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La democratie soluble dans l'islam?
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Auteur Message
Georges
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Inscrit le: 22 Juil 2008
Messages: 435
Localisation: Paris

MessagePosté le: 26 Sep 2019 2:07    Sujet du message: Répondre en citant

Je viens de lire un article intéressant :
Mohamed Sifaoui: «Les Frères musulmans veulent fracturer la société»
Citation:

Par Stéphane Kovacs
Mis à jour le 24/09/2019 à 16h58 | Publié le 24/09/2019 à 16h58

INTERVIEW - Dans son nouvel ouvrage, Taqiyya! , le journaliste estime que la France est trop passive à leur égard.

À chaque étape, séduire, mentir, manipuler. Depuis trente ans, raconte le journaliste Mohamed Sifaoui dans Taqiyya! Comment les Frères musulmans veulent infiltrer la France (1), les Frères musulmans œuvrent, insidieusement, à peser sur les décisions politiques. S’ils n’ont pas la capacité de prendre le pouvoir en France, pointe-t-il, ils sont en train de gagner de l’influence au sein de la communauté musulmane et auprès des élus locaux, amenant la société à piétiner ses propres valeurs.

LE FIGARO. - Pourquoi les Frères musulmans sont-ils dangereux?

Mohamed SIFAOUI. - Parce que l’idéologie des Frères musulmans est une idéologie totalitaire qui cherche à uniformiser la pensée et la société. Leur objectif n’est pas tant d’islamiser le pays que de prendre le pouvoir au sein de la communauté musulmane, afin de peser sur la France. Conquérir l’esprit des musulmans de France pour pouvoir se distinguer comme seuls interlocuteurs des pouvoirs publics et ainsi influer sur leurs décisions puis, par ricochet, sur les mentalités au sein de la société. Les Frères musulmans sont également dangereux parce qu’ils s’attaquent insidieusement à toutes les valeurs universelles considérées comme des acquis dans les démocraties: la laïcité, l’égalité hommes-femmes, les droits des minorités sexuelles et religieuses…

De plus, ils créent des facteurs de division en diffusant la haine et le rejet de l’autre. Enfin, à travers leur posture victimaire, leur mépris de la République et de ses principes, ils arment intellectuellement des gens potentiellement violents et légitiment en filigrane leurs actions.

«Ils créent le ‘Nous’ et le ‘Vous’ et veulent l’incarner à travers des codes vestimentaires. Ils créent les fissures, qu’ils transforment ensuite en fractures»

Comment procèdent-ils?

Ils font pression sur des élus, font du chantage au racisme, travaillent certaines sphères ou élites, notamment universitaires et médiatiques. Depuis une trentaine d’années, nous avons été amenés à quasiment négocier des acquis qui avaient pourtant été posés comme des marqueurs constitutifs de notre société. Parfois, certains élus locaux se sont crus obligés de céder sur des questions essentielles. D’ailleurs, l’un de ces marqueurs, c’est le statut de la femme, qui a, me semble-t-il, régressé dans la société française. Je ne peux imaginer, par exemple, qu’on puisse banaliser aujourd’hui le voile islamiste - je dis islamiste car, contrairement à la propagande des Frères musulmans et d’autres courants salafistes, le voile n’a jamais été une prescription religieuse explicite. Ce voile n’est rien d’autre qu’un symbole d’infériorisation de la femme et de diabolisation de son corps. Un symbole prosélyte à travers lequel les islamistes cherchent à instaurer une différence. Ils disent en substance: «Nos femmes sont différentes des vôtres. Nous sommes différents de vous, c’est-à-dire de la communauté nationale.» Ils créent le «Nous» et le «Vous» et veulent l’incarner à travers des codes vestimentaires. Ils créent les fissures, qu’ils transforment ensuite en fractures.

Que raconte ce «chantage à l’islamophobie», vocable imposé, dites-vous, par les islamistes?

L’ambiguïté du terme, qui est voulue, permet aux islamistes de condamner à la fois la critique légitime du texte islamique, de fustiger la dénonciation de l’islamisme, voire parfois du terrorisme, ainsi que le racisme antimusulman. Dans un État de droit, seul ce dernier aspect est condamnable. L’objectif des islamistes est de sanctuariser l’islam politique, ses idéologues et les organisations qui s’en réclament, et ainsi d’atrophier le débat et d’attenter à la liberté d’expression. Avec ce concept ridicule d’«islamophobie», indistinctement, dans l’esprit d’un islamiste, évoquer la tartufferie de Tariq Ramadan est «islamophobe» tout comme caricaturer Mahomet, blasphémer ou dénoncer un prêche antisémite. Je trouve que ceux qui utilisent ce terme font, consciemment ou pas, le jeu des islamistes.

Cet été, des «opérations burkini» ont eu lieu dans plusieurs piscines publiques. Ces actions, paradoxalement soutenues par certaines féministes, sont-elles anecdotiques?

«Ces personnes font tout pour que la société exprime un rejet de la religion musulmane.»

Le burkini est dénoncé aussi bien par les salafistes traditionalistes que par les Frères musulmans. Mais ces derniers s’en accommodent parce que cet uniforme, qui est un prolongement du voile islamiste, fait partie de la stratégie prosélyte visant à rendre un certain islam visible partout. Et crée des polémiques qui visent à fracturer la société et à entretenir la tension. Ce cirque, à la fois vulgaire et indécent que donnent certaines femmes en se transformant en bêtes de bassins aquatiques, juste pour médiatiser une action ayant une portée idéologique et politique, ne sert ni l’image des musulmans ni celle de l’islam. Ces personnes font tout pour que la société exprime un rejet de la religion musulmane. Ce qui est terrible, c’est que des piscines, dans plusieurs pays du Maghreb, interdisent le burkini parce que son port est contraire aux règles d’hygiène et de sécurité. Et là-bas il n’y a aucune polémique.

Comme le Qatar, la Turquie veut peser sur la France. Comment?

À côté du Qatar, il y a aujourd’hui deux autres pays qui utilisent ce qui est appelé «le soft power religieux», c’est-à-dire gagner de la puissance et de l’influence en Occident grâce à l’instrumentalisation de l’islam. La Turquie et l’Arabie saoudite tentent, aidées par des vassaux et des agents locaux qu’ils paient grassement, d’instrumentaliser les musulmans de France. Il est important, au moment où le discours officiel veut faire face aux influences étrangères, de contrecarrer les plans de ces trois pays. Je trouve la France souvent trop passive. Elle donne parfois l’impression d’être un territoire en jachère accessible à n’importe quelle force toxique qui s’invite à labourer dans la communauté musulmane. On se tait et on laisse se créer un face-à-face, un antagonisme, entre l’extrême droite et l’islam politique. Je pense que c’est une erreur fondamentale.

Vous avez créé un incident, mardi dernier, lors d’une conférence à Paris tenue par la Ligue islamique mondiale (LIM). Pourquoi?

J’ai voulu rappeler la réalité: la LIM, créée en 1962, a financé la diffusion de ce salafisme qui gangrène l’islam, le monde musulman et nos quartiers populaires. Elle a été, jusqu’à un passé récent, le sponsor des Frères musulmans et continue de financer des livres à caractère antisémite et homophobe. Le secrétaire général de la LIM, l’ex-ministre saoudien de la Justice Mohammed al-Issa, avait fait une thèse de doctorat expliquant comment l’apostat musulman devait être tué. Alors qu’il était encore ministre, le blogueur saoudien Raif Badawi a été condamné, pour un simple article, à dix ans de prison et 1000 coups de fouet! C’est ce monsieur que certains ont reçu en grande pompe… Plusieurs membres du gouvernement sont, face à l’islam politique, exclusivement dans la posture, incapables de déployer une stratégie claire. Les gens pensent qu’il s’agissait d’un dialogue interreligieux, c’est une duperie. L’Arabie saoudite, dont l’image est largement entamée, instrumentalise les autres religions pour essayer d’apparaître comme un régime sérieux et respectable. Il nous appartient de ne pas tomber dans les pièges que nous tendent tous les courants islamistes.

(1) Éditions de l’Observatoire.
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Anne36
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Inscrit le: 21 Avr 2017
Messages: 57
Localisation: France

MessagePosté le: 26 Sep 2019 15:13    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour à tous,

oui, c'est tout à fait compatible, comme les autres religions, à partir du moment où elles sont vécues à titre personnel et ne sont pas instrumentalisées par la politique. Cette Dame le dit mieux que moi :

https://www.youtube.com/watch?v=2qeIuATnIyo

https://www.youtube.com/watch?v=varMtAiP1i4

https://www.youtube.com/watch?v=DWIWN1QftHc

https://www.youtube.com/watch?v=Dd1xy36kon8

https://www.youtube.com/watch?v=cgtrnfrKUiQ

Excusez-moi pour ces multiples références. Je n'ai pas la culture religieuse nécessaire pour les résumer et je me dois de limiter au maximum l'utilisation d'un clavier en ce moment. Cette personne est d'une grande culture et d'une grande humanité.

Bonne journée à tous.
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murat_erpuyan
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Inscrit le: 30 Jan 2006
Messages: 10963
Localisation: Nancy / France

MessagePosté le: 18 Mai 2023 17:34    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:



LE PROBLEME POLITIQUE DU MONDE MUSULMAN

Taha Akyol, karar.com - 17/05/2023


Les communautés religieuses de Turquie se sont largement et virulemment mobilisées en faveur du président sortant Recep Tayyip Erdoğan lors des élections présidentielles du 14 mai dernier. Elles arguent que le soutien au pouvoir actuel relève d’une « obligation religieuse ». Le journaliste conservateur Ahmet Taşgetiren, dans son article d’hier, a publié des documents sur cette situation.

Dans le document signé par une certaine « Seyda », qui débute par une basmala « Au nom d’Allah », les auteurs affirment que voter en faveur d’Erdoğan et de l'AK Parti est une « obligation religieuse », et ils justifient ainsi :

« Toutes les forces du mal à l'intérieur et à l'extérieur de la Turquie soutiennent l'opposition… Cette élection est une question d'existence pour les musulmans. C'est une question d'intérêts pour les musulmans. Aujourd'hui, nous faisons face à toutes les forces du blasphème et du mal. »

Le droit et la démocratie peuvent-ils se développer dans l’esprit d’individus qui assimilent l'opposition aux « pouvoirs du blasphème et du mal » ? Est-il seulement possible de préserver les mécanismes de « contrôle et d’équilibre » ? C'est ce que je nomme « Le problème politique du monde musulman » dans le titre de mon article. En regardant l'état du monde islamique, nous pouvons constater à quel point ce problème de mentalité est grave et préoccupant.


« L'OMBRE D’ALLAH » !

Le texte affirme que « le gouvernement a certes commis des erreurs mais que si l'opposition arrive au pouvoir, il y aura cinquante fois plus d’erreur » !
Sur ce point précis, mon confrère Ahmet Taşgetiren soulève la question de savoir pourquoi ces individus ne critiquent pas les erreurs du gouvernement qu’ils affirment pourtant connaitre.
Taşgetiren interroge la « tolérance au nom de l'islam » envers les faits de corruption, d’injustice et d'appauvrissement. Il rappelle qu’à l’époque du prophète Muhammed, l’opinion publique n’avait pas hésité à mettre en garde Omar ibn al-Khattâb en raison de son erreur alors qu’Omar était un compagnon du prophète et calife "bien guidé" !
Tout cela est vrai, mais alors ?

Par la suite, la culture de l'obéissance démarre avec le 1er calife omeyyade Muawiya puis s’enracine profondément pendant la période du califat abbasside, et devient dominante dans l’islam.
Ainsi l'humble qualificatif « chef du croyant » des débuts de l’Islam mue en puissant « Calife d’Allah » et en surpuissant « Ombre d’Allah sur terre » à l’instar des titres dans les civilisations byzantines et persanes. On comprend mieux les paroles de Cevdet Pasha qui rapporte que « les juristes n’osaient pas s’exprimer devant Muawiya », tel est le résumé de siècles passées dans la culture de la soumission.

Bien que des « Livres de Conseils » aient été écrits, nous avions en fait besoin de « critiques », pas de « conseils ». Les critiques auraient pu conduire à terme à « encadrer le pouvoir » et ainsi déboucher à la culture sociétale du droit et de la justice. Mais cela ne s'est pas produit ! Lorsque la culture de la critique a été étouffée, la raison et les sciences religieuses ont été entravées.


QUAND LES ESPRITS DEVIENNENT « SOUMIS »

L'éminent historien Ahmet Yaşar Ocak, dans son ouvrage intitulé « L'Empire ottoman et l'Islam » (page 119), explique que cette façon de penser est tellement enracinée qu’elle considère qu’elle doit « une obéissance absolue et inconditionnelle à l’autorité similaire à l'obéissance envers Allah ».
Cette autorité peut être une autorité politique ou une autorité idéologique.
C’est la raison pour laquelle l’esprit critique ne s’est pas développé.
Sur les 189 ouvrages écrits dans les madrasa aux XVe et XVIe siècles, seuls 20 relèvent des sciences rationnelles. Les 169 restants ne sont en fait que des annotations ou des commentaires d'ouvrages religieux rédigés par les autorités (page 205 et suiv.).

C'est pourquoi les Copernic, Bruno, Galilée ont émergé d'Europe tout comme des Jean Bodin, Thomas More, et enfin John Locke et Montesquieu dans les domaines de la science politique et du droit public.
Les musulmans, eux, se sont détournés de leurs génies scientifiques comme Alhazen, Farabi ou Averroès qui pourtant avaient permis à l’islam de vivre son âge des Lumières bien avant l’occident. Au 17ème siècle, alors qu'il n’y avait que 4 manuscrits d'Averroès dans les bibliothèques ottomanes, les imprimeries européennes inondaient l’occident de ses écrits !

Même un expert en jurisprudence canonique comme Hayrettin Karaman écrit que le droit public ne s'est pas développé en raison de l’oppression.

La conséquence de tout ce passif historique, nous la payons aujourd’hui. L’état du monde islamique est patent.



RELIGION ET POLITIQUE

Lorsque les vertus morales de l'islam, en particulier l'idée de justice, s'évaporent dans les méandres du droit divin, pour reprendre les mots du professeur Bardakoğlu, des esprits malintentionnés peuvent éditer une fatwa sur n’importe quelle politique qui s’aligne sur leurs intérêts.

Le grand mufti d'Égypte n’a-t-il pas émis une fatwa pour le renversement des Frères musulmans en Égypte, et les islamistes salafistes ont soutenu le coup d'État...

En fait, la politique n'est pas une question de foi.
70 000 musulmans se sont entretués lors de la bataille de Siffin, que dire d'un point de vue théologique ? Rien car le combat était politique.

À notre époque, les problèmes politiques peuvent et doivent être résolus sur la base des règles démocratiques et du droit constitutionnel moderne, et certainement pas avec des appréciations relevant de la foi. La religion ne doit pas devenir un instrument pour la politique.


Ceux qui soutiennent le gouvernement en prétextant un « devoir religieux » reçoivent un soutien financier par le biais de diverses fondations et groupes religieux ; et ils se taisent honteusement face à la corruption et à l'injustice. Ceci n'est rien d'autre que la manifestation d'une culture de l’obéissance héritée des siècles de soumission.

Combien de plumes « religieuses » comme celle d’Ahmet Taşgetiren osent critiquer les dérives du gouvernement conservateur afin de défendre les véritables vertus de l'Islam ?




©Traduit du turc par Özcan Türk

Source de l'article en turc : https://www.karar.com/yazarlar/taha-akyol/muslumanlarin-siyaset-sorunu-1596455




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