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Forums d'A TA TURQUIE :: Revue du sujet - Municipale 2014 en France et en Turquie
Auteur Message
Cuneytbelmondo
MessagePosté le: 26 Avr 2014 19:01    Sujet du message:

Quelques photos de mes observations lors des dernières municipales.













cengiz-han
MessagePosté le: 25 Avr 2014 0:57    Sujet du message:

La 3ème adjointe au maire de Strasbourg Mine Gunbay annonce :

Citation:

Mine Günbay
8 avril, 10:49 • Modifié •
J'ai donc la joie d'être adjointe au Maire en charge de la démocratie locale et la participation citoyenne (conseils de quartier, ateliers de projets, conseil local de la vie associative, conseil des résidents étrangers,...)
les droits des femmes et l'égalité de genre.
Allez au boulot !
[/quote]
Cuneytbelmondo
MessagePosté le: 17 Avr 2014 23:25    Sujet du message:

Selamlar à tout le monde.

Après avoir vécu les élections là bas, je commence à comprendre ce qu'il se passe. La conclusion est que le pays est désormais plus que jamais divisé en trois: les républicains à l'ouest et sur les côtes, les verts dans le centre et les grandes villes et les kurdes au sud-est.
Nous avons trois entités distinctes qui ne se préoccupent plus de ce que font leurs voisins, qui ont leur propre mode de vie, leur médias, leur bouc émissaire. Trois identités qui en sont arrivé au point de tous nuire aux intérêts du pays.

Les verts akapéistes qui ont récupéré au passage toutes les voix des islamistes du Saadet partisi, ils ne jurent que par leur dictateur et ne voient plus rien autour d'eux. La preuve, Erdogan réussit à faire huer un gamin "terroriste" assassiné par la milice du parti lors d'un meeting de centaines de milliers de personnes, ils oublient même leur foi religieuse...Leur crédo est: puisque tous les politiciens sont pourris, quelques millions de dollars trouvés ne sont que la continuité de ce qu'a toujours connu le pays. Pour eux, le pays a besoin d'un leader autoritaire qui doit punir les brebis égarés au nom de la grandeur de la nation, islamisme teinté de nationalisme donc...

Les républicains représentés par les Chp et Mhp, alliance à contre-coeur mais nécessaire pour contrer la faction précédente aux élections présidentielles, à l'image d'un Mansur Yavas, ex Mhp qui a perdu la ville d'Ankara (avec l'aide des chats entrainés par l'Akp) d'un cheveu avec la cocarde Chp. Le Chp ayant tenu un discours nationaliste s'est vu renié par une large frange de son aile gauche, ce qui nous fait penser que la gauche, elle aussi est plus que jamais divisée, incapable de proposer un programme cohérent, de s'allier.
Cette alliance républicaine n'a aucune cohésion, aucun projet concret car c'est un conglomérat qui n'a pour but que de destituer Erdogan en pratiquant la politique de la cassette. Politique qui n'a prêché que des convaincus, échec donc. De plus, cette alliance a projeté les kurdes dans les bras d'Erdo qui va probablement gagner les élections présidentielles, Le Bdp et le Hdp ont annoncé qu'ils allaient appeler à voter Erdo...

Et le cemaat diriez-vous? On a appris lors de ces élections qu'ils ne représentent rien, tous le monde s'en fout. C'était et reste un instrument, un clown utilisé par les uns et les autres selon leurs intérêts.

Les kurdes qui n'ont rien à perdre car il est de plus en plus question d'autonomie à l'image de la nouvelle 'image' d'Abdullah Öcalan nominé pour le prochain prix nobel de la paix. Le quotidien Sözcü et la plupart des médias de gauche continuent à l'appeler 'bebek katili' (tueur de bébé) alors que ce dernier est de plus en plus populaire dans le sud-est, soutenu par près de 10 millions de personnes, il y a problème...
Dernièrement, le Bdp a demandé à bénéficier d'une part importante des résrves de pétrole nouvellement trouvées dans la région.

Le succès de l'Akp suit comme un calque la courbe de croissance économique, les turcs conservateur et nationalistes votent par rapport à ce qu'ils (croient avoir) ont dans leur poche, la liberté d'expression, la démocratie, on s'en fout.
Conclusion, suite à la politique d'anéantissement de la laicité, nous avons un pays avec un niveau d'éducation qui régresse dangereusement, la population traditionaliste n'arrive plus à voir que la Turquie est une dictature, pourtant les portraits géants d'Erdogan omniprésents partout devraient les faire réfléchir. Ils sont prêts à suivre un leader que plus personne ne soutient dans le monde, ils sont prêts à aller avec lui dans le mur. Par exemple, si l'Akp avait perdu les élections, ils l'auraient soutenu dans une guerre contre la Syrie, tactique classique de tous les dictateurs par le rassemblement patriotique pour redorer leur blason, souvenez-vous des escarmouches aériennes à la frontière deux jours avant les élections. Pour l'électorat Akp, le "büyük usta" préside de façon "énergique" un système démocratique.
Une Turquie isolée avec un gouvernement qui peut faire désormais ce qu'il veut sur le plan intérieur.
Raskolnikoff
MessagePosté le: 12 Avr 2014 21:26    Sujet du message:

Pour revenir aux élections turques :

Citation:
Un chat qui provoque une coupure de courant à l'heure du dépouillement, ça sent l'arnaque Exclamation Idea


J'ai vu ça quelque part, j'ai beaucoup aimé;
La légende : "le chat derrière l'incident"..... (allusion aux diatribes de Tayyip erdogan contre les juifs...)


Raskolnikoff
MessagePosté le: 12 Avr 2014 20:53    Sujet du message:

C'est encore une liste teintée de communautarisme....
Pour être crédible, il faut être intégré dans la population avec toutes ses composantes, faire des propositions constructives pour sa commune.....

Je fais remarquer au passage le désastre que constitue le système électoral "majoritaire" en France. Une liste qui a 57 % par exemple (comme dans ma commune) rafle les 80 % des élus...et il reste des miettes à la minorité de 43%.... C'est le même topo en Turquie où il est possible de gouverner avec 40 et quelques % des voix.

Il faudra remplacer ici le scrutin majoritaire avec le système proportionnel, et en Turquie, supprimer le barrage, pour que l'ensemble de l'électorat soit représenté équitablement selon le pourcentage de voix obtenues.

En outre, il faudra que les élus (locaux, députés) et les gouvernants (ministres) soient à la même enseigne que la population, avec remboursement des frais afférents à leur mission, et maintient de leur rémunération (si trop élevée, plafonnée) antérieure sans aucun supplément pendant leur mandat. Avec un contrôle très strict des dépenses liées à la représentation. On verra combien de personnes se dévoueront pour la cause!!!
murat_erpuyan
MessagePosté le: 11 Avr 2014 13:22    Sujet du message:

Les municipales en France aussi sont finies mais je continue à découvrir de têtes de liste d'origine turque.

Oben Ayyildiz est d'Epinay.





Quant aux résultats :

http://elections.interieur.gouv.fr/MN2014/093/093031.html
et la liste
http://elections.interieur.gouv.fr/MN2014/093/C1093031L003.html
narine
MessagePosté le: 11 Avr 2014 2:42    Sujet du message:

Comme il dit, Can Dündar aujourd'hui, on a en Turquie un sacret Néron, et il nous faut des pompiers !! Crying or Very sad Crying or Very sad

Citation:

Nouvel exposé de Seymour Hersh: la Turquie a organisée des attaques au gaz pour provoquer une guerre des États-Unis contre la Syrie

Dans un long article publié dimanche par la London Review of Books, le journaliste d’enquête Seymour Hersh rapporte que les attaques au gaz sarin contre une banlieue de Damas le 21 août 2013 ont été en réalité menées par des forces «rebelles» syriennes pour le compte de la Turquie, afin de fournir un prétexte à une attaque américaine contre la Syrie.

Cette attaque au gaz a tué des centaines de gens à Ghouta dans la banlieue de Damas et le gouvernement Obama ainsi que les grands médias américains ont immédiatement accusé le gouvernement syrien de Bashar Al-Assad de ces atrocités. Le New York Times, en particulier, a publié une longue analyse de son «expert» militaire, C. J. Chivers, qui se targuait de démontrer d’après les trajectoires des roquettes, les vents dominants et d’autres éléments techniques, que les projectiles de gaz n’avaient pu être tirés que depuis des positions tenues par l’artillerie de l’armée syrienne.

Pendant plusieurs semaines, les attaques de Ghouta sont devenues un prétexte pour une campagne va-t-en-guerre de la Maison-Blanche et des médias américains et européens. Obama a menacé de lancer des frappes aériennes immédiates, en affirmant que le gouvernement syrien avait franchi une «ligne rouge» interdisant l’usage des armes chimiques, qu’il avait établie en 2012.

Le président américain a ensuite abruptement fait volte-face et annoncé qu’il demanderait d’abord l’accord du Congrès, pour finir par annuler les actions militaires visibles en faveur d’un accord négocié par le président russe Vladimir Poutine dans lequel Assad a accepté la supervision du démantèlement de son stock d’armes chimiques.

D’après Hersh, «le changement d’opinion d’Obama trouve son origine à Porton Down, le laboratoire de la défense dans le Wiltshire. Les renseignements britanniques avaient obtenu un prélèvement du sarin utilisé dans l’attaque du 21 août et les analyses ont démontré que le gaz utilisé ne correspondait pas aux variétés connues dans l’arsenal chimique de l’armée syrienne. Le message que les accusations contre la Syrie ne tiendraient pas a été rapidement relayé à l’état-major américain […] en conséquence les officiers américains ont envoyé une mise en garde de dernière minute au président, ce qui, à leurs yeux, a abouti à l’annulation de cette attaque.»

Le commandement de l’armée américaine savait également que les affirmations de la Maison-Blanche selon lesquelles il ne pouvait y avoir aucune autre source pour ce gaz sarin que l’armée syrienne étaient fausses. «Les communautés du renseignement américaines et britanniques étaient au courant depuis le printemps 2013 que certaines unités des rebelles en Syrie développaient des armes chimiques», indique Hersh. «Le 20 juin, les analystes des renseignements militaires américains [la DIA] ont publié un briefing de cinq pages à l’attention du directeur adjoint de la DIA, David Shedd, qui affirmait qu’Al-Nusra maintenait une cellule de production de sarin…»

Hersh cite de longs passages de ce document du gouvernement américain, dont le bureau du directeur des renseignements nationaux américains nie maintenant l’existence:

«La relative liberté d’opérations du Front Al-Nusra en Syrie nous porte à croire qu’il sera difficile de gêner les plans de ce groupe qui vise le recours aux armes chimiques […] Des gens de Turquie et d’Arabie saoudite […] tentaient d’obtenir les précurseurs du sarin en grandes quantités, des dizaines de kilogrammes, probablement pour une production de grande ampleur anticipée en Syrie.»

Hersh note que des membres d’Al-Nusra ont été arrêtés en Turquie en mai dernier en possession de deux kilogrammes de sarin. Leur acte d’accusation fait 130 pages et mentionne «la tentative d’acheter des détonateurs, des tuyaux pour la construction de mortiers et des précurseurs chimiques du sarin». Ils ont tous été relâchés depuis en l’attente de leur procès ou les accusations ont été abandonnées entièrement.


Ces arrestations faisaient suite à des attaques chimiques en Syrie en mars et en avril 2013 dans lesquelles une enquête de l’ONU avait trouvé des preuves qui impliquaient les «rebelles» syriens. Une source a déclaré à Hersh: «Des enquêteurs se sont entretenus avec les gens qui étaient là-bas, dont les médecins qui traitaient les victimes. Il était clair que les rebelles utilisaient le gaz. Cela n’est pas sorti en public parce que personne ne voulait le savoir.»

Ce «personne», ce sont bien sûr le gouvernement américain, ses alliés européens et ses marionnettes à l’ONU, ainsi que leurs soutiens politiques dans les médias et dans les groupes de la pseudo-gauche comme l’International Socialist Organisation qui faisaient ouvertement campagne pour une intervention militaire en Syrie ou tentaient de la justifier en dressant un portrait des «rebelles» financés par les États-Unis en porteurs d’une révolution démocratique.

Quand l’attaque du 21 août a eu lieu, Obama a ordonné au Pentagone de préparer des plans pour bombarder la Syrie et, comme un ex-responsable des renseignements l’a déclaré à Hersh, «la Maison-Blanche a rejeté une liste de 35 cibles fournies par l’état-major, car elles ne vont pas faire “assez mal” au régime Assad.»

Le plan de bombardement américain final comprenait une «frappe monstre» qui impliquait deux escadrilles de bombardiers B-52 équipés de bombes de 900 kg, ainsi que des missiles de croisière Tomahawk lancés par des sous-marins et des navires de surface.

Hersh ajoute: «La nouvelle liste de cibles était censée “éradiquer complètement toute capacité militaire qu’avait Assad”, a dit l’ex-responsable des renseignements. Les cibles principales comprenaient le réseau électrique, les dépôts de pétrole et de gaz naturel, tous les dépôts logistiques et d’armement, toutes les installations de commandement et de contrôle et tous les bâtiments connus appartenant à l’armée et aux services de renseignements.»

Le plan de bombardement préparé à la demande de la Maison-Blanche d’Obama aurait lui-même constitué un crime de guerre, causant des milliers, sinon des dizaines de milliers de victimes et paralysant toute la société syrienne.

Hersh passe ensuite à sa révélation la plus importante: les responsables américains pensent que le gouvernement turc ou ses agences de renseignements pourraient être à l’origine des attaques au gaz à Ghouta.

Il cite des inquiétudes dans l’armée américaine et les chefs des services de renseignements sur la possibilité qu’«il y ait eu certaines personnes au gouvernement turc» qui appuyaient «une tentative d’attaque au sarin en Syrie et qui voulaient forcer Obama à tenir parole sur sa menace à propos de la ligne rouge».

Cela a été renforcé par la découverte des services de renseignements militaires britanniques du type de gaz utilisé à Ghouta. Ils ont envoyé un message aux américains: «On nous manipule là.» Cela a été suivi par un nouveau message sur l’attaque de Ghouta indiquant qu’«un responsable important de la CIA a envoyé fin août: “Ça n’a pas été causé par le régime en place [c.-à-d. Assad].” Le Royaume-uni et les États-Unis le savent.»

Hersh suggère que l’âpre controverse au sujet de l’attaque contre le consulat américain et la mission de la CIA à Benghazi en Libye en 2012, qui avait tué quatre Américains dont l’ambassadeur en Libye, Christopher Stevens, est directement liée au conflit en Syrie.

Il a été largement rapporté que la CIA avait livré des armes venant des stocks libyens depuis Benghazi aux rebelles syriens. Hersh cite une «annexe top secrète» au rapport de la commission du Sénat qui avait enquêté sur l’attaque de Benghazi.

Ce document «décrivait un accord secret passé début 2012 entre les gouvernements Obama et Erdogan [turc] […] D’après cet accord, le financement venait de la Turquie, ainsi que d’Arabie saoudite et du Qatar; la CIA, avec le soutien du MI6, était responsable de l’envoi d’armes provenant des stocks de Kahdafi vers la Syrie. Un certain nombre de compagnies-écrans ont été établies en Libye, certaines sous le couvert d’entités australiennes. Des soldats américains à la retraite, qui ne savaient pas toujours qui les employait réellement, étaient embauchés pour gérer l’approvisionnement et les expéditions. Cette opération était dirigée par David Petraeus, le directeur de la CIA qui a démissionné peu après quand on a appris qu’il avait une liaison avec sa biographe.»

D’après Hersh, après le fiasco de Benghazi, la CIA s’est retirée de l’affaire, mais la liaison Libye-Turquie-Syrie a continué de fonctionner et a peut-être livré des lance-missiles sol-air portables que le gouvernement Obama s’était opposé à fournir aux rebelles parce qu’il s’inquiétait des risques pour les avions civils.

Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a chargé l’Organisation des renseignements nationaux turcs (MIT) de mettre au point une provocation qui donnerait un prétexte à une intervention directe de l’armée américaine. Hersh cite sa source: «Le MIT faisait la liaison politique avec les rebelles et la Gendarmerie gérait la logistique militaire, les conseils sur place et l’entraînement,y compris l’entraînement à la guerre chimique», a indiqué l’ex-responsable des renseignements. «Accentuer le rôle de la Turquie au printemps 2013 était considéré comme la solution à ses problèmes là-bas […] l’espoir d’Erdogan était d’instiguer un événement qui forcerait les États-Unis à franchir la ligne rouge. Mais Obama n’a pas réagi en mars et en avril.»

Deux sources ont décrit à Hersh un dîner d’affaires durant la visite d’Erdogan à Washington en mai 2013 durant lequel Obama, le ministre des Affaires étrangères John Kerry et le conseiller à la Sécurité nationale Thomas Donilon ont rencontré Erdogan, le ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu et le chef du MIT Hakan Fidan. Erdogan a demandé à Obama d’attaquer la Syrie, en lui disant «votre ligne rouge a été franchie». Obama a ensuite pointé Fidan et dit, «Nous savons ce que vous faites avec les radicaux en Syrie.»

Hersh cite un «consultant des renseignements américains» qui décrit un briefing secret à l’attention de Martin Dempsey, président de l’état-major, et du ministre de la Défense Chuck Hagel, préparé avant l’attaque au gaz du 21 août. Ce briefing notait «l’anxiété aiguë» du régime Erdogan à propos des reculs militaires des rebelles syriens et a prévenu que la direction turque sentait «le besoin de faire quelque chose qui précipiterait une réaction militaire américaine».

Durant la période qui a suivi les attaques au gaz, explique la source de Hersh qui faisait partie des services de renseignements, des interceptions de communications et d’autres données soutenaient la suspicion que la Turquie avait organisée l’attaque de Ghouta. «“Nous savons maintenant que c’était une opération secrète planifiée par les gens d’Erdogan pour pousser Obama à franchir la ligne rouge”, a dit la source. “Il fallait qu’ils passent à une attaque au gaz à Damas où à proximité quand les inspecteur de l’ONU” – qui arrivaient à Damas le 18 août pour enquêter sur les précédents usages de gaz – “y seraient. L’objectif était de faire quelque chose de spectaculaire. Nos responsables militaires haut placés se sont vu dire par la DIA et d’autres sources de renseignements que le sarin arrivait par la Turquie – qu’il n’avait pu arriver là qu’avec le soutien des Turcs. Les Turcs ont également fourni l’entraînement pour la production du sarin et sa manipulation.”»

Il y a tout juste une semaine, d’autres renseignements sont venus corroborer le rapport de Hersh. Une vidéo d’une réunion de responsables turcs publiée sur YouTube, avec Fikan, dans laquelle le chef des renseignements suggère que les agents turcs devraient monter une attaque contre une mosquée en Syrie pour fournir un prétexte à une invasion turque du pays.

Ce rapport de Hersh est son second exposé long en quatre mois sur l’attaque au gaz à Damas qui a été faussement présentée. Les deux articles ont été publiés dans ce journal britannique parce qu’aucun grand journal ou magazine américain ne veut publier d’articles de ce journaliste qui a obtenu le prix Pulitzer.

Depuis son reportage sur le massacre de My Lai au Vietnam pour le New York Times, Hersh s’est spécialisé dans le développement de sources dans l’appareil militaire et des services de renseignements américains, fréquemment celles qui ont des divergences politiques avec le gouvernement en place à Washington. Hersh a quitté le Times pour Newsday et a ensuite écrit pour le New Yorker pendant de nombreuses années.

Le New Yorker et le Washington Post ont tout deux refusé de publier son premier article sur l’attaque au gaz à Ghouta, qui imputait l’attaque aux rebelles syriens du Front Al-Nusra, forçant Hersh à trouver un éditeur britannique pour son rapport. La presse américaine a été largement silencieuse sur celui-ci et a pour le moment tait cette dernière révélation.

Patrick Martin

http://www.mondialisation.ca/nouvel-expose-de-seymour-hersh-la-turquie-a-organisee-des-attaques-au-gaz-pour-provoquer-une-guerre-des-etats-unis-contre-la-syrie/5377163

Article original, WSWS, paru le 7 avril 2014
narine
MessagePosté le: 11 Avr 2014 1:55    Sujet du message:

Raskolnikoff a écrit:
Après la proclamation des résultats, je n'ai pas voulu écrire sur les élections turques, en quelque sorte, "la messe a été dite", et tout est dit et écrit...

Je suis quand même un peu surpris que plus personne n'écrive sur les élections municipales en France.

Et les forumeurs n'ont pas l'air de réagir.

Voilà quoi!!!!!



Je poursuis plutôt les retombés de l’écoute scandaleux du 27 mars…
Citation:
Erdogan, le Sultan de la CIA
Par Bahar Kimyongür
Mondialisation.ca, 02 avril 2014
Investig'action
Photo :
Erdogan avec l’agent de la CIA Mahdi Harati
Des millions de Turcs, Arabes et Musulmans ont vu en Erdogan un héros libérateur après son show devant Shimon Peres à Davos en 2009. En réalité, c’était du cinéma. Comme le montre sa nouvelle expédition militaire contre la Syrie et sa volonté de mettre en scène un faux attentat, tout cela au service de ses maîtres de Washington. Bahar Kimyongür décortique les médiamensonges de cette “Opération Butin”…
Un corps expéditionnaire djihadiste formé dans le Sud de la Turquie progresse vers la ville côtière de Lattaquié au Nord-ouest de la Syrie. Majoritairement composée de combattants européens, asiatiques, maghrébins, turcs, d’Arabes du Machrek et du Golfe et de quelques Syriens égarés dont des Turkmènes, cette légion étrangère représente l’ultime cheval de bataille du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan dans sa guerre par procuration contre la Syrie.
Après la révolte de millions de Turcs contre sa politique répressive et belliqueuse, après les révélations sur son implication dans un vaste réseau maffieux et surtout après trois ans d’échecs sur le front syrien, Erdogan semble vouloir miser le tout pour le tout. N’avait-il pas promis à ses fidèles de prier dans la mosquée des Omeyyades une fois le gouvernement syrien renversé ?
A défaut d’avoir pu réaliser son projet mégalomane, Erdogan ressent autant le besoin de conquérir les esprits que les terres des peuples insoumis. Pour cela, il puise volontiers son inspiration dans l’héritage impérial du pays, se rêvant en nouveau Sélim Ier, le Sultan ottoman surnommé « Le Terrible » ou le « Cruel », celui qui soumit la Syrie et l’Egypte au début du XVIe siècle.
Erdogan n’a pas baptisé par hasard le 3e pont sur Bosphore actuellement en chantier du nom de son mentor impérial. Comme le Sultan Selim, Erdogan veut régner sur la Syrie et l’Egypte. Et comme le Sultan Selim, Erdogan envoie ses troupes massacrer les alévis, les alaouites et autres communautés soupçonnées de mécréance, d’hérésie ou de proximité avec l’Iran.
Toutefois, à la différence du redoutable sultan-calife, Erdogan n’est que le larbin d’un Empire plus fort que lui, celui des Etats-Unis. Sa carrière politique à la tête de l’Etat est marquée par sa volonté de concilier ses ambitions personnelles avec les intérêts de ses maîtres. Il en est de même pour son soutien décomplexé au terrorisme et à la guerre en Syrie, soutien encouragé et encadré depuis le début de la crise syrienne par son partenaire stratégique américain.

False Flags anti-turcs, CIA, Menderes et Erdogan

Une conversation top-secret entre officiels turcs planifiée par Erdogan et diffusée la semaine dernière via les réseaux sociaux a révélé que le chef du renseignement Hakan Fidan était prêt à bombarder le mausolée du grand-père du fondateur de l’Empire ottoman Suleyman Shah situé dans une enclave turque en territoire syrien pour justifier l’entrée en guerre d’Ankara contre Damas.
Le Sultan néo-ottoman Erdogan était donc prêt à détruire un joyau du patrimoine national pour sa propre gloire et indirectement, pour le bien de l’Amérique. Ce n’est pas la première fois qu’un gouvernement turc organise en coordination avec Washington une fausse attaque contre un édifice turc à haute valeur symbolique pour s’en prendre à plus faible que lui.
En 1955, les services secrets turcs perpétrèrent un attentat sous faux drapeau (false flag) contre la maison de Mustafa Kemal Atatürk à Thessalonique en Grèce et accusèrent les communistes turcs d’en être les auteurs. A l’époque, la Turquie était dirigée par Adnan Menderes, un Premier ministre « islamo-conservateur » pro-US. Grâce à cette « stratégie de la tension », les barbouzes turcs et américains cherchaient à justifier leur guerre intérieure contre les communistes turcs.
Des suites de ce faux attentat, les 6 et 7 septembre 1955, des églises grecques et arméniennes, des synagogues, des écoles, des habitations et des commerces furent pillés, incendiés, des hommes furent lynchés en plein cœur d’Istanbul en raison de leur identité religieuse. L’opération fut orchestrée par le Gladio turc, l’armée secrète de l’OTAN alors en guerre contre le « péril communiste ». Justement, Adnan Menderes, l’homme de la CIA des années 50 qui couvrit le pogrome d’Istanbul, est lui aussi érigé en modèle par Recep Tayyip Erdogan.

Le régime d’Ankara en guerre contre les Arméniens de Syrie

Si le plan d’attaque du mausolée ottoman en territoire syrien n’a pas abouti, les Arméniens de Syrie et autres minorités taxées de « mécréance » sont aujourd’hui à nouveau la cible du régime d’Ankara. En effet, dès le premier jour du printemps, des hordes djihadistes venues de Turquie ont envahi Kassab, un village arménien et alaouite situé sur les pentes du Mont Casius au Nord-ouest de la province côtière de Lattaquié. Baptisée « Opération Butin » (Anfal) par les chefs djihadistes, cette nouvelle razzia barbare ne pouvait porter un nom plus explicite.
Pour faciliter l’avancée des envahisseurs djihadistes, l’aviation turque a abattu un MIG 23 syrien qui protégeait Kassab. Erdogan a invoqué une violation de l’espace territorial turc par l’avion syrien pour abattre l’appareil. Or, l’avion est tombé dans la zone de Kassab en Syrie. Le pilote, Thabet Ismail n’est ni Superman ni équipé d’une combinaison genre wingsuit. En sautant en parachute, il a logiquement atterri en Syrie à plusieurs kilomètres à l’intérieur de ses terres.
Le régime d’Ankara a ainsi non seulement agressé la Syrie mais a également offert une couverture aérienne à ses mercenaires. Par exemple, l’Observatoire 45 qui domine la zone montagneuse de Kassab près de Kastal Maaf a été brièvement conquis par la légion étrangère d’Erdogan grâce aux tirs d’artillerie de l’armée turque. Quant aux djihadistes blessés au combat, ils ont été transférés par des militaires turcs vers les hôpitaux de la province turque du Hatay.
Devant l’avancée des djihadistes, les habitants de Kassab et des villages environnants se sont résignés à fuir vers Lattaquié. Seuls quelques Arméniens âgés, sans doute las d’être hantés depuis un siècle par le spectre de l’exode, ont préféré rester.
Ils ont été la cible d’actes de violence et d’humiliation : leurs maisons ont été pillées, leurs crucifix, leurs bouteilles de vin et leurs stocks de viande de porc ont été détruits sous leurs yeux comme le reconnaît le chef de guerre saoudien Abdallah Mhesne (France 24, 26 mars 2014). Quant aux patriotes qui ont résisté à l’assaut djihadiste, ils ont été passés au fil de l’épée. C’est le cas de Nazem Shehadeh. En août dernier, sa mère, son épouse et ses deux garçons ont été enlevés par les terroristes au seul motif qu’ils étaient alaouites. Plusieurs centaines de civils, de militaires syriens ont été tués au cours de l’assaut turco-djihadiste sur le Nord de la province de Lattaquié.

La Syrie, nouveau Vietnam des USA

Il serait naïf de croire que les USA étaient neutres, désintéressés et inexistants dans ce nouvel assaut contre le territoire syrien. Depuis le début de la guerre de Syrie, les forces spéciales étasuniennes et la CIA sont discrètement déployées de part et d’autre de la frontière turco-syrienne.
Du général Paul E. Vallely au sénateur John Mc Cain, toute la vielle garde militaire US ayant combattu au Vietnam a procédé à l’inspection des troupes djihadistes du Nord syrien à partir de la Turquie d’Erdogan. Des dizaines de clichés montrent Vallely et McCain en compagnie de commandants djihadistes en Turquie et en Syrie. Cette présence américaine prouve à suffisance la coopération entre le gouvernement d’Erdogan et l’establishment US dans la guerre contre la Syrie.
Rappelons au passage qu’après l’invasion US de l’Irak, Erdogan s’était déclaré vice-président du Projet du Grand Moyen Orient (« Büyük Ortadogu Projesinin Esbaskaniyim » en turc), le plan de conquête version « soft power » des pays arabes élaboré durant le règne de George Bush.
La révolution colorée de mars 2011 sponsorisée par Washington (on se souviendra de la participation de l’ambassadeur américain en Syrie Robert Ford aux manifestations anti-gouvernementales) ayant été matée par l’Etat syrien, celui-ci est à présent confronté à une insurrection terroriste tout aussi sponsorisée par Washington.
Malgré ses quelques prises de bec médiatisées dues à son tempérament impétueux, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan s’avère être un proconsul loyal et zélé prêt à recruter tous les psychopathes du globe dans sa campagne militaire contre la Syrie. Des millions de Turcs, d’Arabes et de Musulmans ont vu en Erdogan un héros et un libérateur après son « One Minute » show devant Shimon Peres lors du sommet de Davos en 2009.
En réalité, Erdogan n’a hérité des sultans conquérants que leur arrogance et leur cruauté. Tout le reste n’est que cinéma hollywoodien.
Bahar Kimyongür
http://www.mondialisation.ca/erdogan-le-sultan-de-la-cia/5376407


Bon, maintenant , lui, Erdogan fait pareil que son mentor Bush pour pouvoir se protéger, (puisqu’il est délaissé par Barack Obama) avec une pluie de loi liberticide :
Citation:

MIT – Les députés turcs débattent d’une loi controversée sur les services secrets
Le Parlement turc a engagé hier les débats sur une nouvelle loi concernant les services de renseignement du pays. Cette réforme, si elle est adoptée en l’état, donnerait de nouveaux pouvoirs à l'Organisation nationale des renseignements (MÝT).
Le projet de loi a été approuvé en commission parlementaire en février. Depuis, il attend d’être discuté en séance. Il émane de deux députés du Parti de la justice et du développement (AKP), Alpaslan Kavaklýoðlu et Ýdris Naim Þahin (qui a quitté le parti depuis). Le Président Abdullah Gül avait fait connaître son opposition à plusieurs passages du texte et demandé des changements.
"Toutes sortes de tâches"
Le projet initial autorisait notamment le MÝT à accomplir "toutes sortes de tâches" relevant de la sécurité extérieure, la lutte anti-terroriste et la sécurité nationale, explique le Hürriyet Daily News, qui précise que cette mention vague devait être modifiée dans la nouvelle version.
Le projet de loi débattu depuis hier habilite le MÝT à écouter les lignes téléphoniques et à collecter des informations en lien avec “le terrorisme, les crimes internationaux et le renseignement extérieur", détaille l'agence de presse semi-officielle Anadolu. Il autorise aussi les agents du MÝT à établir des contacts directs avec les groupes considérés comme "terroristes". En cela, il apporte une protection légale aux discussions menées depuis plus d’un an avec le chef emprisonné du Parti des travailleurs kurdes (PKK), Abdullah Öcalan, dans le cadre du “processus de paix”.
Un traitement judiciaire spécial est également prévu pour les membres du MÝT : l’impunité leur est assurée pour les activités menées avec l’aval de leur hiérarchie, précise l’agence Anadolu. Les procureurs devront informer l'organisation chaque fois qu'ils recevront une plainte concernant les membres ou les activités menées par le MÝT. Le sous-secrétaire du MÝT, le chef des renseignements du pays, ne pourra être jugé que par la Cour d'appel suprême.

De nouvelles peines introduites

La loi prévoit de nouvelles peines de prison allant jusqu'à 12 ans pour la diffusion de documents confidentiels du MÝT. Ces peines sont vues par l'opposition comme un moyen de pression sur les journalistes pour les dissuader de diffuser ces documents, rapporte le quotidien Today's Zaman. De nombreux enregistrements ont été diffusés sur les réseaux sociaux ces derniers mois, impliquant le gouvernement et son chef dans une affaire de corruption dévoilée au public le 17 décembre 2013.
Engin Altay, député du Parti républicain du peuple (CHP), a expliqué au Today's Zaman que la loi donnerait une autorité “sans limites” au Premier ministre et lui permettrait de créer son propre “État dans l'État” turc.
Nathanaël Scalbert (http://www.lepetitjournal.com/istanbul) jeudi 10 avril 2014
http://www.lepetitjournal.com/istanbul/accueil/actualite/182158-mit-les-deputes-turcs-debattent-d-une-loi-controversee-sur-les-services-secrets


tout ceci est surtout fait pour protéger les services secrets turcs des responsabilités du bombardement des syriennes au gaz sarin le 23 aout dernier…
ça fait un moment que je me suis passé des municipales…vers la vie déambulatoire turque…
Il faut que vous fassiez bien attention maintenant qui vous recevez dans vos locaux associatif !
Laughing
Raskolnikoff
MessagePosté le: 10 Avr 2014 14:13    Sujet du message:

Après la proclamation des résultats, je n'ai pas voulu écrire sur les élections turques, en quelque sorte, "la messe a été dite", et tout est dit et écrit...

Je suis quand même un peu surpris que plus personne n'écrive sur les élections municipales en France. J'ai constaté qu'après les listes fortement teintées de communautarisme, plusieurs "originaires de Turquie" ont été élus par ci et par là sur les listes des partis "institutionnels" au deuxième tour.....

A Grenoble, la liste verte a remporté la Mairie et cela constitue une première en France, dans une ville de cette importance.

Presque partout, le FN est présent...

Et les forumeurs n'ont pas l'air de réagir.

Voilà quoi!!!!!
narine
MessagePosté le: 07 Avr 2014 2:02    Sujet du message:

murat_erpuyan a écrit:
Le Monde, 1.4.2014

TURQUIE : ERDOGAN CONFORTE, AUTORITARISME ACCRU ?

Ni les saillies répétées de ses détracteurs ni les accusations de corruption portées contre lui depuis décembre n'auront suffi à le faire choir de son piédestal. Lors des élections municipales de dimanche – qui s'apparentaient à un référendum sur ses onze années au pouvoir –, le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a été conforté par un nouveau succès électoral, observe Le Temps (http://www.letemps.ch/Page/Uuid/8b9d9fd2-b844-11e3-bf63-22d343f86127/Erdogan_sort_renforc%C3%A9_des_urnes).





Attribuer un succès électoral au musulman modéré et au plus célèbre voleur sans parler de l’opposition turque qui cherche encore ses bulletins de votes dans les poubelles après une semaine ne peut être que de l’observation suisse…
Comme le bonhomme est capable de sortir de sa poche une vingtaine d’Arsène Lupin, la Suisse s’assure-t-elle que les comptes bancaires innombrables de la famille ne bougeront pas de son territoire !?
Ces élections aux innombrables tricheries devraient avoir aucune légitimité. Les musulmans modérés de Bush sont devenus des gros voleurs fanatiques et je regarde de la même manière tous les gouvernements occidentaux et leurs organes médiatiques qui les soutiennent et encouragent.
J'ai entendu dire le fils le matin du 18 Décembre 2013 : "-Non, mon papa chéri, on n'a pas pu mettre tout à zéro, il reste encore 30 millions d'euros !!

La veille, papa chérie avait demandé de mettre à zéro tout l'argent qu'il y avait chez le fils...
Ils ont travaillé très fort.. le 17 décembre avec sa sœur...sa belle sœur, son beau frère etc.....mais quand même il en restait que 30 millions d'euros le lendemain...
Exclamation Exclamation

Et, c'est fou.. ils parlent encore de la victoire.. etc...
murat_erpuyan
MessagePosté le: 06 Avr 2014 0:04    Sujet du message:

Le Monde, 1.4.2014

TURQUIE : ERDOGAN CONFORTE, AUTORITARISME ACCRU ?

Ni les saillies répétées de ses détracteurs ni les accusations de corruption portées contre lui depuis décembre n'auront suffi à le faire choir de son piédestal. Lors des élections municipales de dimanche – qui s'apparentaient à un référendum sur ses onze années au pouvoir –, le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a été conforté par un nouveau succès électoral, observe Le Temps (http://www.letemps.ch/Page/Uuid/8b9d9fd2-b844-11e3-bf63-22d343f86127/Erdogan_sort_renforc%C3%A9_des_urnes).

Et ce alors même qu'il n'était pas candidat, rappellent le NY Times (http://www.nytimes.com/2014/03/31/world/europe/not-on-ballot-turkeys-premier-still-gets-push-from-party-in-local-elections.html?_r=0) et CNN (http://edition.cnn.com/2014/03/30/world/europe/turkey-elections/).

Non contente de conserver la haute main sur Istanbul, sa formation, l'AKP (Parti de la justice et du développement) a glané 45,5 % des suffrages à l'échelle nationale, devançant largement son principal adversaire, le Parti républicain du peuple (CHP, centre gauche, laïque), à 27,9 %.

Cette large victoire (http://www.globalpost.com/dispatch/news/regions/europe/turkey/140330/prime-minister-erdogan-AKP-election-win) augure-t-elle d'un apaisement sur une scène politique polarisée et polluée ces derniers mois par un air profondément vicié ? Nourri par les réflexions de plusieurs experts, le WSJ (http://online.wsj.com/news/articles/SB10001424052702303978304579470752756039522?mg=reno64-wsj) ne croit pas à cette hypothèse.

Pas plus qu'Al-Monitor (http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2014/03/turkey-akp-elections.html), pour qui le chef du gouvernement, encouragé par le blanc-seing qu'il a obtenu dans les urnes, va poursuivre son impitoyable chasse aux opposants. N'a-t-il d'ailleurs pas promis "de faire payer" chèrement ceux qui ont tenté de lui nuire en portant sur la place publique des allégations d'enrichissement illégal et de marchés truqués – menace à peine voilée contre le mouvement de l'imam Fethullah Gülen (http://www.bbc.com/news/world-13503361), devenu sa bête noire après avoir été son proche allié ?

Pour Murat Yetkin, de Hürriyet, à présent que le dirigeant islamo-conservateur a les coudées franches, il n'y a aucune raison pour qu'il retienne ses coups. Son confrère Mustafa Akyol abonde dans ce sens, qui parie sur un autoritarisme (http://internacional.elpais.com/internacional/2014/03/30/actualidad/1396203896_669645.html) accru, avec "davantage d'interdits sur le Net, de pression sur les médias et peut-être d'arrestations et de procès à caractère politique".
SelimIII
MessagePosté le: 02 Avr 2014 11:04    Sujet du message:

On dit en français : celui qui vole un oeuf volera un boeuf!

Le chef de ce pouvoir et ses hommes utilisent fréquemment le mensonge, la tricherie et la corruption...

Alors comment peut-on consentir que cette élection de municipale s'est déroulé correctement.

Le ministre de l'énergie au lieu d'accuser les chats pourrait donner des statistiques sur les coupures d'énergie, car les coupures ont eu lieu dans des droits qui n'ont pratiquement pas connus de coupures...

Il est vrai nous sommes désormais dans une république bananière...

Je n'oublie pas que malgré les très forte de présomptions de tricherie pendant les élections une partie conséquente des turcs, de surplus qui se dit musulman, a voté pour AKP en digérant les corruptions, les mensonges et même la rigolade sur l'Islam (Barak, maraka) tout en acceptant d'être injurié (bu milletin amina koyacagiz)...

Il faut admettre que le tableau est sombre.
narine
MessagePosté le: 02 Avr 2014 1:46    Sujet du message:

Aujourd'hui ce n'était pas une blague... Pour le poisson d'Avril.. Smile

Mais on est le 2 avril, et c'est vrai... Smile

http://www.cumhuriyet.com.tr/foto/foto_galeri/56317/1/Trafodan_boyle_dondu.html

Ce ministre qui ressemble plus à un ministre iranien a dit vrai, plusieurs chats d'Angora sont revenus électrifiés des centraux électriques.



Il ou (ils) prend (prennent) leur 44% pour des gogos!! C'est tout.
Dom
MessagePosté le: 01 Avr 2014 22:17    Sujet du message:

Un chat qui provoque une coupure de courant à l'heure du dépouillement, ça sent l'arnaque Exclamation Idea


Citation:
Dans ce climat, le ministre de l'Energie a été contraint mardi de rejeter les suspicions nées des multiples coupures de courant observées dans plusieurs villes du pays dimanche soir à l'heure du dépouillement.

"Ceux qui ont perdu ne doivent pas se servir des pannes d'électricité pour excuser leur défaite", a réagi Taner Yildiz, qui a expliqué que celle constatée dans certains quartiers d'Ankara avait été provoquée par un chat qui avait pénétré dans un transformateur."
SelimIII
MessagePosté le: 31 Mar 2014 15:51    Sujet du message:

Une grande partie de la population turque (au moins 43 %) -s'il n'y a pas de trucage- a voté pour RTE sans prendre en compte le mensonge, la calomnie, les pots de vin, la corruption, la division...

La question est là : Pourquoi?


Et pourtant ce sont des gens qui se réclament de l'islam. Alors, pour eux l'islam se résume-t-il à se couvrir la tête des femmes et de ne pas manger du porc et de ne pas boire de l'alcool?! Pourtant le mensonge et la corruption sont "haram"!

Oui, je partage cette idée, il n'est pas possible de gouverner un pays face à la résistance de la moitié de la population. Alors les jours à venir pour la Turquie font peur...

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