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Le Voile et les Bombes

 
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Auteur Message
Dendermonde
Newbie
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Inscrit le: 21 Juil 2006
Messages: 18
Localisation: Citoyen, résident français

MessagePosté le: 26 Aoû 2008 11:59    Sujet du message: Le Voile et les Bombes Répondre en citant

Bonjour,

voici un article qui a paru sur le site du Courrier des Balkans.

http://balkans.courriers.info/article10984.html

Bonne lecture,

Temse


Turquie : le voile et les bombes
Traduit par Vincent Doumayrou
Publié dans la presse : 30 juillet 2008
Mise en ligne : vendredi 1er août 2008
Sur la Toile


Les sanglants attentats du 27 juillet, qui n’ont toujours pas été revendiqués, ont causé la mort d’au moins 17 personnes à Istanbul, dans un contexte extrêmement tendu en Turquie. L’AKP, le parti du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, devait en effet répondre d’une « mise en danger de la laïcité en Turquie » et menaçait d’être dissous par la Cour constitutionnelle. Jeudi 31, le verdict est tombé, l’AKP est condamné à des pénalités financières pour « atteintes au principe fondateur de la laïcité » mais la Cour n’a pas jugé celles-ci « suffisamment graves pour dissoudre le parti ».


Par Fazila Mat



Le 27 juillet au soir, la Turquie a été violemment secouée par l’explosion de deux bombes à Istanbul, dans le quartier Güngören. La veille, la justice avait présenté l’acte d’accusation de l’organisation secrète Ergenekon, et le lendemain, s’ouvrait le procès en vue de la dissolution de l’AKP, le Parti de la Justice et du Développement, actuellement au pouvoir. Les explosions ont causé la mort de dix-sept personnes, et en ont blessé 150 autres, parmi lesquelles quinze sont dans un état grave. La première bombe, cachée dans une cabine téléphonique, aurait été utilisée comme « appât » pour attirer un plus grand nombre de personnes et toucher les premiers secours des blessés. La seconde, qui a eu un effet dévastateur, a été placée dans une benne à ordures. Les deux détonateurs auraient été activés à distance. L’attentat a été perpétré dans un quartier particulièrement peuplé d’Istanbul, dans une zone piétonne et à une heure où affluaient de nombreux badauds.

La police a immédiatement lancé une enquête de grande ampleur en visionnant toutes les prises de vue des caméras de vidéosurveillance (MOBESE) et d’un dispositif de télésurveillance interne aux entreprises du quartier. Le maire d’Istanbul, Muammer Güler, a exclu tout lien entre cet attentat et celui du 9 juillet dernier, perpétré contre le consulat américain de la ville, qui a tué six personnes. A la question d’un journaliste sur les responsabilités du PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan, le maire a répondu : « le lien est évident avec une organisation séparatiste de ce type. Nous travaillons sur la question. Nous espérons recueillir les résultats de l’enquête au plus vite » (Radikal, le 28 juillet 2008). A l’heure qu’il est, le PKK n’a pas revendiqué l’attentat et les recherches sont encore en cours.

Cependant, Deniz Baykal, secrétaire général du CHP, Parti républicain du peuple kémaliste, et le Premier ministre Recep Tayyip Erdoğan ont laissé entendre dans leurs premières déclarations qu’ils considéraient le PKK comme responsable de l’attentat. Le co-secrétaire général du parti pro-kurde DTP, Ahmet Türk, a cependant condamné l’attentat, et protesté contre les accusations hâtivement adressées au PKK, pour ajouter que l’attaque, perpétrée pour menacer l’harmonie interne du pays, avait pour but de semer le chaos.

Le Premier ministre a annulé le Conseil des ministres prévu à Ankara pour se rendre sur les lieux de l’attentat, où il a fait la déclaration suivante : « c’est le moment de rester unis. Plus nous réussirons à être unis et soudés comme peuple et à isoler le terrorisme, mieux nous réussirons ». Parmi les leaders des partis politiques, Baykal du Parti républicain du peuple (Cumhuriyet Halk Partisi, CHP) a appelé les gens à descendre dans les rues pour protester contre les responsables de l’attaque, suivant l’exemple des citoyens espagnols après l’attentat de Madrid en 2004 : « nous devons œuvrer à une campagne de condamnation nationale et faire en sorte que les instigateurs de cette action ne puissent pas la renouveler ». Devlet Bahçeli, secrétaire général du Parti d’Action nationale (Milliyetçi Hareket Partisi, MHP) a exigé des mesures plus sévères contre ce genre d’événements.

Le chef d’Etat-major Yasar Büyükanıt, de son côté, a fait la déclaration suivante : « cet événement va accroître la cohésion de notre lutte contre le terrorisme et nous rendra plus décidés encore à l’affronter ». Des syndicats de travailleurs comme Türk İs, Disk et Kesk ont également condamné l’attentat, ainsi que des confédérations patronales.

Dans les heures qui ont suivi l’attentat, les hypothèses sur les responsables sont allées du PKK (que le quotidien Hürriyet a désigné comme le responsable direct) à Al-Qaïda, mais très vite diverses analyses et autres commentaires se sont concentrés sur la Gladio turque, Ergenekon, organisation terroriste qui aurait comme objectif de pousser le pays vers le chaos et d’ouvrir la voie à un coup d’Etat (Taraf, le 29 juillet).

Les explosions ont en effet eu lieu à un moment où toute la Turquie retient son souffle autour de deux procès très importants pour l’avenir du pays : celui justement des dirigeants du groupe Ergenekon, et celui qui doit statuer sur la possible mise au ban de l’AKP, le parti actuellement au pouvoir, accusé d’anti-laïcité par le procureur général d’Istanbul.

L’acte d’accusation qu’a présenté le Parquet d’Istanbul contre Ergenekon inclut de nombreuses personnalités de premier plan, soupçonnées d’avoir participé à un projet de coup d’Etat et de renversement du gouvernement. L’acte d’accusation a été reçu par le 13ème tribunal pénal d’Istanbul il y a quelques jours, mais vu les nombreuses ramifications et le grand nombre - 86 – de personnes impliquées, la procédure s’avèrera sans doute très longue.

En revanche, la Cour constitutionnelle doit prendre très bientôt une décision sur le destin de l’AKP, le parti qu’une large majorité d’électeurs a confirmé au pouvoir l’an dernier. Le procureur Abdurrahman Yalçınkaya avait présenté le document le 15 mars dernier ; il avait accusé l’AKP du Premier ministre Tayyip Erdoğan d’être une « pouponnière de l’anti-laïcité », avait demandé sa dissolution et l’éloignement pour cinq ans de la scène politique de ses 71 plus hauts dirigeants, entre autres du Premier ministre Erdoğan et du Président de la République Abdullah Gül. Parmi les motifs principaux de l’accusation figurait la loi, votée par le Parlement, qui permet aux femmes voilées d’accéder librement à l’Université. La Cour constitutionnelle, par décision du 5 juin dernier, a ensuite aboli cette décision et par là même réintroduit l’interdiction de porter le voile dans les universités.

D’après la Constitution, la Cour ne peut dissoudre le parti qu’avec une majorité d’au moins sept votes sur onze. Selon l’article 69 de la Constitution, la Cour pourrait toutefois se limiter à « priver le Parti, entièrement ou partiellement, de l’utilisation des fonds de trésorerie ». (Radikal, le 28 juillet). Si elle devenait réalité, la décision de mise au ban du parti porterait la Turquie à des élections anticipées, auxquelles ni Erdoğan ni la plupart des autres dirigeants de l’AKP ne pourraient participer, avec des conséquences imprévisibles sur la stabilité des institutions.
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