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Actualités du 28/08/2010

 
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MessagePosté le: 28 Aoû 2010 13:15    Sujet du message: Actualités du 28/08/2010 Répondre en citant

>>> Sport

Basket : Il manque du monde à Istanbul
Sud-Ouest - 28/08/2010

Dévalué, déprécié, dénaturé. Le Championnat du monde 2010 de basket-ball (28 août-12 septembre) qui s'ouvrira dans quelques heures en Turquie risque de faire un bide, alors qu'il promettait d'être somptueux dans le prolongement d'un tournoi olympique de très haute qualité.

Les coupables ? La NBA, ses dirigeants, qui ne trouvent aucun intérêt (financier) aux compétitions internationales, et ses stars qui ont boudé l'épreuve. Aucun des 12 Américains médaillés d'or à Pékin en 2008 n'a daigné effectuer le voyage (lire ci-dessous). Et l'épidémie de forfaits a essaimé au-delà de l'espace nord-américain : l'Allemand Dirk Nowitzki, l'Australien Andrew Bogut, l'Argentin Manu Ginobili, l'Espagnol Pau Gasol et le leader des Bleus, Tony Parker - tous présents dans le clip de promotion du Mondial tourné cet hiver ! -, ont eux aussi choisi de prolonger leurs vacances.


Leurs raisons touchent autant au sportif - une saison NBA harassante avec 82 matches, près de 100 pour les finalistes - qu'au porte-monnaie. Certains, approchant de la fin de leur contrat, ne veulent pas froisser leur employeur en prenant le risque de se blesser sous le maillot national, où la perspective d'une breloque dorée est loin d'égaler les montagnes de dollars déversées par la NBA.

Les Bleus sans garantie

Les Bleus peuvent ainsi regretter l'absence de Tony Parker, mais ne peuvent pas oublier que c'est son premier forfait depuis 2001 et que le meneur des Spurs fut le seul à avoir le courage de s'embarquer dans la galère des qualifications à l'Euro en 2008. La défection de Joakim Noah est moins excusable. Le pivot de Chicago ne cesse de clamer qu'il veut jouer pour la France, mais il n'a jamais porté le maillot bleu en compétition officielle. Parions qu'il fera l'effort lors du prochain Euro, lorsqu'il sera question de préparer les JO de Londres 2012, bien plus attractifs et profitables en termes d'exposition et d'image que ce Mondial turc…

Sans leader, sans meneur de classe internationale (on ne remplace pas aisément Parker), sans pivot expérimenté (bonne chance à Ali Traoré qui devra dès ce soir se coltiner les 2,16 m et 125 kg de Marc Gasol), les Français vont entamer la compétition sans la moindre garantie.

La campagne de matches de préparation (cinq défaites et deux victoires contre le faible Sénégal et la petite Tunisie), a mis en lumière ses carences. À moins de voir Boris Diaw forcer son talent et se découvrir une âme guerrière - on peut toujours rêver… -, les Bleus ne feront pas le poids dès lors que le niveau s'élèvera.

« On n'a pas de marge, même face à des adversaires de niveau moindre », reconnaît le sélectionneur Vincent Collet qui s'est fixé comme objectif de « batailler pour atteindre les matches couperets ». Pour aller en huitièmes de finale, la France devra laisser derrière elle le Liban et la Nouvelle-Zélande. C'est dans ses cordes. Pour aller plus loin, il lui faudra juste prier.


>>> La Turquie dans les médias francophones

Moment charnière pour l'armée turque qui change de chef
L'Express - 28/08/2010

Le nouveau chef d'état-major des forces armées turques a pris ses fonctions vendredi à la tête d'un corps qui se sent à l'étroit entre les réformes inspirées par la candidature européenne de la Turquie et un gouvernement dont les racines plongent dans l'islam politique.

Le président Abdullah Gül et le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan ont assisté en fin d'après-midi à la cérémonie de prestation de serment du général Isik Kosaner, au quartier général des forces armées à Ankara.
"Les forces armées turques", a dit leur nouveau chef, "se sont toujours engagées, et s'engageront toujours, à défendre l'unité de l'Etat et la laïcité".

Sa nomination à la tête de l'état-major interarmes a fait suite à plusieurs jours de tensions au sein du Conseil militaire suprême, organisme dominé par les généraux mais que préside le chef du gouvernement, et au sein duquel ce dernier a mis son veto à la promotion de certains officiers supérieurs.

"Une tâche difficile l'attend", estime l'analyste Wolfango Piccoli, de la société de consultants Eurasia. "Le mécontentement règne dans les rangs à propos des relations entre le gouvernement et l'armée, et la violence provoquée par le PKK (les séparatistes kurdes-NDLR) est en augmentation", dit-il.

La promotion du général Kosaner intervient aussi au moment où la formation au pouvoir, l'AKP (Parti de la justice et du développement) s'attaque à l'appareil judiciaire, autre bastion de l'opposition laïque.
Elle coïncide aussi avec les procès d'une série d'officiers supérieurs de l'armée pour complot en vue de renverser le gouvernement. Des mandats d'arrêt ont été lancés en juillet à l'encontre de 102 officiers en exercice ou à la retraite, dont un ancien commandant de la prestigieuse première armée, même si ces mandats d'arrêt ont été retirés par la suite.

LE TEMPS DES PUTSCHS "RÉVOLU"

Les militaires, qui pendant des décennies ont été les gardiens de la laïcité héritée d'Atatürk, ont renversé quatre gouvernements, mais les réformes mises en oeuvre dans le cadre des efforts d'Ankara pour adhérer à l'Union européenne ont réduit leur pouvoir.

Les "pachas", comme on surnomme les chefs de l'armée, ont d'autre part été obligés d'adopter profil bas face à l'AKP, arrivé au pouvoir en 2002 et que soutient une classe moyenne conservatrice qui a le vent en poupe et conteste l'élite laïque traditionnelle.

Malgré certains revers sans précédent qui ont discrédité l'image de l'armée, les experts s'attendent à ce que les relations entre le gouvernement Erdogan et les militaires soient moins houleuses, même si des moments de tension sont encore à attendre.

Le prédécesseur de Kosaner, le général Ilker Basbug, a dit à plusieurs reprises que le temps des putschs militaires était révolu.
"Je ne crois pas qu'il y aura conflit avec le gouvernement. C'est un démocrate et il s'efforcera de défendre les forces armées par des moyens démocratiques", explique de son côté Necati Ozgen, général en retraite, à propos de Kosaner.

Le général Kosaner, qui passe pour un laïc de la vieille école, s'est abstenu de déclarations publiques par le passé, privilégiant une démarche discrète et tranquille. Ancien officier des commandos, il a travaillé pour les services secrets.

Les Turcs sont appelés aux urnes le 12 septembre pour un référendum sur des réformes constitutionnelles proposées par le gouvernement d'inspiration islamiste.

Si ces réformes sont adoptées, elles accroîtront un peu plus le contrôle du pouvoir politique sur l'armée et restreindront le champ des compétences des tribunaux militaires.


L'alliance occidentale, victime des ambitions régionales d'Ankara
Le Jeune Afrique - 27/08/2010
Delphine Strauss et David Gardner


Finie, l’alliance privilégiée avec l’Occident ! Le gouvernement islamo-conservateur a entrepris de rééquilibrer sa diplomatie au profit du monde arabo-musulman. Moins par idéologie que par désir d’asseoir sa suprématie régionale. Mais l’opération n’est pas sans risques.

Toronto, Bruxelles, Bichkek (Kirghizistan) et Londres dans la même semaine… Depuis qu’il est devenu ministre des Affaires étrangères de Turquie, il y a un an, Ahmet Davutoglu multiplie les déplacements – une centaine, au total – à travers le monde. Sa mission : promouvoir sa vision de la Turquie comme puissance régionale. Ce n’est peut-être pas pour rien qu’il est originaire de Konya, le berceau des derviches tourneurs !

Son message n’a rien d’exceptionnel : à coups de chiffres et de dates, il expose sa conception d’un rapprochement « sans problème » de la Turquie avec ses voisins. Davutoglu a été médiateur dans divers conflits, des Balkans à Bagdad, et a mis à profit l’influence économique croissante de son pays pour se faire de nouveaux amis, comme le Brésil et la Russie, ou se rapprocher de vieux ennemis, comme la Syrie, l’Irak ou la Grèce.

Voir la carte des alliances régionales de la Turquie



Au cours des derniers mois, un hiatus est néanmoins apparu entre les aspirations régionales de la Turquie et ses traditionnelles alliances en Occident. L’échec du rapprochement avec l’Arménie l’a poussée à contrecarrer les démarches entreprises, aux États-Unis et ailleurs, par la diaspora arménienne en vue de faire reconnaître les massacres de 1915-1916 comme un génocide.

Et puis, en mai, l’armée israélienne a attaqué une flottille qui se rendait à Gaza sous pavillon turc, causant la mort de neuf personnes… La rupture des relations diplomatiques a été évitée, mais Davutoglu a prévenu que tout réchauffement était exclu tant qu’une enquête internationale n’aurait pas été diligentée [le 2 août, Israël a accepté de coopérer avec une commission d’enquête onusienne, NDLR]. Et tant que l’État hébreu n’aurait pas présenté des excuses aux familles des victimes.

Partenaire essentiel

Pour les États-Unis, c’est lors du vote à l’ONU de nouvelles sanctions contre l’Iran que l’évolution la plus nette de la position de la Turquie a été constatée. Vexée du mépris affiché par l’Occident pour l’accord sur le nucléaire que, de concert avec le Brésil, elle était parvenue à négocier avec la République islamique, elle ne s’est pas contentée de s’abstenir : elle a voté contre.

Reste que la Turquie est de plus en plus importante pour l’Occident. Elle est depuis longtemps membre de l’Otan, constitue un « corridor » indispensable à l’acheminement des hydrocarbures d’Asie centrale et constitue la preuve qu’un grand pays musulman peut concilier islam et démocratie. Enlisés dans deux guerres, les États-Unis ne peuvent pas se permettre de perdre ce partenaire essentiel à la stabilité de l’Irak et de l’Afghanistan.

Champion de la cause palestinienne, le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan­ a fini par éclipser Hassan Nasrallah­, le chef du Hezbollah, dans le cœur des Arabes. La volonté des responsables turcs d’affirmer leur indépendance vis-à-vis de Washington a renforcé leur crédibilité régionale. Ils sont, par exemple, plus écoutés à Bagdad depuis qu’ils ont refusé de laisser les Américains utiliser leur espace aérien pour envahir l’Irak, en 2003.

Du coup, la Turquie est de plus en plus considérée à Washington comme un partenaire peu fiable. Au Congrès, certains élus estiment que la dégradation de ses relations avec Israël est la preuve que son régime islamo-­autoritaire incline à l’est. Pourtant, l’irruption de la Turquie dans le paysage géopolitique du Moyen-Orient ne devrait surprendre personne. Depuis la fin de la Guerre froide et des conflits dans les Balkans, Ankara cherche un rôle plus valorisant que celui de sentinelle de l’Otan aux portes de l’Orient. « La Turquie n’est pas un dossier, c’est un acteur, affirme Davutoglu. Nous l’étions en défendant l’Occident les armes à la main au sein de l’Otan ; nous le restons en promouvant pacifiquement les valeurs de l’Union européenne à l’est de la Méditerranée. »

La Turquie n’est pas seulement membre de l’Otan, elle préside également l’Organisation de la conférence islamique (OCI), qui regroupe cinquante-sept États. C’est cette identité double qui contraint son gouvernement à se montrer actif dans la région. Pour lui, le bellicisme d’Israël, obsédé par le programme nucléaire iranien, constitue un vrai risque de conflit. D’où ses efforts de médiation entre Israël et, d’une part, la Syrie, de l’autre, les Palestiniens.

Il ne s’agit ni d’une manifestation de dépit face aux réticences des Européens à l’intégrer au sein de l’UE, ni d’un virage à l’est. Et pas davantage d’une hypothétique volonté du gouvernement AKP de se rapprocher des pays musulmans. Erdogan entend montrer qu’une Turquie confiante et dynamique doit avoir plusieurs cordes à son arc. « L’intégration au sein de l’UE reste notre objectif prioritaire », jure Davutoglu.

Dérapages verbaux

Pour certains analystes, la Turquie sera d’autant plus influente dans les pays arabes qu’elle conservera ses connexions et son identité occidentales. « Si les séries télévisées turques sont tellement regardées dans ces pays, estime Semih Idiz, éditorialiste au journal Milliyet, c’est justement parce qu’elles mettent en scène une conception de l’amour et de la liberté inconnue en terre musulmane. »

La question n’est donc pas de savoir si la Turquie glisse à l’est, mais si elle parviendra à accroître son influence dans la région en rééquilibrant ses alliances, anciennes et nouvelles.

Les résultats de cette politique sont, pour l’instant, mitigés. Au crédit de Davutoglu, on peut faire figurer le rapprochement avec la Syrie, l’établissement de relations cordiales avec les dirigeants kurdes du nord de l’Irak et les premiers pas vers une union douanière moyen-orientale. Mais la Turquie ne présume-t-elle pas de ses forces ? En raison de son opération conjointe avec le Brésil, les Occidentaux pourraient s’opposer à sa participation aux discussions sur le nucléaire iranien. Et elle a dû se retirer de la médiation entre Israël et la Syrie. Enfin, il est dommage que les tentatives de réconciliation avec l’Arménie et avec la Grèce n’aient pas abouti : cela aurait permis de démontrer que la Turquie ne s’intéresse pas au seul monde musulman.

Si l’engagement régional de la Turquie est cohérent, il est cependant fragilisé par les débordements périodiques d’Erdogan. S’adressant à Benyamin Netanyahou après l’attaque de la flottille, le chef du gouvernement avait par exemple cité, en hébreu, le commandement « Tu ne tueras point ». Puis laissé entendre qu’Israël soutiendrait la rébellion kurde en Turquie. À Washington, il se murmure aussi que, lors d’une rencontre avec Hillary Clinton, alors qu’il réclamait l’aide des États-Unis pour sécuriser la libération des militants de la flottille emprisonnés, Davutoglu aurait repoussé violemment la table et se serait mis à crier.

Ces effets scéniques visent généralement l’opinion nationale. Jusque dans les années 1990, la politique étrangère turque était mue par des considérations sécuritaires. Aujourd’hui, elle a intégré la crainte populaire d’une trop grande influence des pays étrangers, ainsi que son anti­américanisme foncier.

« Ce que l’on observe à Washington, commente Omer Taspinar, de la Brookings Institution, ce n’est pas l’émergence d’une diplomatie islamiste, mais celle d’un gouvernement populiste, qui exploite les frustrations des Turcs vis-à-vis des États-Unis et de l’Europe. »

Cette attitude pourrait ruiner les chances de la Turquie de devenir véritablement influente. « Le monde s’offrait à eux sur un plateau, et ils ont choisi Gaza ! fulmine Soli Ozel, de l’université Bilgi, à Istanbul. Soumis aux pressions de la rue, turque et arabe, ils ont perdu le contrôle de la situation. »

Davutoglu devra bientôt revenir aux affaires nationales. Les nombreux raids lancés, à travers la frontière irakienne, par les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ont été parmi les plus sanglants de ces dernières années. Plus le PKK est violent, plus la pression sur le gouvernement s’accroît pour qu’il s’assure l’aide de ses alliés. Ce dernier attend des États-Unis une aide militaire­ directe ; de l’UE, qu’elle tarisse les sources du financement du PKK ; et du gouvernement kurde du nord de l’Irak, qu’il déloge le PKK des montagnes où il a établi ses bases.

Le conflit avec les Kurdes pourrait donc conduire à un resserrement des liens avec l’Irak et les États-Unis. Davutoglu et Erdogan pourraient alors méditer cette bonne vieille maxime anglo-saxonne selon laquelle, en politique, tout est toujours local.



>>> Art, Littérature & Culture

Les chats, seigneurs efflanqués des rues d'Istanbul
De Christopher Torchia - La Presse Canadienne - ‎24/08/2010‎

ISTANBUL — Quand le président américain Barack Obama a visité Sainte-Sophie à Istanbul l'année dernière, il s'est arrêté pour caresser l'un des nombreux chats installés à demeure dans l'église-mosquée byzantine, déclenchant le sourire de son compagnon de visite, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. Le chat, lui, ne s'est pas laissé impressionner par l'attention du visiteur de marque, sachant bien qui était le maître des lieux...

Car les chats sont chez eux à Istanbul. Chats errants des rues, ils déambulent en habitués dans plusieurs des somptueuses mosquées de l'ancienne capitale ottomane, gèrent une ou deux universités, font la loi dans plusieurs musées... Ils sont approvisionnés en eau et en vivres par nombre de mains inconnues qui déposent leurs offrandes sur les trottoirs et dans les recoins.

Seigneur occulte de la ville, le chat stambouliote accède ce mois-ci à la gloire officielle: les championnats du monde de basket, qui débutent samedi, se sont choisis pour mascotte un certain "Bascat", chat blanc aux yeux vairons, l'un bleu, l'autre vert, comme cette étrange race féline originaire de Van, dans l'est de la Turquie.

Sevgin Akis Roney, professeur d'économie à l'Université du Bosphore, explique que la réputation de l'établissement est si bien établie que les gens y amènent les chats dont ils ne veulent pas, sachant qu'ils y seront bien traités. Dans cette université perchée sur une colline surplombant le Bosphore, matous et minets rôdent en toute tranquillité dans les classes. "Nous devrions apprendre à vivre avec ces animaux", note le professeur, qui ne se déplace pas sans ses croquettes pour chat affamé.

La Turquie a adopté en 2004 une loi sur la protection des animaux, la politique officielle étant d'attraper, stériliser et relâcher ou faire adopter les animaux errants. Ce qui n'empêche pas les rumeurs de campagnes d'empoisonnements menées par certaines municipalités, en général visant les chiens.

Il fut un temps où Istanbul faisait la chasse aux chiens errants, accusés de tous les maux, considérés comme sales dans la tradition musulmane. En 1910, une rafle géante fut organisée par les autorités stambouliotes: des dizaines de milliers de chiens errants furent ramassés dans les rues et emmenés sur une île de la mer de Marmara, où on les laissa mourir de faim.

Dans la deuxième moitié du XXe siècle, Istanbul connut une explosion démographique, des millions de personnes affluant des campagnes, pour s'entasser dans des habitations illégales et bon marché qui poussaient comme des champignons, les "gecekondu".

La croissance exponentielle et chaotique de la ville rendit Istanbul moins accueillante aux chats errants, mais des poches de tranquillité demeurent, où se perpétue la tradition de prendre soin des chats -une option qui a la faveur des Turcs, car elle permet d'éviter les inconvénients d'un animal à demeure.

Les chats, eux, tirent profit de leur association avec l'Islam en Turquie. Comme le dit un diction populaire: "Si vous avez tué un chat, il vous faut construire une mosquée pour être pardonné par Dieu".

Le foklore de l'Islam raconte l'histoire de ce chat qui attaqua un serpent venimeux en train de s'approcher du prophète Mahomet. Dans un autre conte, le Prophète trouvait son chat endormi sur sa veste. Plutôt que de déranger le chat, il découpa la portion de la veste sur laquelle il dormait pour l'enfiler sans le réveiller...

"Les chats sont des anarchistes fainéants", s'amuse Ozgur Kantemir, qui a huit chats et vit à Ankara, la capitale du pays. "C'est peut-être l'une des raisons pour lesquelles ils s'adaptent si bien à nous dans les grandes villes".

Les chats ne sont pas toujours les bienvenus. Leurs cris, bagarres et amours perturbent le sommeil de nombre de Stambouliotes. "Si vous laissez la fenêtre ouverte, vous pouvez rentrer chez vous pour tomber sur un chat qui vous regarde, l'air de vous dire: 'qu'est-ce que tu fais là?'", plaisante Allen Collinsworth, consultant américain.

Cette pléthore de chats stambouliotes avait déjà impressionné Sir Evelyn Wrench, rédacteur en chef du magazine britannique "The Spectator": "Dans chaque ruelle, vous rencontrez les chats, des vieux chats émaciés, des chats borgnes, des chatons trébuchant d'un pas incertain, des chats avec des maladies de peau, des chats se grattant sans arrêt, des chats morts écrasés sur la route", écrivait-il en 1935.
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