©, utilisant sa fonction pour exercer encore plus de pression sur le gouvernement syrien, ce qui constitue une violation de son mandat et de nos droits en tant qu’État membre. Nous l’avons Ă©lue pour nous reprĂ©senter, non pour travailler sur d’autres agendas !

Question : Monsieur l’Ambassadeur, dois-je comprendre que vous niez toutes les allĂ©gations de violation des droits humains du cĂŽtĂ© gouvernemental ?

Absolument ! Nous l’avons dit et rĂ©pĂ©tĂ©. Nous ne l’avons pas simplement niĂ©, mais nous avons dĂ©clarĂ© que toutes ces accusations sont fausses et non crĂ©dibles. Les membres de la dite « Commission d’enquĂȘte indĂ©pendante » ne se sont pas rendus sur place. Ils ne savent pas ce qui s’y passe. Ils n’ont pas tenu compte de nos rapports. J’ai adressĂ©, au nom de mon gouvernement, plus de 500 lettres. Ils ne les ont pas lues ! Ils n’ont pas Ă©coutĂ© nos dĂ©clarations. Ils le font volontairement pour que notre voix ne puissent pas ĂȘtre entendue par la dite « communautĂ© internationale ». Encore une fois, tout cela fait partie d’une campagne orchestrĂ©e pour coincer et diaboliser le gouvernement syrien.

Je vous remercie !

Dr Bachar al-Jaafari

Délégué syrien permanent auprÚs des Nations Unies

08/04/2014

Source : Vidéo shaamnews 100

ConfĂ©rence de presse du Dr Bachar al-Jaafari suite Ă  la rĂ©union, Ă  huis clos, du Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU le 8 Avril 2014

https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=3vEhWvYl_8E

Texte transcrit et traduit par Mouna Alno-Nakhal pour [url]Mondialisation.ca[/url]



Notes :

[1] Atrocités en Syrie: le régime El-Assad blùmé

http://actualites.ca.msn.com/international/atrocit%C3%A9s-en-syrie-le-r%C3%A9gime-el-assad-bl%C3%A2m%C3%A9

[2] Vidéo : UN / SYRIA UPDATE
[url]
http://www.unmultimedia.org/tv/unifeed/2014/04/un-syria-update-4/[/url]

[3] Syrie : Navi Pillay prévient les autorités que le monde est témoin du carnage

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp/storyF.asp?NewsID=25986&Cr=Syrie&Cr1=#.U0WuqVcufeI

[4] Syrie : “un cauchemar” pour Navi Pillay

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/05/27/97001-20130527FILWWW00416-syrie-un-cauchemar-pour-navi-pillay.php

[5] Obama, Erdogan, les rebelles syriens et la ligne rouge (London Review of Books)

http://www.legrandsoir.info/obama-erdogan-les-rebelles-syriens-et-la-ligne-rouge-london-review-of-books.html

[6] Nouvel exposĂ© de Seymour Hersh: la Turquie a organisĂ© des attaques au gaz pour provoquer une guerre des États-Unis contre la Syrie

http://www.mondialisation.ca/nouvel-expose-de-seymour-hersh-la-turquie-a-organisee-des-attaques-au-gaz-pour-provoquer-une-guerre-des-etats-unis-contre-la syrie/5377163?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=nouvel-expose- de-seymour-hersh-la-turquie-a-organisee-des-attaques-au-gaz-pour-provoquer-une- guerre-des-etats-unis-contre-la-syrie

[7] La Turquie prĂ©parait une opĂ©ration ‘sous faux drapeau’ pour agresser la Syrie

http://www.mondialisation.ca/la-turquie-preparait-une-operation-sous-faux-drapeau-pour-agresser-la-syrie/5376499

[8] L’accord secret entre l’ONU et l’OTAN

http://www.internationalnews.fr/article-29002022.html

[9] Syrie / ONU : La rĂ©solution 2118 passĂ©e au crible de la rĂ©alité 

http://www.mondialisation.ca/syrie-onu-la-resolution-2118-passee-au-crible-de-la-realite/5352346



Donc, de mĂ©moire, il me semble que les États-Unis non pas signĂ© pour la C.P.I., mais la Turquie... oui.. (peut-ĂȘtre que je me trompe dans tous les sens !!) Smile mais pendant qu'Obama lĂ©galise le cannabis, et s'occupe d'Ukraine, il y a des trĂšs grandes possibilitĂ©s que toute l’organisation de malfaiteur de Tayyip Erdogan finisse trĂšs trĂšs mal !

Sur ce, allons souper et dormons du sommeil du juste ! Smile
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