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Cuneytbelmondo
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Inscrit le: 29 Jan 2010
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MessagePosté le: 28 Jan 2014 2:35    Sujet du message: Répondre en citant

Le Bilan 2013 de la politique étrangère de la Turquie

Lors des débats parlementaires du Budget 2014, Osman Korutürk, un député du CHP a estimé qu’ Ahmet Davutoðlu était, au sein du gouvernement turc, le ministre qui avait le moins bien réussi cette année. Le chef de la diplomatie turque a répondu que le point de vue d’un parti d’opposition sur ses performances avait peu d’importance et qu’au bout du compte seule comptera l’opinion des électeurs. Or, a-t-il rappelé une majorité d’entre eux ont majoritairement donné leur voix à son parti au cours des 7 scrutins qui ont eu lieu depuis 2002 (3 législatifs, 2 référendums et 2 locaux). Et il a conclu en estimant que sa politique étrangère n’était pas pour rien dans ce résultat, en se disant confiant sur le soutien que lui apportait toujours l’opinion publique.

Le propos d’Osman Korutürk fait néanmoins écho aux critiques répétées et parfois très sévères des derniers mois formulées à l’encontre de la politique étrangère suivie par le gouvernement de Recep Tayyip Erdoðan. Dans les annéesBilan Polex2013-2 2000, celle-ci a pourtant été considérée comme l’une des réussites des nouveaux dirigeants de l’AKP et sans doute a-t-elle contribué à leurs succès électoraux, mais en 2013, le vent a tourné et les nuages n’ont cessé de s’amonceler pour maître Davutoðlu. Sur les 7 scrutins gagnées, rappelés par le ministre des affaires étrangères à la tribune de l’assemblée, le dernier remonte déjà à juin 2011, une époque où le fameux «modèle turc» faisait fureur au Moyen-Orient après les «printemps arabes». Et même si la politique étrangère est rarement l’un des enjeux majeurs des élections, celles qui s’annoncent en 2014 (locales et présidentielles) pourraient bien pâtir des résultats contrastées de la diplomatie turque en 2013. Ce constat est d’autant plus préoccupant pour un gouvernement qui est atteint, depuis le 17 décembre dernier, par des affaires de corruption de grande ampleur (notre édition du 18 décembre 2013).

Les cauchemars syrien et égyptien de la Turquie

Ce sont bien les bases de ce que l’on a appelé «la nouvelle politique étrangère turque» qui ont montré leur fragilité au cours de l’année écoulée, à commencer par la fameuse «politique du zéro problème avec nos voisins». D’aucuns font remarquer, en effet, qu’en cette fin d’année 2013, la Turquie n’a plus d’ambassadeurs dans 3 pays clefs de la région (l’Egypte, Israël, la Syrie), et donc qu’en matière de politique de bon voisinage, la diplomatie turque peut sans doute mieux faire.

Naguère fleuron de la «nouvelle politique étrangère» d’Ankara, les relations turco-syriennes ont continué leur descente aux enfers. Déjà très inquiétante l’an passé, la crise syrienne touche de plus en plus directement la société turque. Au-Bilan Polex2013-3delà des incidents de frontière qui se sont poursuivis, la détérioration de la situation cette année s’est traduite par le spectaculaire attentat de Reyhanlý (qui a fait plus de 50 victimes, cf. notre édition du 15 mai 2013) et par l’afflux toujours plus important de réfugiés syriens (plus de 700 000 actuellement rien que dans les camps alors qu’ils n’y étaient que 100 000 en début d’année) qui ont fait leur apparition dans les parcs publics des grandes villes turques. Tout au long de l’année, le gouvernement turc a tenté en vain de faire réagir la communauté internationale. En mai dernier, lors de son séjour aux Etats-Unis, Recep Tayyip Erdoðan n’a réussi à obtenir que des assurances formelles de soutien (cf. notre édition du 20 mai 2013) et en septembre, ses espoirs d’intervention militaire contre le régime de Bachar el-Assad, après l’usage d’armes chimiques dans la banlieue de Damas, ont finalement tourné court (cf. notre édition du 16 septembre 2013). En outre, au cours des dernières semaines, la prise de contrôle, dans le nord ouest du pays, des principaux points d’appui de l’Armée Libre Syrienne (ASL) par des rebelles islamistes, après l’établissement depuis septembre dernier d’une région autonome kurde de fait, à l’est, ont fait comprendre à la Turquie que la rébellion qui sévissait de l’autre côté de la frontière ne lui était plus toujours favorable, et pouvait même lui causer de très sérieux problèmes.

L’autre déconvenue majeure de la politique turque de voisinage a découlé bien sûr de la détérioration subite des relations turco-égyptiennes (cf. notre édition du 17 juillet 2013). La victoire de Mohamed Morsi en 2012 et l’accentuation de la convergence entre Ankara et Le Caire, qui s’en était ensuivie, avaient paru conforter des fondements régionaux de la diplomatie turque qui commençaient à être ébranlés par les lendemains contrastés des « printemps arabes ». Las ! L’incapacité des Frères musulmans à stabiliser économiquement le pays et leurs erreurs politiques ont rapidementBilan Polex2013-4 montré que l’Egypte constituait pour la Turquie un compagnon de route fragile qu’elle devrait porter à bout de bras, le cas échéant. Le coup d’Etat et les massacres qui ont suivi, au Caire, la chute de Mohamed Morsi, au cours de l’été 2013, ont brutalement interrompu un rapprochement peu convaincant entre les deux pays (cf. notre édition du 18 août 2013). En continuant à vouer le régime intérimaire égyptien aux gémonies, alors même qu’il renvoyait son ambassadeur au Caire en septembre pour essayer de sauver ce qui pouvait l’être, le gouvernement turc a suivi une stratégie difficilement lisible. En novembre 2013, il a fini par se retrouver en porte-à-faux par rapport aux positions des Américains, qui en dépit du gel de leur aide militaire à l’Egypte, ont fini par normaliser leurs relations avec Le Caire. C’est ce qui explique que les nouveaux dirigeants égyptiens aient saisi le prétexte des déclarations tonitruantes de Recep Tayyip Erdoðan à leur encontre pour réduire le niveau de leurs relations avec Ankara et déclarer l’ambassadeur de Turquie au Caire «personna non grata» (cf. nos éditions du 24 novembre 2013 et du 9 décembre 2013).

Des éclaircies à confirmer

Soyons juste, à l’heure où dans les médias, le «Davutoðlu Bashing» a de plus en plus tendance à supplanter le «Davutoðlu Praising», en dépit du caractère spectaculaire de ces déboires syrien et égyptien, 2013 n’a pas été qu’une Bilan Polex2013-5année noire pour la diplomatie turque, et des acquis doivent être relevés. Dans ce registre, on pense bien sûr au nouveau dialogue entre Ankara et Tel-Aviv, consécutif aux excuses officielles présentées par l’Etat hébreu (cf. notre édition du 24 mars 2013). L’événement a été célébré par le gouvernement turc comme une victoire, mais n’a pourtant pas encore débouché sur une normalisation véritable des relations entre les deux pays. Les négociations sur l’indemnisation des victimes du Mavi Marmara, qui constituent aussi une condition du règlement du conflit, trainent en longueur, et plus généralement la Turquie dont l’étoile a pâli chez ses voisins arabes ne paraît pas pressée de renouer avec son ancien allié.

Plus convaincants sont en revanche les efforts faits pour se rapprocher du gouvernement fédéral irakien. Ankara est pourtant plus proche que jamais du régime kurde nord irakien. Le 16 novembre dernier, Recep Tayyip Erdoðan a accueilliBilan Polex2013-6 Massoud Barzani à Diyarbakýr (cf. notre édition du 19 novembre 2013), adressant ainsi une mise en garde au PKK et à sa branche syrienne le PYD, pour le cas où ils seraient tentés de remettre en cause le processus de règlement politique de la question kurde en Turquie que le leader de l’AKP a engagé depuis le début de l’année. Par ailleurs, le gouvernement turc a pris soin de trouver un terrain d’entente avec le gouvernement fédéral irakien, avant la signature de nouveaux contrats pétroliers avec Erbil. L’heure est de toute évidence à l’apaisement avec les Irakiens, des visites officielles au plus haut niveau étant annoncées pour l’année à venir. Mais il faudra que cette réconciliation soit confirmée par des initiatives politiques durables.

L’élection d’Hassan Rohani et les espoirs de solution du dossier nucléaire iranien ont également fait décroître les tensions entre Ankara et Téhéran, au cours du second semestre 2013. La crise syrienne et le soutien turc aux rebelles Bilan Polex2013-7avaient détérioré à Téhéran la bonne image qu’avait gagnée la Turquie depuis l’accord tripartite de juin 2010 (cf. notre édition du 24 mai 2010) et son refus de voter les sanctions américaines contre la République islamique (cf. notre édition du 12 juin 2010). Au cours des trois dernières années, l’Iran s’était remis à considérer son puissant voisin comme un rival et certains de ses dirigeants n’hésitaient pas à s’en prendre à ce pays membre de l’OTAN ayant accepté l’installation du bouclier antimissile américain et la présence de rampes de Patriots dans le sud-est de son territoire. L’élection d’un président plus modéré à Téhéran et la possible levée des sanctions économiques, suite à l’accord intervenu avec les grandes puissances sur le dossier nucléaire, en novembre 2013, pourrait favoriser un nouveau dialogue turco-iranien, bien utile au moment où l’on recherche toujours une solution à la crise syrienne.

A ces éclaircies plus ou moins intenses israélienne, irakienne et iranienne, s’ajoute des espoirs chypriote et arménien. Alors que les deux communautés chypriotes ont accepté récemment de fusionner leurs fédérations de football, le climatBilan Polex2013-8 dans lequel se tiennent les négociations qui se déroulent actuellement a été qualifié «d’atmosphère psychologique favorable» par Ahmet Davutoðlu, fortement mobilisé ces dernières semaines par la recherche d’une solution. Cela suffira-t-il pour résoudre un conflit fossilisé depuis bientôt 40 ans ? Rien n’est moins sûr… La visite à Erevan, les 12 et 13 décembre derniers, de l’infatigable ministre turc des affaires étrangères a également suscité l’espoir d’une relance de la ratification des protocoles de normalisation des relations turco-arméniennes, gelée depuis 4 ans (cf. notre édition du 12 octobre 2009), et ce d’autant plus que le chef de la diplomatie turque a déclaré pour la première fois que les déportations d’Arméniens en 1915 avaient constitué «un acte inhumain qu’il n’est pas possible de soutenir.»

Les fondamentaux de la nouvelle politique étrangère turque en péril

Bien que ces avancées ne soient pas négligeables, elles restent pourtant incertaines. De façon significative, la plupart d’entre elles se sont développées dans la seconde moitié de l’année 2013, comme si l’on avait voulu colmater dans les derniers mois, les brèches ouvertes par l’aggravation de la crise syrienne et par le nouveau différend turco-égyptien. Ces ouvertures dans le voisinage de la Turquie auront d’autant plus de mal à réhabiliter la diplomatie turque que d’autres fondamentaux sont atteints.

La capacité turque à être un médiateur régional s’est réduite. L’Iran est de retour aux côtés d’un Hamas moins exclusivement tourné vers Ankara, et depuis les événements de Gezi Parký, l’image de la Turquie n’est plus aussi Bilan Polex2013-9favorable dans le monde arabe. La 5e enquête du think tank TESEV (publiée début décembre), sur la perception de la Turquie dans les pays musulmans, indique un net recul de la popularité d’Ankara. Signe des temps, le forum économique turco-arabe, jadis grand messe célébrant annuellement la nouvelle convergence entre la Turquie et ses voisins arabes, n’a pu avoir lieu cette année, aucun pays arabe n’ayant souhaité accueillir cette manifestation. Plus surprenant encore, le dérapage verbal de Recep Tayyip Erdoðan, en octobre dernier, au Kosovo, qui a vu le premier ministre turc affirmer que «le Kosovo c’est la Turquie» (cf. notre édition du 29 octobre 2013), a ruiné en partie les acquis de plusieurs années d’efforts politiques d’Ankara dans les Balkans. Après cet incident, choquée la Serbie a refusé, en effet, d’accueillir à Belgrade le sommet tripartite qui la réunissait annuellement avec laBilan Polex2013-10 Turquie et la Bosnie. Enfin, les espoirs eurasiatiques que Recep Tayyip Erdoðan nourrissait au début de cette année, lorsqu’il annonçait une prochaine intégration de son pays dans le groupe de Shanghai (SCO – Shanghai Cooperation Organization), n’ont pas fait long feu. Présentée comme une alternative possible à l’adhésion à l’Union européenne par le premier ministre turc, l’entrée de la Turquie dans cette organisation eurasiatique s’avère compromise. La Chine, la Russie et les pays d’Asie centrale qui la composent n’ont en effet pas invité la Turquie à leur dernier sommet de septembre, en jugeant manifestant que celle-ci restait trop proche des Américains et de leurs alliés.

Un retour vers l’Ouest en demi teinte

Beaucoup à l’Ouest voudraient donc croire que la Turquie revient effectivement vers ses alliés occidentaux traditionnels. Mais ils ont été surpris, en septembre dernier, par la décision du gouvernement turc d’attribuer le marché de sa défense Bilan Polex2013-11antimissile à la compagnie chinoise CPMIEC, optant ainsi pour un système incompatible avec celui de l’OTAN. Cette décision paradoxale, qui n’est certes pas définitive, a peut-être cherché à obtenir en fait le système américain des missiles Patriots à un meilleur prix, mais le Congrès a récemment fait savoir qu’il ne dépenserait pas un sous pour rendre le système chinois compatible avec celui de l’OTAN, si jamais Ankara maintenait son choix. Du coup l’option chinoise risque de s’avérer peu rentable et comme les Etats-Unis n’ont pas fait d’offre nouvelle, les décideurs turcs se retrouvent dans une impasse, ce qui donnera peut-être une chance au consortium franco-italien Eurosam, dont l’offre était arrivée en deuxième position en septembre dernier.

Quoi qu’il en soit, cette affaire, qui n’est pas terminée, a amplifié une dégradation rampante des relations turco-américaines, au cours du second semestre 2013. Envenimé par une différence d’appréciation sur la ligne à suivre en SyrieBilan Polex2013-12 et en Egypte, le dialogue entre les deux pays a été également affecté par les critiques américaines à l’égard de la répression du mouvement Gezi. Les récentes affaires de corruption, qui ont frappé le gouvernement turc, ont été l’occasion de nouvelles tensions, en particulier lorsque Recep Tayyip Erdoðan, après avoir accusé certains ambassadeurs de s’immiscer dans les affaires intérieures de la Turquie, a menacé d’expulser celui des Etats-Unis (cf. notre édition du 26 décembre 2013). Les relations turco-européennes ont, pour leur part, connu une éclaircie en fin d’année, avec la signature de l’accord de réadmission des migrants illégaux qui ouvre la perspective d’une suppression de l’obligation de visa concernant les citoyens turcs qui se rendent en Europe. Ces avancées ont été analysées par certains observateurs comme le signe d’une possible relance des négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE, mais cela est une autre histoire que nous aborderons prochainement dans un «Bilan 2013 de la politique européenne de la Turquie».

Jean Marcou

http://ovipot.hypotheses.org/9715
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MessagePosté le: 06 Fév 2014 10:24    Sujet du message: Répondre en citant

Dans la une de Cumhuriyet d'aujourd'hui on souligne la contradiction d'un peuple coincé par un conservatisme et une opposition inexistante...

Selon un sondage 77% des personnes interrogées admettent la corruption mais ne change pas leur vote, en effet AKP obtient un score de 47 %.

Un peuple majoritairement prétend se conformer à l'Islam qui ne pénalise pas le "haram" commet par ses dirigeants.

Le haram ne concernerait que ne pas consommer d'alcool (et encore la Turquie est une consommatrice notable) et la viande de porc...

La corruption n'est pas considéré "haram"?!

En effet dans quel pays un pouvoir pouvait conserver sa place après le déballage de telles saletés?
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MessagePosté le: 27 Fév 2014 1:17    Sujet du message: Répondre en citant

Gezi est le commencement de la chute de RTE!
Un exemple, au Etats-Unis, où le reste du monde, surtout la Turquie, n'intéresse pas grand monde, la Turquie d'Erdogan est traité à la TV de la façon humoristique....


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MessagePosté le: 15 Mai 2014 16:13    Sujet du message: Répondre en citant

Voilà où on est arrivé en Turquie dirigée depuis 12 ans par AKP. Alors que des centaines de mineurs ont trouvé la mort à Soma une personne protestant Erdogan a été rouée de coups de pieds par le conseiller d'Erdogan.



Et l'info a fait le tour du monde!!!
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MessagePosté le: 15 Mai 2014 16:15    Sujet du message: Répondre en citant



http://www.liberation.fr/monde/2014/05/15/turquie-un-conseiller-d-erdogan-accuse-d-avoir-frappe-un-manifestant_1018065
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Cuneytbelmondo
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MessagePosté le: 15 Mai 2014 16:51    Sujet du message: Répondre en citant

Le PM sert la main du patron de la mine pas celle des familles des victimes, la police gaze la foule en douleur, le PM frappe un citoyen sur les lieux, il ose dire que c'est le destin de ce type d'activité industrielle sans remettre en cause la choquante réalité des conditions de travail en Turquie.
Des citoyens en douleur et en colère sont piétinés, battus sur les lieux de la catastrophe.

C'EST UNE HONTE SANS NOM POUR LE PAYS


Dernière édition par Cuneytbelmondo le 16 Mai 2014 1:46; édité 1 fois
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MessagePosté le: 15 Mai 2014 19:39    Sujet du message: Répondre en citant

Le sieur Herr Dog an nous pond une perle de ce type ( à savourer avec modération) : " les accidents de la mine font partie du destin des mineurs. Mourir fait partie du destin de ce métier. Ce sont des choses qui arrivent. Dans la littérature, il y a un fait qu'on appelle accident de travail" :schock:


Son Ministre Faruk çelik ne vaut guère mieux : " Les amis sont morts, mais leurs corps n'ont pas brûlés, ils ont eu une belle mort"


On hallucine quand on lit ce genre de "pépites" ! Shocked

Qu'est-ce qu'on a fait pour avoir des guignols pareils !?!

En espérant que, comme dans la littérature ces guignols auront une "belle" et "douce" mort, in$allah !
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MessagePosté le: 18 Mai 2014 14:45    Sujet du message: Répondre en citant

Drame minier en Turquie : la faute du destin et… d’Israël ?
Par Ferit Ergil

Mardi dernier, un désastre a secoué la Turquie. Un accident minier à Soma, à l'ouest du pays, dans le fief du vice-premier ministre Bülent Arinç, a fait au moins 301 victimes selon les chiffres officiels. Le drame s’est déroulé dans une ville de 80 000 habitants, dont 16 000 travaillent dans les mines de charbon.

La Turquie se situe dans le peloton de tête des pays par le nombre de victimes sur les sites miniers ; à la première place en Europe et à la seconde au monde, derrière la Chine. En 1997, un accident dans les galeries de Zonguldak, sur la mer Noire, avait déjà causé la mort de 262 personnes.

Les mines de Soma avaient été privatisées en 2005 et confiées à une entreprise dont le PDG, Alp Gürkan, fait partie des « nouveaux entrepreneurs émergents » de l'ère du parti AKP d'Erdogan, au pouvoir depuis 2002.

L'entreprise se targuait récemment d'avoir divisé par quatre les coûts d'exploitation depuis la privatisation. Gürkan s'était ainsi vanté en 2012 d'être parvenu à réduire de 130 à 24 dollars la tonne les coûts de production dans sa mine.

Les économies avaient été réalisées notamment en négligeant la sécurité des travailleurs. La Soma Kömür, la société d’exploitation du site, a avoué à ce propos que la mine ne disposait d'aucun espace prévu pour protéger les mineurs des émanations de monoxyde de carbone et que les détecteurs de gaz étaient en nombre insuffisant.

Une demande d'enquête parlementaire sur les conditions d'exploitation et de travail dans la mine, émise par le principal parti d'opposition, le CHP [le Parti Républicain du Peuple, social-démocrate], avait été rejetée quinze jours avant le drame grâce aux voix de l'AKP [le Parti du Développement et de la Justice d’Erdogan].

Erdogan, qui a imputé le drame « au destin », déclarant que « cela était ordinaire », et comparant l'accident à ceux survenus en Angleterre au 19ème siècle.

Accouru sur place, il se heurta toutefois à la colère de 10 000 manifestants à Soma, pour la plupart des proches des mineurs ensevelis, qui secouèrent sa voiture.

Réfugié dans une supérette (Dia, une enseigne française), il a giflé jeudi un manifestant en le traitant de « sperme d'Israël », tandis que l’un de ses proches conseillers infligeait des coups de pied à un autre manifestant plaqué au sol par deux gendarmes.

Les images, proposées par l'agence Reuters et les media turcs d’opposition ont déjà fait le tour du monde et ont généré un choc profond accompagné d’un sentiment de gêne en Turquie.

Ce qui s’est passé est un nouveau dérapage antisémite d'un homme aux abois en train de perdre la raison ; un dérapage qui survient à la veille des élections présidentielles d'août, où le candidat Erdogan, accusé de corruption ainsi que son entourage, en rupture avec son allié d'antan, l'imam Gülen réfugié en Pennsylvanie, se trouve confronté à la fronde de « l'autre moitié de la Turquie ».

A l'heure actuelle, toute manifestation de solidarité ou en hommage aux victimes dans les principales villes du pays est durement réprimée, y compris par des jets de gaz lacrymogène et les canons à eau de la police. Soma même a été placée en état de siège, les sorties et entrées dans la cité meurtrie étant interdites par la préfecture.

Le procureur chargé d'instruire les causes de l'accident minier est un ancien candidat du parti au pouvoir. Les rumeurs les plus insensées courent en ville sur un millier de victimes ensevelies, dont des enfants de 15 ans, employés comme « intérimaires »...

Hier, samedi, le ministre de l'Energie, Taner Yildiz, a cependant déclaré que "la mission de sauvetage avait été menée à son terme, et qu’il n'y avait désormais plus aucun mineur au fond de la mine". A en croire les chiffres officiels, l’accident aurait causé le décès de 301 personnes.

Toutefois, selon une autre rumeur invérifiable qui court à Soma, la direction de la mine aurait « bétonné les galeries à l'eau cendrée » [une sorte de mortier à base de chaux] pour enfouir les victimes afin de cacher le nombre de tués.

Les avocats d'une association humanitaire, venus soutenir les familles, ont également été brutalisés et placés en garde à vue.

Selon une association d’avocats, au moins trente-six personnes, dont huit avocats, ont été interpellées hier pour avoir effectué une déclaration publique en violation d'un ordre interdisant tout rassemblement.

Tout cela s'ajoute au passif guère reluisant d'une Turquie meurtrie et islamisée de force par un régime raciste et insensé.


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MessagePosté le: 09 Sep 2014 11:19    Sujet du message: Répondre en citant

narine a écrit:

En Turquie, comme un résultat de la politique du capitalisme sauvage du gouvernement d’AKP, les accidents de chantier tue presque tous les jours des travailleurs. S’il y a des protestations contre le manque de sécurité sur les chantiers, la population est sévèrement réprimée comme d’habitude. Le droit à la manifestation n’existe plus depuis les événements de Gezi de 2013 et la démocratie turque n’existe qu’en façade chez le dictateur T. Erdogan:

Citation:
La police turque antiémeute a tiré dimanche des grenades de gaz lacrymogène et utilisé des canons à eau contre des manifestants à Istanbul qui protestaient après la mort de 10 ouvriers dans la chute d'un ascenseur dans un bâtiment en construction.
La police est intervenue alors qu'un millier de personnes s'étaient rassemblées près de ce bâtiment de 32 étages pour manifester leur colère quant au manque de sécurité sur les chantiers, a rapporté un photographe de l'AFP.

"Ceci n'est pas un accident, ce n'est pas une fatalité, c'est un meurtre!", a crié la foule en colère contre les conditions de travail déplorables au niveau de la sécurité, en Turquie.
Il s'agit de la première confrontation entre manifestants et forces de l'ordre depuis que Recep Tayyip Erdogan a pris ses fonctions de président, le mois dernier.

Les autorités ont annoncé l'ouverture d'une enquête sur cet accident qui s'est produit dans le centre commercial Torunlar.
La cause exacte de l'accident n'a pas encore été établie. Certaines personnes ont avancé que l'ascenseur était tombé en panne 15 jours auparavant et que les ouvriers attendaient de recevoir les fonds pour le réparer.

La police a relâché dimanche huit personnes interpellées samedi, dont le chef de la sécurité du chantier.

L'accident a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux, et l'opposition a exhorté le gouvernement à améliorer les conditions de travail.

"Les accidents du travail sont devenus des meurtres du travail" a déclaré Kemal Kilicdaroglu, chef du parti républicain du peuple.

Le propriétaire de l'immeuble Aziz Torun a nié toute responsabilité, rejetant la possibilité d'une défaillance technique de l'ascenseur.
Cet accident met à nouveau en lumière les mauvaises conditions de travail et de sécurité en Turquie.
Selon l'Organisation internationale du travail (OIT), la Turquie se situe au troisième rang mondial pour le taux de mortalité sur les lieux de travail.


https://fr.news.yahoo.com/turquie-police-tire-lacrymog%C3%A8nes-contre-manifestants-%C3%A0-istanbul-154007300.html



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MessagePosté le: 25 Sep 2014 0:06    Sujet du message: Répondre en citant

Un exemple de plus de la Turquie sous le pouvoir AKP

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cengiz-han
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MessagePosté le: 25 Sep 2014 0:10    Sujet du message: Répondre en citant

Une Turquie que ce pouvoir rend de plus en plus religieux, seulement cette religion comprend la vision d'un certain sunnisme...

Désormais les enfants de 10 ans peuvent aller à l'école avec un foulard dit islamique (en réalité rien à voir avec la religion).

D'ailleurs le PM actuel, l'ombre de son maître avait déclaré : nous essayons de fermer une parenthèse de 100 ans...

Ainsi il visait clairement la république fondée par Atatürk.

Il faut avouer qu'ils ont parvenu à fermer la parenthèse avant 2023...
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MessagePosté le: 26 Sep 2014 1:50    Sujet du message: Répondre en citant

Une islamisation à la façon sunnite de plus en plus forcé de la Turquie se traduit par les fillettes en foulard dans le collège et des demandes de salle de prière dans les établissements scolaires et universitaires...

Dernier exemple : une centaine d'étudiants ont demandé une salle de prière à la présidence de l'Université de Galatasaray. C'est de la pure provocation, si ces étudiants sont des sincères croyants ils peuvent faire les 200 ou 300 mètres qui séparent les locaux d'Université et la Mosquée d'Ortaköy (un des joyaux de l'architecture ottoman)... Mais évidemment le but n'est pas là...


source :
http://www.ahaber.com.tr/Gundem/2013/11/30/galatasarayda-mescit-krizi
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SelimIII
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MessagePosté le: 06 Oct 2014 11:23    Sujet du message: Répondre en citant

Dans un post relatif au foulard dans les collèges Medar a écrit qq chose mais ne comprenant pas ce qu'il a écrit je n'ai pas pu répondre sur le sujet mais il note dans ce message :
medar69 a écrit:
tellement ce forum est üne mitrailleuse anti gouvernement,


Sur cette remarque je peux dire que rien n'empêche les gens, supporteurs de ce gouvernement turc, à étaler les bienfaits de celui-ci, évidemment s'ils en ont un. Medar essaie de défendre ce pouvoir mais quand il reçoit des arguments que sa défense n'est pas fondé il arrête le sujet.

Par ailleurs il dit
medar69 a écrit:

De plus est jen AI jamais dýþ içi ,que je trouvais juste tout ce quepouvais daire ce gouvernement ,je dis juste que l AKP est la meilleur solution pour mon pays aujourd hui


Voilà un argument à développer. Allez Medar dites-nous pourquoi?
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MessagePosté le: 15 Oct 2014 10:37    Sujet du message: Répondre en citant

cengiz-han a écrit:


Raskolnikoff a écrit:
medar69 a écrit:
Et bilen cela montre que le debats a l AKP est pluriel
Et montre egalement la liberte d expressiion , des dirigeant Wink

Cengiz taktimi tam takiyorsun ,býrak su AKP yle uðraþmayý arkadaþým,
Býrak artik yahu


Puisque la discussion sur la question est menée dans les deux langues, il faut que le lecteur francophone comprenne de quoi il s'agit: Cengiz a cité les propos contradictoires d'Erdogan et de Davudoglu, à deux jours d'écart, sur Kobané. L'un dit: "Quel rapport Kobané a-t-il avec la Turquie?" tandis que l'autre répond "Notre destin est lié à Kobané"!

Comment pouvez-vous parler, Medar, d'un pluralisme d'opinion et de "liberté d'expression" au sein du parti AKP, alors qu'il s'agit de deux affirmations contradictoires témoignant de la cacophonie au sommet de l'Etat? Grâce aux déboires de ces deux compères, la Turquie devient la risée du monde entier et perd complètement ce qui lui reste de crédibilité.

Un pays qui se respecte a une politique d'Etat cohérent avec des lignes rouges, et cette politique ne change pas au gré du vent, d'un jour à l'autre!
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MessagePosté le: 15 Oct 2014 10:48    Sujet du message: Répondre en citant

Merci Selim, d'avoir porté ici la discussion, pour la rendre plus intelligible aux participants francophones.

Hier, j'ai rencontré un conseiller régional qui m'a fait part de la même incompréhension de la politique turque, en insistant sur la nécessité pour les dirigeants de ce pays, de "se déterminer". Le double langage, les incohérences et les voltes-face de la politique étrangère désarçonnent les amis comme les ennemis et portent durablement préjudice à l'image du pays, et accentuent les clivages et les hostilités à l'intérieur avec incitations à la violence, comme seul mode opératoire!

N.B. On peut me rétorquer, que "désarçonner l'ennemi" (terme que j'ai choisi à dessein) est une bonne chose. Je ferai remarquer qu'il y a des ennemis qui suscitent le respect, d'autres non. Les guerres et les conflits finissent toujours par aboutir à une solution, et l'ennemi qui ne suscite aucun respect, car il agit dans son intérêt personnel ou de clan, il n'obéit à aucun principe.... entraîné son camp dans le gouffre. Parfois, il compose avec son ennemi pour se sauver du pétrin.
Les leaders du cran d'Atatürk étaient respectés de leurs ennemis. Le respect était doublé de crainte, car l'ennemi savait que les gens de cette trempe étaient incorruptibles, ils ne tergiversaient ni sur les principes ni sur les objectifs primordiaux, et ne couraient pas de risques et d'aventures inutiles.
_________________
Родион Романович Раскольников
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