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Analyser les relations entre états et religions

 
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Auteur Message
murat_erpuyan
Admin
Admin


Inscrit le: 30 Jan 2006
Messages: 9824
Localisation: Nancy / France

MessagePosté le: 22 Avr 2020 13:45    Sujet du message: Analyser les relations entre états et religions Répondre en citant

Citation:
La religion est étymologiquement ce qui relie les hommes entre eux et avec la divinité. C’est aussi le sens du mot église, d’ecclesia (qui signifie assemblée). Il s’agit à la fois: 1/ d’un ensemble de croyances et de dogmes définissant les rapports de l’homme avec le sacré, 2/ de l’ensemble de pratiques et de rites qui s’y rapportent, 3/ de conduites morales qui en découlent. Par religion, on peut aussi par extension désigner un culte pratiqué envers certaines valeurs profanes ou civiques (par exemple, la «religion du progrès»).


la suite :

https://etudiant.lefigaro.fr/article/analyser-les-relations-entre-etats-et-religions_3fce87f6-83a9-11ea-839b-400132495543





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bendeniz
Expert
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Inscrit le: 17 Nov 2014
Messages: 210

MessagePosté le: 11 Sep 2021 18:38    Sujet du message: Répondre en citant

AKP de Maroc grand perdant des élections. De 125 siège à 12 sièges au parlement est une chute vertigineuse...

Peut-on espérer la même chose en Turquie pour qu'elle puisse se débarrasser de cette catastrophe que ce pouvoir...

Je ne suis pas optimiste. Ce pouvoir à survécu au déballage de corruption appelé maintenant 17-25 décembre. Je ne vois pas d'autres pays (hormis qui sont sous une dictature de type Iranien ou Coréen.

Un article dans le Figaro sur le cas de Maroc qui affirme :


Citation:

Pierre Vermeren: «Malgré la défaite des islamistes aux législatives, le Maroc est loin d'avoir tourné la page de l'islam politique»

Par Ronan Planchon

Les membres du PJD en conférence de presse, le 9 septembre, après leur défaite cinglante dans les urnes.


Les membres du PJD en conférence de presse, le 9 septembre, après leur défaite cinglante dans les urnes. FADEL SENNA/AFP


FIGAROVOX/ENTRETIEN - En dépit des incertitudes qui planent autour du scrutin, le Parti de la justice et du développement (PJD, islamistes) sort affaibli des élections législatives marocaines. Pour autant, les Frères musulmans restent influents dans la région, analyse l'historien du Maghreb contemporain.

Normalien et agrégé d'histoire, professeur d'histoire du Maghreb contemporain à l'université Paris I - Sorbonne, Pierre Vermeren est l'auteur de nombreux ouvrages salués par la critique. Il a notamment publié Le Maroc en 100 questions (Tallandier, 2020, 352 p., 16,90€).

LE FIGARO. - Au Maroc, les islamistes ont enregistré une sévère défaite lors des élections législatives. Le Parti de la justice et du développement (PJD) s'est effondré après une décennie d'exercice du pouvoir, passant de 125 sièges dans l'assemblée sortante à 12. Est-ce surprenant ? Comment expliquer cette déroute ?

Pierre VERMEREN. - L'ampleur de la déroute est surprenante. Comme il n'y a pas de sondages au Maroc - ils sont interdits - et peu d'élections, il était difficile de se faire une idée des dynamiques électorales depuis cinq ans. En 2016, les islamistes avaient confirmé leur succès en augmentant leur score de 2011, mais il s'est passé beaucoup de choses par la suite. Il y a eu les événements du Rif (NDLR, un mouvement contestataire émanant du Rif, dans le nord du Maroc, à partir d'octobre 2016) qui ont été un choc pour le pays ; l'échec du Hirak en Algérie ; l'accord entre le Maroc et Israël, qui est inacceptable pour les islamistes (on peut penser que leurs électeurs leur en ont voulue de l'endosser de facto). Et puis, il y a eu le Covid, suivi d'une crise économique, qui a démontré l'impuissance de ce parti en charge des affaires sociales. Il faut aussi prendre en compte le contexte international dans le monde arabe puisque partout, avec l'appui des Émirats Arabes Unis, les Frères musulmans sont destinés, soit à l'écrasement comme en Égypte, soit à la répudiation comme en Tunisie, soit à la défaite comme au Maroc.


Par ailleurs, on ne connaît pas la fiabilité de ces élections, on peut penser qu'il y a eu des fraudes et achats de voix. Quelques violences ont été rapportées. On ne connaît pas non plus la participation exacte. Elle est officiellement en hausse, mais le jour du scrutin, à midi, elle paraissait très faible (12,5 %) avant de remonter subitement pour atteindre les 50 % à 19h. Bref, des zones d'ombre planent sur le scrutin et plusieurs partis, de gauche ou islamistes, affirment qu'il y a eu de multiples pressions et de l'argent.

Pour comprendre cette élection, il faut également prendre en compte la réforme électorale entrée en vigueur au Maroc, conçue pour diminuer mécaniquement le poids du PJD ; elle renforce la proportionnelle mettant ainsi fin à une forme de «prime à la majorité». L'ensemble de ces facteurs traduisent la volonté du palais, et du roi Mohammed VI, de se débarrasser des Frères musulmans et du PJD.

À l'inverse, les formations proches du roi sortent renforcées. Ces résultats traduisent-ils un plébiscite des Marocains pour le Palais ?

Il est difficile de parler de plébiscite car au moins 12 millions de personnes n'ont pas pu voter. Sept millions de personnes, au moins, faute de carte électorale, et 4,8 millions de Marocains, qui sont à l'étranger, n'ont pas pu voter. De surcroît, il faut prendre en compte les votes blancs ou nuls dont on ne connaît pas l'étendue et les 50% d'abstention. Ces résultats restent positifs pour le palais: les deux formations réactivées par la monarchie (le Rassemblement national des indépendants - RNI - et le Parti authenticité et modernité - PAM) dans le but de remporterais législatives dès 2012, et fabriquer une coalition victorieuse, loyale, fidèle et conforme aux vues du palais, ont cette fois rempli leur objectif.

Dans un océan de pauvreté et de millénarisme, il peut changer de visage, d'organisation, mais ne peut disparaître par un coup de baguette magique
Pierre Vermeren


On peut également parler d'une défaite des partis. Depuis longtemps, ils sont extrêmement affaiblis et le dernier parti politique (au sens traditionnel), le PJD, a été défait. Après la chute de l'Istiqlal (NDLR, héritier du «mouvement national» engagé dans la lutte pour l'indépendance) -qui arrive troisième cette fois-ci-, les socialistes, les communistes et les berbéristes ces dernières années, les islamistes ont a leur tour subi une débâcle. Les deux formations gagnantes ont été créées de toutes pièces par la monarchie. Conséquence, il n'y a plus de corps intermédiaires au Maroc. Le pouvoir est entièrement dans les mains du Palais.

De toute façon, l'ampleur de la défaite des islamistes a été préparée de longue date. La personnalité charismatique qui incarnait le PJD et l'avait fait gagner deux fois, Abd-Ilah Benkiran, chef du gouvernement de 2011 à 2017, a été désactivé au début de la mandature. Au terme d'une crise qui a duré plus de six mois, le palais a orchestré sa chute. La personnalité falote de son successeur l'empêchait de reprendre le flambeau pour se distinguer du palais.

C'est un coup dur pour les Frères musulmans, dont le PJD est proche. Sont-ils en train de perdre de l'influence au Maghreb ?

Au Maroc, les Frères musulmans avaient gagné des élections et gouverné formellement le pays, mais sans diriger l'essentiel. Ils sont toujours au pouvoir à Tripoli, et viennent de le perdre à Tunis. Ils sont tenus en respect en Algérie. En Égypte et au Moyen-Orient, nul ne sait quel est leur avenir. Ils ont toujours des forces au Yémen, en Israël/Palestine, en Syrie, au Qatar, et ils dirigent la Turquie. Mais d'autres organisations islamistes plus radicales peuvent prendre le relais comme on l'a vu en Syrie ou récemment en Afghanistan. Au Maroc et au Maghreb, l'islam politique révolutionnaire est loin d'être mort même s'il a perdu des positions. Dans un océan de pauvreté et de millénarisme, il peut changer de visage, d'organisation, mais ne peut disparaître par un coup de baguette magique.

On assiste à une concordance idéologique et stratégique entre Israël, le Maroc et l'Arabie Saoudite
Pierre Vermeren


Ce rendez-vous électoral survient peu après la rupture des relations diplomatiques avec l'Algérie. Le Palais étant conforté, quid de l'avenir des relations entre ces deux pays ?

Le Palais sort renforcé mais cela n'aura aucun impact sur la politique étrangère du pays, car les autorités algériennes ont toujours considéré le roi comme leur seul interlocuteur. Abdel-Ilah Benkiran et le parti islamiste n'avaient aucun rôle en politique étrangère, celle-ci est contrôlée par le Palais.

Seules les pressions extérieures pourraient faire changer la politique du Palais en matière de souveraineté. Mais il y n'en a plus, les pressions en faveur de la démocratisation du pays ont disparu. L'Europe et les États-Unis n'ont plus d'exigence démocratique. À l'étranger, seuls les Émirats font pression afin de détruire les Frères musulmans. Et si la Turquie n'est pas satisfaite du résultat de ces élections, elle sera la seule à protester. Ça n'aura donc aucune conséquence en termes de relations diplomatiques, si ce n'est une petite glaciation avec ce pays.

Après les résultats de ces élections, le Maroc est sur la ligne émiratie qui s'est imposée dans le monde arabe sunnite pour éradiquer les Frères Musulmans. Est-ce un tournant ou une confirmation ?

C'est la confirmation de ce que l'on a vu s'écrire ces derniers mois. L'accord d'Abraham entre Israël, le Maroc les Emirats et les Etats-Unis scellait déjà une alliance. Le roi du Maroc est depuis sa jeunesse très proche du roi des Émirats. Mais désormais, on assiste à une concordance idéologique et stratégique entre ces deux pays et l'Arabie Saoudite. Les monarchies ont à ce jour vaincu les « printemps arabes » de 2011.


https://www.lefigaro.fr/vox/monde/pierre-vermeren-malgre-la-defaites-des-islamistes-aux-legislatives-le-maroc-est-loin-d-avoir-tourne-la-page-de-l-islam-politique-20210910
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