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Hollande en Turquie, un test après le mauvais bilan de Sarko

 
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Cuneytbelmondo
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Inscrit le: 29 Jan 2010
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MessagePosté le: 28 Jan 2014 1:55    Sujet du message: Hollande en Turquie, un test après le mauvais bilan de Sarko Répondre en citant

Turquie : visite de Hollande sur fond de crise politique

Le Monde.fr avec AFP | 27.01.2014

Un responsable du parti de l'Action nationaliste, troisième force politique au Parlement turc, a été tué et sept autres personnes ont été blessées dimanche 26 janvier au soir, dans une attaque à main armée contre une permanence électorale de ce parti nationaliste, à l'approche du scrutin municipal de mars prochain.

Un dirigeant du parti, Celal Adan, a pointé du doigt le PKK (Parti des travailleurs du kurdistan, rebelles kurdes) dont des membres auraient manifesté avant l'inauguration de la permanence dans ce quartier populaire d'Istanbul, qui compte une importante communauté kurde.

PREMIÈRE VISITE DEPUIS MITTERRAND EN 1992

La Turquie traverse actuellement une grave crise politique, provoquée par une enquête sur de la corruption, qui a éclaboussé le régime islamo-conservateur au pouvoir depuis 2002. En dépit de ces turbulences, le président François Hollande est attendu lundi dans le pays, où il tentera de tourner la page de relations bilatérales houleuses, et de relancer des échanges économiques tout juste renaissants.

Ankara s'apprête à dérouler le tapis rouge pour cette visite d'Etat de deux jours, sans précédent pour un président français depuis celle de François Mitterrand en 1992. Après une année 2013 plutôt fructueuse pour les entreprises françaises avec la conclusion de 15 milliards d'euros de contrats en Turquie, une série d'accords seront signés dans les domaines du nucléaire civil, des infrastructures ou de la lutte contre les contrefaçons.

NE PAS CAUTIONNER LE RÉGIME

Sa visite intervient dans une période de grande tension politique en Turquie. Ces dernières semaines, le régime du premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, a durement répliqué aux poursuites engagées contre plusieurs dizaines de proches du pouvoir islamo-conservateur, soupçonnés de corruption, par des purges sans précédent dans les milieux judiciaires et policiers.

Dans ce contexte, François Hollande devrait veiller scrupuleusement à ne pas cautionner le régime par sa visite, programmée de longue date. Il devrait plutôt inscrire ses pas dans ceux du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, qui appelait encore mardi le premier ministre turc à « poursuivre les réformes nécessaires » en vue de garantir le respect de l'Etat de droit en Turquie. Bruxelles en fait une condition sine qua non d'une éventuelle adhésion de la Turquie à l'Union européenne.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/01/27/troubles-politiques-en-turquie-ou-hollande-est-attendu-lundi_4354788_3214.html



François Hollande en Turquie : un test après le mauvais bilan de Nicolas Sarkozy

Par Didier Billion
Dir. adj. de l’IRIS
LE PLUS. Cela faisait 22 ans qu'un président français n'avait pas fait de voyage officiel en Turquie. François Hollande s'y rend ce lundi et compte bien réchauffer la relation entre les deux pays. Quels sont les enjeux de ce séjour à Ankara pour le président français ? Décryptage avec Didier Billion, directeur adjoint de l’IRIS.

De nombreux commentateurs et acteurs de la vie politique en Turquie et en France s’interrogent sur l’opportunité de la date de la visite du président de la République française au moment où une profonde crise secoue le gouvernement turc. Certes, il aurait été préférable que ce voyage présidentiel se déroule dans un climat politique apaisé, mais deux remarques s’imposent.



La première, c’est que les relations entre les États ne doivent pas dépendre des conjonctures politiques nationales intérieures, sinon aucune action diplomatique ne pourrait être efficace. La deuxième, c’est que nous ne pouvons pas regretter le choix de cette date, alors qu’un président français vient enfin en Turquie en visite officielle, ce qui n’était pas arrivé depuis vingt-deux ans.



L’essentiel n’est donc pas la date mais l’état réel des relations entre les deux pays et les messages que le président Hollande délivrera lors de cette visite.



Réparer les erreurs de Sarkozy



Nous le savons, depuis plusieurs années les relations politiques se sont considérablement dégradées entre la France et la Turquie. Les causes sont multiples, parfois anciennes, mais le bilan totalement négatif de Nicolas Sarkozy y est bien sûr pour beaucoup.



Durant ses cinq années de mandat présidentiel, ce dernier n’a cessé de violemment s’opposer à toute perspective d’intégration de la Turquie au sein de l’Union européenne, pays qu’il ne cessait de localiser en "Asie mineure"… Mais au-delà du mépris affiché, les causes de son opposition étaient probablement beaucoup plus profondes et exprimaient deux questions fondamentales qui sont aussi des défis à la société française.



La première, c’est la difficulté d’une partie des Français à accepter et apprécier l’Autre avec ses différences. Pour aller à l’essentiel, impossible pour cette partie de la population française d’accepter la perspective d’intégrer un pays culturellement musulman au sein de l’Union européenne (UE). Position régressive qui cherche à enfermer l’Union dans un référent identitaire religieux étroit, ce qui est non seulement contradictoire avec les valeurs de la laïcité mais aussi avec la diversité philosophique et religieuse de l’Histoire et de la réalité européennes.



La deuxième, c’est que Sarkozy exprimait, de façon populiste, l’angoisse d’une partie des Français de voir l’importance de leur pays se réduire graduellement au sein de l’UE. La France avait un poids déterminant au sein de cette dernière quand elle était composée de six États, elle en possède désormais beaucoup moins avec vingt-sept partenaires et elle perçoit tout élargissement de l’UE comme une restriction de son pouvoir d’influence.



Sur ces dossiers, force est d’admettre que le président Hollande se démarque radicalement de son prédécesseur. Ainsi, lors de son premier déplacement présidentiel, au sommet de l’OTAN à Chicago en mai 2012, il exprimait auprès du président Abdullah Gül la nécessité d’établir une nouvelle feuille de route entre les deux pays.



La volonté de normaliser et fluidifier les relations bilatérales était donc affirmée, le ton respectueux et les perspectives se présentaient sous de meilleurs auspices. Force est de constater que, presque deux ans plus tard, le bilan est malheureusement décevant.



Tracer une ligne claire pour l'avenir



Certes les difficultés politiques internes et européennes ont mobilisé l’énergie du président français, certes il a dû traiter des questions internationales complexes comme celles du Mali, de la Syrie, de la Centrafrique, mais l’essentiel n’est pas là. La politique extérieure de la France manque de lisibilité.



Ainsi, lors du discours que François Hollande prononce à l’occasion de la conférence annuelle des ambassadeurs français, au mois d’août dernier, il est impossible de dégager les axes structurants de sa pensée sur les enjeux internationaux. L’ensemble manque singulièrement de priorités et constitue en réalité plus une suite d’observations et de remarques générales sur l’état du monde qu’une véritable feuille de route pour les diplomates français.



Ce manque de vision politique sur ce que devraient être les initiatives défendues par la France sur la scène internationale aboutit à l’impression que le gouvernement ne possède pas de cohérence d’ensemble. C’est à la lumière de ce constat que l’on peut comprendre la faiblesse des initiatives françaises à l’égard de la Turquie.



Il s’agirait d’être capable de mettre en perspective les relations entre les deux pays et de raisonner sur ce que pourraient être les dix ou quinze prochaines années. L’exercice est certes difficile, mais indispensable.



Pour ne pas être sans cesse à la remorque des événements internationaux, être perturbés par les péripéties des vies politiques intérieures ou être dépendants de la pression de lobbies communautaristes, il faut impérativement que les responsables politiques tracent une ligne claire.



Oui ou non, la Turquie restera-t-elle une puissance politique centrale dans la région ? Oui ou non, son expansion économique va-t-elle se poursuivre ? Oui ou non, la France et la Turquie ont-elles plus d’intérêts que de désavantages à créer de multiples synergies politiques, diplomatiques, économiques et culturelles ? Bien sûr, il faut répondre positivement à ces questions et ensuite examiner méthodiquement ce qu’il est possible de faire ensemble sans se laisser distraire par les paramètres secondaires.



Deux camps qui s'affrontent



Pour ce faire, il est aussi indispensable que le président Hollande affirme avec plus de lisibilité sa conception du rôle de la France sur la scène internationale. En France, depuis une trentaine d’années, la véritable ligne de partage sur les questions de politique extérieure est celle qui s’incarne dans le clivage entre les partisans d’une ligne gaullo-mitterrandiste – c’est-à-dire, pour aller à l’essentiel, les partisans de la politique extérieure qui a été incarnée par tous les présidents de la Ve République, notamment Charles de Gaulle et François Mitterrand – et les partisans de l’atlantisme ou, dans sa version plus récente, de l’occidentalisme.



Les premiers considèrent que la France ne peut pas être politiquement définie comme une puissance occidentale ; que la France, dans sa meilleure définition, c’est-à-dire républicaine, appartient à la grande famille des Nations humaines et donc, secondairement, à celle des nations occidentales ; qu’elle possède un message universel, donc une position spécifique dans les relations internationales, et qu’il est dans son intérêt de conserver ce rôle singulier.



Cette conviction ne peut se décliner pratiquement que si la France maintient une ligne de souveraineté et d’indépendance nationales et s’engage activement pour promouvoir le multilatéralisme et la construction d’un monde multipolaire.



Les seconds, atlantistes et occidentalistes, considèrent a contrario que la France se définit avant tout par son appartenance à une soi-disant famille occidentale, et qu’il est nécessaire d’accepter le leadership des États-Unis pour se prémunir efficacement contre les dangers multiples qui menacent et agressent ce monde occidental.



Cette ligne de clivage essentielle transcende les classiques oppositions politiques entre droite et gauche mais se retrouve a contrario au sein des deux grands partis qui structurent à ce jour le champ politique français. Nombreux sont les dossiers illustrant ce constat au cours des années passées : débats sur le droit d’ingérence, sur le concept de choc des civilisations, sur la vision de la relation avec le monde musulman…



Rompre avec la politique occidentaliste



Nous savons que Nicolas Sarkozy se classait clairement dans le camp occidentaliste, la politique qu’il a mise en œuvre au cours de ses cinq années de mandat le prouve amplement. François Hollande sait que sa base électorale est majoritairement fidèle à une ligne gaullo-mitterrandiste d’indépendance nationale, mais il n’est néanmoins pas sorti de l’ambiguïté. Il est pourtant désormais urgent d’être clair sur ses choix et, de ce point de vue, la relation avec la Turquie constitue un véritable test.

Pour que la France redevienne une puissance écoutée sur la scène internationale, il faut que ses actuels dirigeants rompent avec une politique occidentaliste, pour se réapproprier la politique d’indépendance et de souveraineté nationales que le général de Gaulle avait développée en son temps. Lors de son voyage en Turquie, en octobre 1968, ce dernier avait écrit sur le Livre d’or du mausolée de Mustafa Kemal Atatürk :

"De toutes les gloires, Atatürk a atteint la plus grande : celle du renouveau national."

Souhaitons que François Hollande s’inscrive dans ses pas et réactive véritablement les relations entre les deux pays.

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1136776-francois-hollande-en-turquie-un-test-pour-la-politique-exterieure-de-la-france.html


Dernière édition par Cuneytbelmondo le 28 Jan 2014 2:05; édité 1 fois
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Cuneytbelmondo
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MessagePosté le: 28 Jan 2014 1:59    Sujet du message: Répondre en citant

Hollande en Turquie pour solder les différends des années Sarkozy

LE MONDE | 27.01.2014

Par Guillaume Perrier (Istanbul, correspondance) et David Revault d'Allonnes (Ankara, envoyé spécial)

Il n'est plus aux affaires depuis près de deux ans, mais Nicolas Sarkozy continue de hanter Recep Tayyip Erdogan. Devant les présidents de groupes au Parlement européen, à Bruxelles, mardi 21 janvier, le premier ministre turc continuait d'adresser quelques piques à l'ancien président français, à ses yeux coupable d'avoir mis un frein aux négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne (UE). Lors de sa présidence, M. Sarkozy n'avait pas accordé à la Turquie plus qu'une visite de travail de cinq heures dans la capitale, Ankara, ce qui avait été perçu comme une preuve supplémentaire du mépris de la France.
C'est donc en partie pour rattraper le temps perdu et solder les différends du quinquennat précédent que François Hollande est arrivé, lundi 27 janvier, pour une visite d'Etat en Turquie. « La première depuis vingt-deux ans », insistent ses conseillers. La dernière fois, en 1992, François Mitterrand avait inauguré à Istanbul l'université francophone Galatasaray, aujourd'hui un symbole de la coopération culturelle franco-turque. Mardi, François Hollande prononcera un discours devant les étudiants de la faculté.

Le chef de l'Etat, qui sera accompagné d'une importante délégation de ministres, dont Laurent Fabius, Jean-Yves Le Drian, Arnaud Montebourg ou Stéphane Le Foll, ambitionne de « sortir de l'impasse dans laquelle la France à l'époque avait conduit cette relation » et d'une « relation bilatérale qui s'était dégradée et révélée particulièrement inefficace », selon l'Elysée.

LA POLITIQUE FRANÇAISE POURRAIT RATTRAPER M. HOLLANDE

La visite, pourtant, ne tombe pas au meilleur moment. D'abord parce que François Hollande, bien qu'à Ankara, subit encore l'effet de souffle de sa situation privée, mais aussi parce que cette visite coïncide avec la publication officielle, lundi, des chiffres du chômage de décembre. La politique française pourrait donc rattraper M. Hollande. La présence en Turquie de son conseiller politique Aquilino Morelle, qui ne participe aux déplacements diplomatiques que dans les moments particulièrement délicats, en est un bon indice.

Mais il est d'autres écueils qui l'attendent sur place. M. Hollande est le premier chef d'Etat d'un grand pays à se rendre en Turquie depuis la mobilisation citoyenne de la place Taksim d'Istanbul, au printemps 2013. La répression, qui avait entraîné la mort d'au moins six manifestants, avait été condamnée sans appel par les institutions européennes. A deux mois des prochaines élections municipales, test pour la popularité de M. Erdogan, « le timing est vraiment mal choisi. Cela ne peut qu'être perçu comme un soutien » à M. Erdogan, estime Cengiz Aktar, politologue à l'université Sabanci d'Istanbul.

Depuis les manifestations de Taksim, le gouvernement turc traverse une crise politique sans précédent, et c'est dans une atmosphère délétère que le président français arrive à Ankara. Des opérations judiciaires anticorruption ont poussé au moins trois ministres à la démission et le propre fils du premier ministre, Bilal Erdogan, a vu son nom cité dans une affaire. M. Erdogan dénonce une « tentative de coup d'Etat » qui serait orchestrée par la confrérie de Fethullah Gülen, un prédicateur turc influent exilé aux Etats-Unis, dont les membres ont massivement « infiltré » l'appareil d'Etat. Depuis, l'AKP, le parti du premier ministre au pouvoir depuis 2002, s'est lancé dans une vaste purge de l'administration turque. Plusieurs milliers de fonctionnaires ont été limogés.

83 % DES FRANÇAIS CONTRE L'ADHÉSION DE LA TURQUIE

De plus, entre la France et la Turquie, les désaccords se sont accumulés ces dernières années. En premier lieu, la « question arménienne », à laquelle est très sensible M. Hollande, provoque des poussées de fièvre récurrentes depuis la reconnaissance du génocide de 1915 par le Parlement français en 2001. Le président français sera également poussé à clarifier sa position sur le processus d'adhésion de la Turquie à l'UE. Après trois ans de statu quo dans les négociations, la France a levé, en novembre 2013, son blocage d'un chapitre consacré aux politiques régionales, « pour sortir de l'impasse ». Mais quatre autres volets, gelés par Nicolas Sarkozy, le demeurent. Ankara réclame leur déblocage et souligne le manque de clarté de la position française, hésitante sur l'issue des pourparlers.

A cinq mois d'élections européennes qui s'annoncent comme un désastre pour le PS, l'adhésion de la Turquie à l'UE est toujours un sujet délicat. Un sondage IFOP, publié jeudi, révélait que 83 % des Français se déclarent majoritairement hostiles à l'entrée du voisin turc.

M. Hollande, sur ce dossier, devrait donc se montrer d'une prudence extrême. Même si l'approche sarkozyste n'est plus de mise : l'opposition de principe aurait privé Paris « d'un levier d'influence sur l'évolution de la Turquie », explique l'Elysée.

L'ASSASSINAT À PARIS DE TROIS MILITANTES PROCHES DU PKK

La relance, même timide, des négociations d'adhésion pourrait donc permettre à la France d'exprimer ses exigences en matière d'indépendance de la justice, de respect de l'Etat de droit et des droits de l'homme, elle qui s'est jusqu'ici montrée très discrète sur ces questions.

Le sort de la sociologue Pinar Selek, condamnée en 2013 à la prison à vie pour un « attentat » qui aurait été commis à Istanbul en 1998 et réfugiée politique en France, devrait notamment être évoqué au cours de la visite, estime la presse turque. Lundi 20 janvier, depuis Strasbourg où elle vit, son comité de soutien a demandé à M. Hollande qu'il « réclame vigoureusement l'acquittement définitif de Pinar Selek à l'occasion de sa visite ».

Dernier sujet potentiellement explosif : l'assassinat à Paris, il y a un an, de trois militantes proches du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), n'a toujours pas été élucidé, alors que de récentes révélations ont renforcé la piste d'un crime commandité par les services secrets turcs (MIT). Les autorités judiciaires françaises attendent des éclaircissements de la part de la Turquie. Mais, sur l'ensemble de ces dossiers, le président arrive à Ankara avec l'ambition « non pas de juger mais d'encourager, de porter un message », indique son entourage.

http://www.lemonde.fr/international/article/2014/01/27/francois-hollande-se-rend-en-turquie-pour-sortir-de-l-impasse-diplomatique_4354886_3210.html
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Cuneytbelmondo
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MessagePosté le: 28 Jan 2014 2:16    Sujet du message: Répondre en citant

Turquie : Hollande s'engage sur un terrain miné

Une course en sac dans un champ de mines. Voilà à quoi pourrait s'apparenter la visite d'État, la première d'un président français depuis vingt-deux ans, que François Hollande a entamée aujourd'hui en Turquie. Deux jours durant, d'Ankara à Istanbul, ce ne sont que des dossiers piégés qui attendent le président de la République, qu'il s'agisse de la situation politique locale où une affaire de corruption ébranle le régime depuis la mi-décembre, de la question de l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, du drame des réfugiés syriens qui transitent par la Turquie pour rejoindre l'Europe, de la condamnation à la prison à vie de la sociologue Pinar Selek aujourd'hui réfugiée en France ou encore du triple assassinat, il y a un an à Paris, de militantes kurdes, dans lequel le principal suspect est accusé d'avoir des liens avec l'appareil d'État turc. Sans compter que, depuis l'inflexion de sa politique étrangère, avec le soutien aux Frères musulmans, la Turquie s'est retrouvée isolée au Proche-Orient et ne peut plus prétendre jouer le rôle de relais auprès de l'Occident. Bref, encore plus que d'ordinaire, François Hollande va devoir mobiliser son habileté légendaire.

D'autant qu'à six mois des élections européennes la question de l'adhésion de la Turquie à l'Europe peut s'avérer explosive. Sur le sujet, l'Élysée s'efforce d'ailleurs d'adopter une position tout en subtilité, qui s'efforce de ménager tout à la fois la Turquie et les Français, toujours très opposés à l'entrée de la Turquie dans l'UE. Selon un récent sondage de l'Ifop publié par Valeurs actuelles, 83 % d'entre eux sont opposés à l'adhésion turque, le score le plus élevé de tous les pays européens. «Des engagements ont été pris qui doivent conduire à une négociation d'adhésion. Ce processus se poursuit et permet d'assurer que les réformes demandées par l'Europe sont bien mises en œuvre. Mais ce processus ne préjuge pas de son aboutissement», explique-t-on à l'Élysée. Difficile de se faire une idée de la position précise de François Hollande sur l'entrée de la Turquie en Europe. Un indice peut-être? Le ministre délégué aux Affaires européennes, Thierry Repentin, ne fera pas partie de la délégation. «Ce n'est pas un signal politique, jure-t-on dans l'entourage de François Hollande. Nous n'oublions jamais Thierry Repentin, mais il s'agissait là d'une question de configuration de la délégation.» Il n'empêche, le président de la République est tout de même très attendu sur le sujet par les autorités turques. «J'espère que nous serons en mesure de prendre des décisions importantes», a indiqué le premier ministre islamo-conservateur, Recep Tayyip Erdogan, la semaine dernière, lors d'une visite à Bruxelles. Après l'élection de François Hollande, le climat entre la France et la Turquie s'était réchauffé. Mais il est vrai que les Turcs conservaient un très mauvais souvenir de Nicolas Sarkozy, qui s'était ouvertement prononcé contre leur entrée dans l'Europe. L'ancien président était resté «moins de 24 heures» et «nous n'avons toujours pas réussi à comprendre pourquoi il était venu et la raison pour laquelle il en était reparti», a grincé le premier ministre turc.

Avec le soutien aux Frères musulmans, la Turquie s'est retrouvée isolée au Proche-Orient et ne peut plus prétendre jouer le rôle de relais auprès de l'Occident

À l'Élysée, si l'on ne cite jamais l'ancien président ouvertement, les termes choisis pour décrire la relation entre la France et la Turquie ne laissent guère de doutes. «La démarche de François Hollande est de sortir de l'impasse dans laquelle la France, à l'époque, avait conduit cette relation», explique-t-on, en assurant qu'une telle approche s'était avérée «inefficace pour les intérêts de l'Europe». Mais aussi pour ceux de la France. Entre 2009 et 2012, ses parts de marché sont passées de 6 % à 3 %. Or en dépit de ses difficultés actuelles, le pays voit émerger une classe moyenne et, avec elle, s'ouvrir de nouvelles perspectives commerciales. Ce sera l'un des autres aspects de la visite de François Hollande, sans doute le moins conflictuel.

http://www.lefigaro.fr/international/2014/01/26/01003-20140126ARTFIG00110-turquie-hollande-s-engage-sur-un-terrain-mine.php
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murat_erpuyan
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MessagePosté le: 28 Jan 2014 4:11    Sujet du message: Répondre en citant

Les articles étaient dans la rubrique actualités cher ami...

Notre webmaster, du lundi au vendredi actualise tous les jours cette rubrique en mettant tout ce qui parait sur la Turquie, les Turcs et l'immigration turque dans les médias francophones...

Et nous vous prions de nous signaler tout ce qu'il n'a pas aperçu...

http://minu.me/2yib
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Raskolnikoff
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MessagePosté le: 28 Jan 2014 23:58    Sujet du message: Répondre en citant


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MessagePosté le: 29 Jan 2014 1:12    Sujet du message: Répondre en citant

http://www.elysee.fr/assets/pdf/Dossier-de-presse-Turquie.pdf
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Philippe
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MessagePosté le: 27 Mai 2014 23:28    Sujet du message: Répondre en citant

Lors de la visite de notre président Hollande il y a eu un gag sur laquelle la presse est restée discrète.

Une chanteuse turque francophone, Candan Erçetin, a interprété en français deux chansons d'Edith Piaf. L'une, "je ne regrette rien" n'est pas vraiment neutre et a un double sens politique. Elle fut l'hymne des vétérans d'une tentative de coup d'état militaire en France (à Alger en fait, alors colonie française) en 1961 et de tous les nostalgiques de la décolonisation et d'un mouvement appelé OAS. Bien anodine au départ dans l'esprit de sa créatrice Edith Piaf qui y faisait juste allusion à sa vie tourmentée elle est aujourd’hui perçue comme étant dans le répertoire de l’extrême-droite à coté des chants militaires.
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