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La Fête du Nevruz

 
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narine
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Inscrit le: 24 Jan 2007
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MessagePosté le: 24 Mar 2008 18:57    Sujet du message: La Fête du Nevruz Répondre en citant

Citation:

La Fête du Nevruz

Le Nevruz, mot provenant de l’union de Nev (Nouveau) et de Ruz (Jour) en persan, signifie « jour nouveau » est célébré comme le nouvel an chez les Turcs d’Asie Centrale et les Iraniens. De nos jours, ce jour correspond au jour de l’équinoxe, c’est-à-dire au 9 mars de l’ère chrétienne et au 22 mars de l’ère de l’Hégire.

En d'autres mots, le Nevruz, ou Jour Nouveau, est le symbole de la nature se délivrant de l'hiver ainsi que celui des mouvements, renouveaux et tournants dans la vie des communautés.

Chaque population fête le Nevruz selon des coutumes particulières. Chez le Turcs, ce jour est perçu comme un jour de délivrance et s’identifie aux légendes d’Ergenekon et de Bozkurt (loup gris).

D’après cette légende, les tribus étrangères ont déclaré la guerre aux Gökturks et l’ont gagnée par ruse. Ceux qui survécurent traversèrent les monts escarpés du petit Caucase et s’installèrent dans une plaine fertile, là où personne ne pouvait les trouver. Ils grandirent en nombre et la plaine, appelée Ergenekon, ne leur suffit plus. Dès lors, en faisant fondre dans le feu l’un des monts de fer qui les entouraient, ils réussirent à sortir de la plaine et se dispersèrent. Ce jour de libération d’Ergenekon fut considéré comme le jour du commencement de l’année nouvelle; plus tard les Khans (rois) des Gökturks symbolisèrent chaque année ce jour en frappant du marteau le fer chauffé et posé sur l’enclume. Pour le Turcs, cette date est perçue comme un jour de délivrance et s’identifie au retour de la nature à la vie.

En Anatolie, Le Nevruz, célébré par des coutumes joyeuses, remontait à l’époque des Seldjoukides et arriva jusqu’à nos jours en passant par l’Empire Ottoman.

Du temps du monarque seldjoukide Meliksah, un calendrier fut préparé avec le Nevruz. Ce calendrier fut appelé “Takvim-i-Melikî”, “Takvim-i-Sultanî”, “Takvim-i-Celalî” (le Calendrier du Roi).

Les Padischahs ottomans prêtaient une certaine importance au Nevruz. Des poèmes sous forme de chants ou d’éloges, appelés Nevruziye étaient cités aux Padischahs et hommes de gouvernement. Les jours de Nevruz, le chef des astrologues présentait le nouveau calendrier au Padischah et recevait en retour le “Nevruziye Bahsisi”, sorte de pourboire. Des pâtes préparées à partir d’épices variées, aussi appelées Nevruziye, étaient offertes aux familles des Padischahs.

En Anatolie, le Nevruz appelé aussi Nevruz-i-Sultan, Sultan Nevruz, Navriz, Mart Dokuzu (le Neuf Mars) est célébré par les Alevis (adeptes de l’ordre religieux d’Ali), les Bektaschides d’Anatolie comme le jour de la naissance d’Ali, le jour du mariage d’Ali et de Fatma ou le jour où, à son retour du pèlerinage, le prophète Mahomet désigna Ali comme son successeur.

A la lumière des données que nous possédons, il n’est pas possible de prendre une seule source en considération pour donner une seule explication au Nevruz, qui possède la particularité de symboliser les valeurs culturelles propres à chaque population d’une région s’étendant du Moyen-Orient jusqu’en Asie, où il est célébré.

Voici quelques exemples de coutumes du Nevruz suivies en Turquie;

Dans la région de Mersin-Silifke, les Turkmènes du Taurus nouent des rubans de tissu aux arbres pendant le Nevruz, aussi connu sous le nom de “Fil De Mars”. Tout le monde se dirige vers les hauts plateaux et y est accueilli par les habitants. Le groupe qui arrive signale son arrivée par un coup de feu, auquel répond, également par un coup de feu, le chef des habitants du plateau. Plus tard ils tireront ensemble des coups de feu et se souhaiteront mutuellement « Un bon Nevruz et un bétail fécond et de bon augure ». Cette année-là, le berger possédant 20 agneaux ou chevreaux en sacrifiera un qui sera cuit et mangé sur place.

Chez les Turkmènes bûcherons, le Nevruz est appelé “Sultan Nevruz”. Ils célèbrent la journée du 9 mars du calendrier du mois de l’hégire en se dirigeant vers les hauts plateaux. D’où l’expression “les monts acceptent leurs hôtes après le 9 mars”. Ce jour-là, chacun revêt des vêtements neufs et va au cimetière.

A Gaziantep et ses environs, le 22 mars est appelé sultane Navruz. Selon une croyance populaire, sultane Navruz est une belle jeune fille ayant émigré d’ouest en est la nuit du 21 au 22 mars. Selon une autre croyance, c’est un derviche volant dans la peau d’un oiseau. Ceux qui resteront éveillés à l’heure de son passage verront leurs vœux se réaliser.

Pour les habitants de certains villages de la sous-préfecture d’Arguvan à Malatya, le Nevruz est célébré comme la “Fête de la fin de l’hiver”.

A Aðri et ses environs, les jeunes font un vœu cette nuit-là et écoutent aux portes pour entendre les commentaires des gens afin de deviner si leur vœu se réalisera ou non.

Une autre coutume: un jeune homme célibataire mange ce soir-là la moitié d’une brioche salée, appelée “tuzlu gillik”, et va se coucher sans boire d’eau. Selon la croyance, il épousera la jeune fille qui lui apportera à boire dans son rêve. Le lendemain, il déposera l’autre moitié sur le toit ou la cheminée de sa maison. Un corbeau l’emportera et la croyance veut que le jeune homme épouse la jeune fille habitant dans la maison sur le toit de laquelle le corbeau s’est posé pour picorer la brioche. Si le corbeau s’envole au loin, alors le jeune homme épousera une jeune fille d’ailleurs.

Dans les environs de Kars, les jeunes, qui se sont rassemblés dans une maison, envoient un enfant chercher de l’eau. L’enfant doit ramener le sceau rempli d’eau sans regarder derrière lui et sans parler. Des fils de couleurs et des aiguilles représentant ceux qui sont présents sont jetés dans le seau. La croyance veut que celui et celle, dont le fil et l’aiguille se sont unis, se marient.
A Tunceli, les hommes se noircissent le front ce jour-là et se dirigent vers les sources d’eau. Là, ils se nettoient le front et font des prières et des vœux. Par ailleurs, il existe diverses coutumes qui visent à faire des vœux pour se libérer de la malfaisance et des problèmes.

A Iðdir et ses environs, dans la nuit du 19 au 20, les jeunes font une prière à Dieu et se baignent dans la rivière, ils doivent y plonger au moins trois fois. Le lendemain, ils se réveillent tôt et boivent de l’eau fraîche, qu’ils donnent aussi aux animaux.

Les gens mettent leurs vêtements neufs et cognent des oeufs durs les uns aux autres après la prière.

Même ceux et celles, dont un proche est récemment décédé, sont obligés de se joindre à la fête. Il est considéré comme impie de porter le deuil ce jour-là.

A Giresun, le jour du Nevruz, qui est fêté le 14 mars sous le nom de “Mart Bozumu” (la fin du mois de mars), les gens se lèvent tôt, vont chercher de l’eau de source et en arrosent le bétail.

A Edirne, durant les divertissements de sultan Nevruz, le 22 mars, les vieilles nattes sont brûlées et les gens sautent par-dessus en scandant “Mars entre! Puce vas-t’en!”.

A Kirklareli, le Nevruz est célébré sous le nom de “Mart Dokuzu” (le Neuf Mars). Tout le monde va aux champs, où ils vont s’amuser et manger des oeufs peints et d’autres aliments, qu’ils ont emportés avec eux.

Le Nevruz est fêté à Izmir-Urla sous le de “Mart Dokuzu Senlikleri” (Festivités du 9 Mars), à Tire en tant que “Sultan Nevruz Bayramý” (Fête du Sultan Nevruz) et à Uþak en tant que “Yýl Yenilendi” ( le renouvellement de l’année).

Restreindre les coutumes du Nevruz suivies dans notre pays, telles que les exemples cités ci-dessus, reviendrait à limiter l’aire des festivités d’Anatolie, liées au Nevruz. Les exemples que nous vous avons donnés ne sont que le miroir d’une petite part des coutumes existantes.

http://www.kultur.gov.tr/FR/BelgeGoster.aspx?4C64CBA40EAEACBD1A9547B61DAFFE2A1635021CF8F22E46


Citation:
Festivités liées au Nevruz dans notre pays et en Asie centrale

Nevruz

Célébrations du Nevruz dans notre pays et en Asie Centrale
Nevruz est le nom donné au jour marquant le nouvel an chez les Turcs vivant en Asie Centrale, les Turcs d'Anatolie et les Iraniens. Nevruz se compose des mots parsis Nev signifiant nouveau et Ruz signifiant jour.
Le Nevruz intervient au 22 mars de notre ère et au 9 mars du calendrier grégorien et est évoqué notamment par des noms tels que Nevruz-i Sultani, Sultan Nevruz, Sultan Navriz et Neuf Mars.

Bien qu’il soit attribué aux Iraniens, le Nevruz, comme l’indique le calendrier turc à douze animaux, est célébré chez les Turcs depuis les temps les plus reculés.

D’après la principale rumeur, le Nevruz marque chez les Turcs le jour de l’Indépendance, à savoir le départ d’Ergenekon. C’est pour cette raison que chez les Turcs, le Nevruz a été accepté comme le début d’un nouvel an et continue d’être célébré de nos jours par des festivités.

Les communautés turcophones d'Asie Centrale dont les Azéris, les Kazakhs, les Kirghiz, les Turkmènes, les Ouzbeks, les Tatars, les Turcs Ouïgours, les Turcs d'Anatolie et les Turcs des Balkans ont perpétué la tradition du Nevruz jusqu'à nos jours.

Kazakhstan


Les Kazakhs font réciter la naissance de Mahomet, le mouloud. Les demeures sont nettoyées de fond en comble, chacun s’endimanche, met ses plus beaux vêtements. Au cours des cérémonies du Nevruz, des pots en argile sont jetés et brisés sur les murs des maisons et sur divers objets et des sauts sur le feu sont effectués. Ces sauts sur le feu sont faits pour entrer dans le nouvel an en pleine santé et se libérer des maux et des maladies de l’année précédente. Les kazakhs appellent le repas qu’ils préparent pour le Nevruz « Nevruz-köcö ». En outre ils préparent une soupe spéciale et un autre plat baptisé bouillie qu’ils distribuent à leurs voisins le jour de la fête.

Kirghizstan

Les kirghiz ont appelé le premier jour de l’an Nooruz et mange, ce jour-là, un plat appelé « Nooruz köcö ». Köcö est une sorte de soupe au pain fait avec du bulgur, c’est-à-dire du gruau préparé avec du blé bouilli. L’« Auz köcö » qui est un mets fait avec de la farine frite dans du beurre ou de l’huile figure parmi les spécialités du jour. L’année kirghize débute avec le festival du Nevruz qui a lieu le jour de l’équinoxe du printemps et le nouvel an est fêté le 21 mars.

Ouzbékistan

Dans les villes ouzbeks de Samarkand, Boukhara et d’Andican, les cérémonies du Nevruz débutent le jour du Nevruz et se poursuivent pendant une semaine. La population appelle les festivités du Nevruz « festivités Seyil » et les lieux du Seyil se remplissent de carrousels, de musiciens et de marchands ambulants. Le premier jour du Nevruz, les gens font le tour de toutes les tentes pour se souhaiter une bonne fête. Le repas offert pendant ces visites est le riz pilaf appelé « aþ ». Du thé et des fruits sont aussi servis. Des activités sportives telles que la lutte, la course de chevaux et le combat de coqs sont également organisées pendant la fête. Des pièces de théâtre évoquant les célébrations du Nevruz sont notamment mises en scène à cette occasion.

Turkménistan

Les Turkmènes appellent le premier jour du nouvel an Novruz. Cinq ou six jours avant le Novruz, chaque famille turkmène commence à faire le ménage et prépare des spécialités gastronomiques turkmènes telles que les külce, þekþeke, koo, bovursak ou le palov turkmène. Les Turkmènes croient que plus les mets seront abondants plus la nouvelle année sera prospère. Le Semeni est la spécialité du Novruz. Quelques familles se réunissent pour confectionner le Semeni qui consiste en un mélange de blé, de farine, d’eau et de sucre. Le Semeni qui commence à être cuit la veille est prêt le matin du 21 mars.

Azerbaïdjan

Le Nevruz dure trois jours en Azerbaïdjan. Chaque année il est fêté par de grandes cérémonies entre les 21 et 23 mars. Le jour le plus important après le Nevruz est le « ahir çerþenbe » c’est-à-dire le dernier mercredi. On appelle ce jour « ýlin ahir tek tek ». Les mercredis des quatre semaines du mois de la fête revêtent également une grande importance. Le mardi de la veille du « ahir çerþenbe », les hommes se rendent au cimetière pour y réciter le fatiha, une sourate du Coran. Les femmes vont, quant à elles, au cimetière en apportant avec elles les halva, riz pilaf et autres plats qu’elles ont préparés. Les visiteurs récitent des sourates du Coran, distribuent leurs plats aux pauvres et quittent le cimetière au bout d’une ou deux heures. Ainsi s’achève la visite du cimetière pendant le Nevruz.

En Azerbaïdjan, on appelle la nuit du mardi au mercredi le «ahir çerþenbe» qui exige le nettoyage de fond en comble de la maison. Le jour du « ahir çerþenbe », une soirée dite « yeddi-levin » est organisée où la coutume exige la mise à feu d’une rue (plante) baptisée Pülenberi et la confection d’au moins sept plats. La coutume du « Gapý pusma » consiste, pour les jeunes, à se mettre aux écoutes derrière les portes des voisins. La première parole entendue est signe de bon ou de mauvais augure pour le nouvel an.

Une autre coutume du « Ahir çerþenbe » est le jeu où l’on jette des bagues à l’eau. Un récipient rempli d’eau est installé au milieu du salon, les filles s’asseyent tout autour du récipient et jettent leur bague dans le récipient. Le récipient est recouvert d’un torchon, l’une des filles retire une bague en prononçant le quatrain improvisé et le dédie à la personne à laquelle appartient la bague.

Les coutumes de la source d’eau : Le lendemain, avant l’aube, les gens se rendent à la source d’eau et s’y lavent les mains et le visage. Les filles attachent les pouces de leur deux mains par un fil et sautent par-dessus l’eau, coupent ensuite le fil et le jettent à l’eau. Ainsi croient-elles qu’elles auront une bonne destinée et un bon prétendant. Ceux qui se rendent à la source d’eau ramassent sept petites pierres près de la source qu’ils mettent dans une bouteille d’eau. Ces pierres restent au fond de la bouteille jusqu'au prochain « ahir çerþenbe ». A leur retour, ils coupent trois branches de mûrier qu’ils rapportent à la maison et qu’ils gardent jusqu’au prochain « ahir çerþenbe ».

Le nom donné à la veille du Nevruz est « baca-baca ». Des œufs cuits à l’eau et peints de différentes couleurs sont remis aux enfants qui font du porte à porte. Ce jour-là, les enfants se promènent en groupes en improvisant des quatrains comme celui qui suit :

Nevruz, Nevruz au printemps
Les roses, les roses au printemps
Qu’ils y ait dans notre jardin des roses
Des roses et des rossignols.

Le soir du « baca-baca » ( littéralement de cheminée à cheminée) , les gens respectent la coutume dite « bacadan þal atma » signifiant mot à mot « jeter le châle par dessus le toit ». D’après la coutume, un feu, par-dessus lequel sautent les gens, est allumé vers le soir. La nuit, les enfants laissent pendre des besaces qu’ils ont accrochées aux cheminées de leurs parents et de leur famille. Les jeunes laissent pendre du toit le châle et le propriétaire de la maison accroche à ce châle le cadeau qui convient le mieux à la personne qui porte ce châle.

Le lendemain, une balançoire est suspendue à un arbre avec de grosses cordes. Les jeunes filles et hommes se balancent tour à tour sur cette escarpolette.

Le jour de la fête, les hommes et les femmes se regroupent séparément et se souhaitent une bonne fête. Ils se rendent chez ceux qui sont morts dans le courant de l’année.

Turquie

Le Nevruz en Turquie est célébré les 22 et 23 mars, jours où les Turkmènes de Turquie s’installent sur les plateaux. Le Nevruz marque chez les Turkmènes Tahtacý (Tahta signifiant bois en turc, ce nom a été attribué aux Turkmènes de Turquie parce qu’ils s’occupaient des travaux de bois) le jour où on nourrit les morts.

Le 22 mars est le jour des préparatifs de la veille du Nevruz, le jour du ménage et de la confection des plats. Le jour de la fête, les familles se rendent des visites mutuelles.

Les gens se lèvent très tôt le 23 mars. Ils s’endimanchent et se rendent au cimetière en emportant avec eux de la nourriture. Ils font du café sur les fours près des tombes et conversent en même temps. Chacun est obligé de rendre visite aux tombes voisines et d’y boire du café ou du thé. Ils confectionnent ensuite tous ensemble des plats. Les gens chantent et font de la musique entre-temps. Ils installent des escarpolettes sur les arbres alors que les enfants jouent avec des cerfs-volants appelés « drapeaux ».

L’après-midi, les femmes remplissent les assiettes d’amuse-gueule et les distribuent aux passants. Après le dîner les membres de la famille baisent chacun à son tour la pierre tombale et quittent le cimetière.

Le soir, la fête se poursuit entre familles et voisins, toujours en mangeant et s’amusant ou en conversant. Les fautes sont pardonnées pendant cette fête. La participation à cette fête est obligatoire, faute de quoi la personne sera bannie par les villageois.

Pour les nomades, le Nevruz marque la fin de l’hiver et le début du printemps. Si le Nevruz n’intervient pas le 22 mars dans les villages et sur les plateaux et un dimanche dans les villes, la fête est célébrée le dimanche qui suit cette date. Les villageois se mettent en route vers les plateaux à l’aube du 22 mars et sont accueillis dans les foyers par leurs voisins et parents venus précédemment s’installer sur les plateaux. Au moment de leurs rencontres, ceux qui viennent du village et ceux qui sont sur le plateau tirent un coup de fusil et se souhaitent « une bonne Nevruz et une fructueuse fécondation » en guise de salutation. Les hôtes s’installent sous les tentes et se voient servir des boissons. Les bêtes sacrifiées par les propriétaires de troupeaux sont mangées par tout le monde. Chez les nomades qui sont sunnites, la population se joint également aux prières récitées par le imam et offre sa bénédiction. Les jeunes organisent des divertissements, tous les invités participent au banquet, accompagnent des chansons folkloriques et se joignent à des jeux. Les divertissements se poursuivent jusque tard dans la soirée.

Chez les citoyens qui font partie de la secte des Alaouites-Bektachis, le Nevruz marque :

1-le jour de la naissance du prophète Ali,
2-la date de mariage du prophète Ali avec Fatima,
3-la fin de l’hiver et l’arrivée du printemps ainsi que le début des migrations vers les plateaux.

Le matin du Nevruz, on boit du lait après la prière faite par le précurseur. Des poèmes baptisés « Nevruziye » sont récités et la naissance du prophète Ali est chantée. La journée est célébrée avec des friandises, des sirops et des boissons.

Le 22 mars est baptisé « Sultan Navrýz » à Gaziantep et ses alentours. D’après une conviction populaire, Sultan Navrýz est une belle jeune fille qui, la nuit du 21 au 22 mars, se déplaçait dans le ciel, à une heure indéterminée, d’ouest en est, en faisant cliqueter les bracelets qu’elle portait à la cheville et en travaillant sur son métier à tisser. D’après une autre conviction, c’est un saint qui entre dans la peau d’un oiseau et vole en faisant cliqueter la chaînette qu’il porte à sa cheville. Il y a une croyance selon laquelle, la nuit du Nevruz, ceux qui restent éveillés à l’heure du passage de la Sultane Navruz, verront tous leurs vœux se réaliser.

Pour cette raison, on remplit d’eau tous les récipients qu’on a à la maison, on attend jusqu’au matin et la nuit du Nevruz, au clair de lune, on dépose, dans la cour, un récipient rempli d’eau et on prie jusqu’au matin. D’après une croyance régionale, si le voeu est exaucé, l’eau se transforme en or. Le lendemain matin, toute la population se rend dans les champs et les potagers, où elle se régale de boulettes de viandes crues et pimentées, de riz pilaf et organise différents jeux.

A Diyarbakýr, le jour du Nevruz, la population se rend sur les lieux de divertissements et de plaisance pour y célébrer la fête.

Pour les habitants de l’Anatolie Orientale, la nuit du Nevruz est sacrée. D’après la croyance, cette nuit-là, tous les êtres vivants s’assujettissent devant Dieu. Ce jour-là, Dieu décide des vivres annuelles et du destin. Tout le monde s’endimanche et se prépare à la nouvelle année. Des repas spéciaux sont préparés, des visites sont rendues et des aumônes sont distribuées aux pauvres. La nuit du 17 mars, le chef de famille ramasse autant de petites pierres que le nombre des membres de sa famille et les met quelque part près de la cheminée, à l’extérieur de la maison. Le matin de la fête, il contrôle les pierres et dédie le bon augure au membre de la famille dont la pierre cache un insecte rouge. La famille croit que Dieu leur donnera de la nourriture grâce à ce membre de bon augure.

Une autre tradition rencontrée dans une autre région de l’Anatolie est celle du « mercredi noir » qui est le premier mercredi du mois de mars. Des cérémonies sont organisées ce jour-là et des spécialités sont préparées. La même nuit, les jeunes font un vœu en écoutant à la porte de leurs voisins. Baratter sans parler est également une tradition très répandue. L’écoute aux portes et la coutume consistant à se promener de cheminée en cheminée sont très courantes à Kars et ses environs. Des fruits sont servis à ceux qui parcourent les cheminées.

Ce jour-là, à Tunceli et ses environs, les hommes enduisent leur front d’une tache noire et se rendent aux sources d’eau où ils nettoient cette tache en priant. On y rencontre aussi différentes applications à titre de vœu permettant de se débarrasser des ennuis et des malheurs.

D’après la tradition du « mercredi noir », on place près des cheminées des pierres représentant les membres de la famille. Le matin, ces pierres sont soulevées et contrôlées. Selon la croyance, la personne dont la pierre recèle un insecte, sera influente sur le destin de la maison.

Dans le jeu baptisé « aiguille en coton », deux jeunes villageois font leurs ablutions et se rendent, avec une gamelle étamée, près d’une source d’eau glacée. Ils brisent la glace, plonge la gamelle dans l’eau et la retire après avoir récité sept fois la sourate du « Ihlas ».

D’après une autre conviction, le soir du mercredi, le jeune homme ou la jeune fille qui mange le gâteau appelé « tuzluk gýlik » pourrait avoir des prédictions sur son futur époux ou épouse.

En Anatolie Centrale, en particulier, le Nevruz est plus connu sous le nom de « Neuf Mars ». Comme dans toutes les autres régions, les habitants de l’Anatolie Centrale se lèvent très tôt le 22 mars, vont sur les tombes et font un vœu en ramassant une pierre de chaque tombe. Chaque personne ramasse au total 40 pierres et les met dans un sac qu’elle suspend dans la maison après avoir fait son vœu. Ces sacs sont conservés pendant un an. D’après la croyance, si le vœu est exaucé, il devrait y avoir 41 pierres au total dans le sac. Au bout d’un an, les pierres sont remises à leur place même si le vœu n’est pas exaucé.

Après s’être rendu visite, les gens mangent, organisent des jeux, font des vœux et allument de grands feux. Dans la nuit du 21 mars au 22 mars, les conversations, les jeux et les divertissements se poursuivent jusque très tard.

Figurent parmi les autres traditions relatives au Nevruz et rencontrées en Anatolie, la coutume appelée le « fil de mars » qui consiste à nouer un tissu à un arbre pour qu’il ne soit pas affecté par le soleil. A Giresun, la coutume du « dénouement de mars » revêt une importance particulière. D’après cette coutume, la maison est arrosée de l’eau amenée des cours d’eau, le propriétaire de la maison se met ensuite à attendre la visite d’un hôte qui devrait lui formuler « je dénoue votre mars ».

A Tekirdað, le Nevruz marque la fin du froid et le début du printemps et est célébré sous le nom de «festivités du Nevruz ».

Pendant les festivités du Nevruz à Edirne le 22 mars, les gens se rendent sur des lieux de plaisance, brûlent de vieux paillassons et sautent par-dessus le feu. A Kýrklareli, le jour du Nevruz est appelé « Neuf du Mars » . Ce jour-là, les gens préparent à manger et se rendent dans les champs.

Les célébrations du Nevruz sont très répandues à Uþak. Les habitants de cette ville considèrent ce jour comme le renouvellement de l’année.

A Sivas, d’après une croyance, si le tonnerre gronde le « Neuf du Mars », les récoltes seront abondantes cette année-là.

A Þebinkarahisar, si l’on se lave dans les cours d’eau le matin du 22 mars, cela renforcera notre santé et notre force, d’après une autre conviction.

Il est de notoriété publique que l’ancien calendrier commençait par le mois de mars. Partant de la thèse que les douze premiers jours de l’année représentent chacun des mois, on pouvait prévoir les événements qui surviendraient au cours de l’année à partir de ces douze premiers jours. Il est de tradition que ce jour-là, sept couples mangent uniquement des plats dont les noms commencent par un S.

Nous remarquons que les padichahs ottomans accordaient notamment une importance particulière au Nevruz. Le jour du Nevruz, on rédigeait des résumés appelés « Nevruziye » pour féliciter le padichah. Ce jour-là, le chef des astrologues, chargé de dresser le calendrier officiel, présentait le nouveau calendrier aux padichahs et recevait en échange un pourboire qu’on appelait « bakchich du Nevruziye ». Les médecins du sérail préparaient des mélanges à base de différentes épices, appelés Nevruziye et les servaient à la famille des padichahs. Ces mélanges étaient servis dans des bols à couvercle en porcelaine, auxquels était insérée une note sur laquelle le médecin recommandait une heure précise pour la consommation du mélange.

Jadis, les Nevruziye étaient uniquement distribués aux pauvres et aux malades, mais, avec le temps, la demande s’est accrue, c’est pourquoi ils ont été distribués au hasard pour qu’il n’y ait pas d’inégalité.

Tout en comportant des coutumes différentes, le Nevruz est dans les communautés turcophones d’Asie Centrale, en Iran, en Anatolie et dans les Balkans, une fête traditionnelle qui, chez chaque communauté, se fonde sur une raison qui lui est propre.

Le Nevruz qui est toujours fêté de nos jours en Iran, a un caractère légendaire. D’après la croyance, en Iran, Dieu aurait créé Adam le jour du Nevruz et ce jour-là les étoiles se seraient scindées suivant les signes astrologiques. En Iran, le Nevruz dure 13 jours.

1-Azerbaïdjan
21 Mars, fête du Nevruz (jour férié)
2-Kazakhstan
21 Mars, fête du Nevruz (jour férié)
3-Kirghizstan
21 Mars, fête du Nevruz (jour férié)
4-Ouzbékistan
21 Mars, fête du Nevruz (jour férié)
5-Turkménistan
21 Mars, fête du Nevruz (jour férié)
6-Turquie
21 Mars, fête du Nevruz
7-République turque de Chypre du Nord
21 Mars, fête du Nevruz


Voici le télégramme envoyé par le chef du gouvernement azéri, Neriman Nerimanof à Mustafa Kemal Pacha le 24 mars 1921 à l’occasion du Nevruz ;

« Le commissaire du Caucase du Sud, les étudiants de l'école militaire d’Azerbaïdjan et les soldats du régiment de cavalerie turque souhaitent une bonne fête de Nevruz à la nation turque et appellent de ses vœux que l'armée révolutionnaire d'Azerbaïdjan libère bientôt avec la puissante armée turque leurs nations orientales de l’oppression de l'impérialisme occidentale. Vive le chef de la révolution orientale Mustafa Kemal ! »
http://www.kultur.gov.tr/FR/BelgeGoster.aspx?4C64CBA40EAEACBD1A9547B61DAFFE2A19ACA6182CE79FED
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